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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 2

  • CHARLEROI- Exposition: "Fire Excavation" au Centre d'Action Laïque.

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    Anatole Mélot. Photo: J.C.Hérin 

    L'oeuvre d'Anatole Mélot révèle des paysages façonnés par l'industrie carolo. A voir au Centre d'Action Laïque jusqu'au 20 février. 

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    Le public lors du vernissage. photo: J.C.Hérin 

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    Dans la salle des Essarts sont projetés, en continu, deux films d'Anatole Mélot (durée : 25 minutes). Le premier, intitulé : « Coal Mining », donne à voir des gaz et des fumerolles s'échapper d'un terril en autocombustion. Dans le second, intitulé « Groundmass », c'est l'acier en fusion à 1600° à Industeel (Marchienne-au-Pont) qui est montré sur grand écran.

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    Pour mener son travail, l'artiste s'est muni d'un casque et d'une combinaison. « Je sentais des gouttes de sueur couler sur mon dos. J'ai aussi lancé un drone qui s'est crashé à deux reprises» souligne-t-il.

    Anatole Mélot est un jeune artiste formé à l'Ecole Nationale supérieure des arts visuels de la Cambre, où il a obtenu un master en photographie. Le vernissage coïncidait avec les bons voeux du Centre d'Action Laïque.

    « Cette exposition parle de feu, de matière brûlée, de paysages excavés, de traces laissées par le travail, par le temps, par les choix politiques et économiques » soulignait Kevin Saladé, président de la Maison de la Laïcité de Charleroi.« Notre Ville a été façonnée par le feu. Ce feu a laissé des cicatrices. Des friches. Des vies abîmées. Mais il a aussi forgé une conscience sociale, une capacité à ne pas accepter l'inacceptable, à ne pas considérer l'injustice comme une fatalité. » L'exposition: «  Fire excavation » est à voir en semaine jusqu'au 20 février 26  au CAL, rue de France, 31 à Charleroi. Entrée libre. cal-charleroi.be. Infos: 071/53 91 72.

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    Anatole Mélot et Kevin Saladé- photo J.C.Hérin 

  • CHARLEROI- La tendance pour le mariage: le bohême chic !

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    Les costumes de mariés de Carlo &Fils 

    Les tourtereaux peuvent trouver leur bonheur lors du 5ème Salon du Mariage. L'événement se poursuit, ce dimanche 11 janvier, au Grand Palais, de 11h à 18h.

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    Des costumes en « bleu roi », « verre-eau », ou encore « terracota » (rouge chaud et intense)... avec gilet réversible à doubles boutons : voilà la tendance pour les costumes masculins, présentés ce week-end par Carlo &Fils (City Nord à Gosselies). « Cette gamme « Paul et John » (du prénom de deux Beatles), plutôt Bohême Chic, rencontre beaucoup de succès avec des couleurs très variées" souligne Eric Simonofski, administrateur délégué de la boutique.

    Samedi, en début d'après-midi, Pierre Dahdah, l'organisateur, dressait un premier bilan quant à la fréquentation. « Nous attendons environ 500 couples sur le week-end. A cause des conditions hivernales difficiles, certains ont reporté leur rendez-vous d'un jour". Ce dimanche encore, 65 exposants sont présents dans les allées du Grand Palais (entrée rue de l'Ancre). 

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    La Wistitibox 

    Aucun creux pour une fête réussie 

    Les défilés sur podium permettent au public de voir les nouvelles collections. Certains métiers ont fait leur apparition, comme par exemple « officiante de cérémonie ». 

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    Une consultante de mariage 

    « Mon rôle est de bien échanger avec les couples et de voir, avec eux, exactement ce qu'ils veulent. Il ne se passe pas toujours grand chose entre la cérémonie officelle à l'hôtel de Ville et la réception" fait remarquer Ludwnina de Mysa Events. " J'essaie de combler ce creux, car tous les mariés ne vont pas à l'église. Il ne doit y avoir aucun temps fort pour une fête réussie ». Parmi les nombreux stands, citons la décoration florale, les faire-part, les photos, les limousines, la location de matériel, la coiffure, les cadeaux personnalisés, les caravanes vintage ou encore La « Wistitibox », un photomaton... qui fait sourire !

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    De bons conseils - photo J.C.Hérin 

    « Rien ne s'improvise lors d'un mariage. Tout doit être parfait pour un jour qui est et restera unique » poursuit Pierre Dahdah.

    photos: J.C.Hérin 

     
  • PATRIMOINE: Le Château d'Acoz, "temple de l'Art Oriental"

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    L'échevin de la Culture Julien Herman et Tommy Cammaert, propriétaire- photo: J.C.Hérin 

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    En 2001,Tony Cammaert, antiquaire/restaurateur spécialisé dans l'art japonais, rachetait le château d'Acoz. Guidé par les philosophies orientales, l'Anversois entend y poursuivre des activités de recherche spirituelle. Chaque année, la propriété reçoit les marcheurs de la Saint Roch & Saint Frégo ainsi que des compagnies des Flaches, de Joncret et d'Acoz de la Sainte-Rolende.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Avec ses 800 m2 de bâtisse et 49 pièces, ses murs de pierre bleue, sa tour, sa cour intérieure entourée de douves, ses étangs et ses bois, le château d'Acoz est, à lui seul, un véritable joyau dans l'entité de Gerpinnes.

    Ce qui frappe aussi le regard, ce sont ces pierres plantées dans la pelouse, alignées régulièrement comme si on se trouvait  sur un site mégalithique.

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    Des pierres dressées vers le ciel. 

    Eh oui, pour Tony Cammaert, le propriétaire, le château est habité par une énergie hautement positive. Cette dimension spirituelle est présente un peu partout dans l'édifice, à travers des paravents et des bols japonais, des estampes, la statue d'un moine birman du 17ème siècle, un Bouddha du 18ème siècle,... 

    Toutes ces pièces, rigoureusement authentiques, ont été collectionnées au fil du temps. Depuis l'enfance, Tony Cammaert, né à Anvers en 1951, baigne dans la spiritualité orientale, gâce à sa famille et des rencontres avec de grands maîtres.

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    Il a flashé devant une photocopie !

    Très tôt, Tony Cammaert devient le 2ème collectionneur d'antiquités japonaises de Belgique. Il parcourt le monde dans des foires à Paris, Maastricht, Miami, Los Angeles,…

    Sa galerie, Kyoto, est installée depuis 1973 à la place du Sablon à Bruxelles, jusqu'à ce qu'un couturier indien convoite son espace commercial. La proposition est très alléchante, et Tony envisage un déménagement.

    En voyant une photocopie en noir et blanc du Château d’Acoz, l’antiquaire a un véritable flash ! L’aspect monastique, la sobriété des lieux, la puissance qui en émanait,… l’ont tout de suite conquis. Ce château, c’était pour lui !

    Depuis qu’il a acheté la propriété aux Pirmez, en 2001,Tony Cammaert a effectué de nombreux travaux. Il a coulé un béton sur une surface de l’aile gauche, enlevé des plafonds du 18ème-19ème siècle pour retrouver des plafonds antérieurs, créer des chemins praticables dans les jardins,…

    «Chaque centimètre carré a été restauré » a-t-il coutume de dire. Aujourd'hui, Tony Cammaert possède encore 2 magasins d'antiquités à la rue Van Moer. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    La reine Mathilde est une « d’Udekem d’Acoz »

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    La Reine Mathilde lors de sa récente venue au Bois du Cazier. 

    Dès le 18e siècle, le Château d’Acoz a appartenu aux ancêtres de Mathilde, notamment à son arrière-arrière-arrière grand-père. Et si la reine belge, fille de Patrick d'Udekem d'Acoz (décédé en 2008) n’y a pas vécu, il lui arrive de revenir sur les traces de son passé. En 2003, la princesse, à l'époque, assistait au 900ème anniversaire de la reconnaissance de Sainte Rolende, lors d’un son et lumière somptueux.

    C’est en 1886 que le nom « d’Acoz » a été ajouté au nom d’Udekem, une ancienne famille noble du Brabant connue depuis le 12ème siècle.

    En 1759, Jean-Michel, vicomte de Quiévrain, léguait son bien à la famille d’Udekem. En 1860, Gérard (1785-1866), fils de Jacques d'Udekem, revendait le château et les terres à Irénée, veuve de Benjamin Pirmez, mère de l'écrivain romantique Octave (1832-1883).

    Si on remonte plus loin dans le temps, la terre d’Acoz était déjà mentionnée dès le 12ème siècle comme dépendance de l’abbaye de Floreffe, dans le comté de Namur. Le château a été occupé d'abord par les familles de Marotte en 1543. Jean a été un instigateur de certains travaux de réfection ou d’embellissement, comme ceux du pont-levis.

    Le château d’Acoz, cher au coeur de Julien Herman.

    L'échevin du folklore de Gerpinnes, Julien Herman, est très attaché au château d'Acoz, ainsi que sa famille, au moins depuis 4 ou 5 générations.

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    A droite, Julien Herman.

    « Déjà à l’âge de 10 mois, en costume de tambour-major, je passais le porche avec mon papa et je faisais le tour de la propriété dans les bras de ma soeur » se souvient-il. Lors de l’édition 2025, Julien a dû prendre une décision : ne plus faire passer les marcheurs et le public par la Cour d’Honneur, mais directement par les jardins. «

    C’est un peu une tradition qui se perd, mais nous ne pouvions pas faire autrement face à l’augmentation des marcheurs : à la Sainte Rolende, nous sommes presqu’à 4000 marcheurs aujourd’hui ! » fait-il remarquer.

    Autour des bols et des gongs.

    Il y a quelques années, le château, bien que privé, ouvrait ses portes, lors des Journées du Patrimoine ou d'événements comme Dragonia, le salon du Vin et du Fromage,... A l'avenir, Tony Cammaert pense ouvrir le domaine surtout pour des activités ou des sessions spirituelles. Il a d'ailleurs baptisé le château: " L'Inter Galactic Spiritual Center".

    Dès le mois de mars 2026, il lancera: "Les dimanches autour des bols tibétains" dans une aile du château. Dommage toutefois que certaines pièces ou salles exceptionnelles ne soient pas vues par le grand public.  Pour tout contact: Tony Cammaert: 0475/448356. tonycammaert@igsc.be - www.igsc.be 

    J.C.HERIN

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    La salle des gongs.