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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 4

  • ROMAN: Sortie de "Canabo" par l'auteur gerpinnois Michel Robert.

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    Entre fiction et réalité historique, l'écrivain Michel Robert relate le parcours et l'issue tragique de « Canabo », jeune combattant gerpinnois durant la guerre 14-18.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    L'affaire avait fait grand bruit à l'époque. Caserné à Gand après l’Armistice, Ernest Jacques, dit « Canabo », un soldat qui a fait 4 ans sur l'Yser, décroche une permission d’une journée. Le poilu découvre alors l’ignoble trahison : sa femme Lucienne a un amant. Fou de rage, Ernest a interdit à son épouse de revoir Eugène. Revenu au village, lors d'une deuxième permission, le jeune héros de guerre tombe alors dans un traquenard : il est frappé à mort par l'amant de sa femme et par un complice, et puis enterré vivant. Eugène et son comparse seront incarcérés à perpétuité. Lucienne purgera douze années de travaux forcés. Quant au malheureux Ernest Jacques, son nom sera inscrit sur le monument aux morts. 

    « Cette sombre histoire, qui s'est passée réellement en 1919, est encore inscrite dans la mémoire collective à Gerpinnes. Mais on ne connait pas tout de ce fait divers : c'est là que le romancier entre en scène » souligne l'écrivain gerpinnois Michel Robert.

    Des villages de l'Yser au Portugal. 

    « J'ai imaginé qu'un siècle plus tard, Simon, descendant de Canabo, décide de raconter l'histoire de son aieül dans un roman. Le jeune écrivain, qui cherche un succès littéraire, ne s'attendait pas, en plongeant dans son passé, que son présent devienne, lui aussi bouleversant » poursuit l'auteur.

    Michel Robert a transformé Gerpinnes en « Rolendine » (référence au Tour Sainte-Rolende) pour donner un caractère plus romanesque à son livre. C'était déjà le cas dans son récit autobiographique précédent : « Cabu (surnom de l'auteur), sobriquet de Rolendine ».

    Dans "Canabo", le lecteur voyagera à Ganzepoot, à proximité de Nieuwpoort, à Mannekensvere, village de l'Yser presque entièrement détruit avant d'être reconstruit dans les années 20, au Portugal, dans des cabarets où l'on chante le fado. Le roman, très documenté, est bien ancré aussi dans la région: " A Charleroi Nord, une vendeuse de poulet avait composé une chanson sur l'odieux crime " fait remarquer Michel Robert. " Canabo" de Michel Robert. 287 pages. 20 euros. Most Editions. www.mosteditions.com 

  • JUMET- Histoire locale- Quel avenir pour la maison communale de Jumet ?

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    Un bâtiment aujourd'hui délabré. Photo: J.C.Hérin 

    Aujourd'hui désaffecté, l'hôtel de ville de Jumet est le plus ancien de l'entité de Charleroi, puisqu'il date d'avant 1830. Mais, tout comme celui de Lodelinsart ou encore de Mont-sur-Marchienne, son avenir est en sursis, puisque la Ville a décidé de le vendre.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    La vue est triste, même si les amateurs d'Urbex y trouvent leur bonheur... De nos jours, les murs de l'ancien hôtel de ville de Jumet, devenu maison communale après la fusion des communes, sont envahis par la végétation. Partout, la peinture de la façade se craquèle. Ah ! Il est bien loin le temps où le bâtiment était une « boussole » pour tous les Jumétois, reflet de la vie politique, associative et sociale de la localité.

    Construit entre 1825 et 1827, sur les plans de l'architecte Jean Kuypers - et donc même avant l'indépendance de la Belgique! - l'édifice a pourtant tout pour séduire. La partie la plus intéressante est la salle du Conseil, située au premier étage. Celle-ci, de même que le couloir qui y mène, reflète discrètement l'opulence passée de la commune de Jumet : décors en stuc, dorures, boiseries finement sculptées et décorées lui confèrent un cachet unique dans notre région. On y trouve les oeuvres de Léon Arrotin (Jumet) : « Le mineur », « le métallurgiste » et « Le souffleur de verre ».

    Les hommes que l'artiste jumétois (1912-1978) met en scène sont des ouvriers et leur visage reflète l'âpreté du labeur. D'autre part, dans la salle des Mariages, trône un très beau portrait du bourgmestre Ledoux, peint par Léon Herbo.

    Pas de musée du Folklore 

    Pour l'anecdote, signalons qu'en 1952, le Conseil communal avait envisagé la construction d'un nouvel hôtel de ville, situé en bordure de la Chaussée de Bruxelles.

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    Cet hôtel de ville ne verra jamais le jour. 

    Le projet avait été confié à l'architecte moderniste Victor Bourgeois (1897-1962), originaire de Charleroi, qui en élabora une maquette. « La nouvelle construction aurait été précédée d'une esplanade destinée à l'évolution des sociétés folkloriques, preuve s'il en est de sa forte relation avec le Tour de la Madeleine. Malheureusement, ce projet, qui aurait montré toute la vitalité du folklore dans la région, ne s'est jamais concrétisé » déplore Pierre Arcq, historien local et ancien membre des Amis de la Madeleine.

    Deux restaurations importantes de l'édifice ont eu lieu en 1899 et en 1995. Depuis lors, peu de travaux y ont été effectués.

    Une forte mobilisation en 2014 aurait pourtant pu aboutir à un classement du bâtiment, mais recalé en 2015 à cause des restrictions budgétaires.

    Des conditions de vente pas encore établies. 

    A cause de charges trop élevées, - les dernières estimations atteignaient un montant de 1,5 million d'euros-, c'est la mort dans l'âme que Mahmut Dogru annonçait, en janvier 2026, que Charleroi n'avait pas (ou plus) les moyens de sauver l'hôtel de ville du quartier du Chef Lieu.

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    « La Ville souhaite vendre le bien" déclarait l'échevin du Bâtiment à Charleroi, " Les conditions de la vente ne sont pas encore définies: elles seront établies par la régie communale Agence de Rénovation et de Revitalisation Immobilière et Sociale (ARRIS). Mais le prix n'est pas encore totalement fixé à l'heure actuelle. D’autres anciennes maisons communales subiront le même sort ". Quelques questions restent toutefois en suspens. « Si la Ville décide de vendre l'édifice, pourrait-elle inclure certaines dispositions de conservation dans les actes de vente, comme la protection des valeurs et des éléments architecturaux historiques comme les boiseries? » se demande Pierre Arcq. 

    Lieu de vie pour la Madeleine. 

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    Pierre Arcq se rendait régulièrement à l'hôtel de ville de Jumet. 

    "Quand j'étais plus jeune, je me rendais régulièrement à l'hôtel de ville de Jumet avec mon père Robert (poète wallon et écrivain), afin d'y consulter les archives de la vie locale, dans le grenier ou dans un local au sous-sol " fait remarquer Pierre Arcq. "Beaucoup d'événements avaient trait à la Madeleine". 

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    Toutes les sociétés qui composaient le Tour y ont été reçues un jour ou l'autre, que ce soit pour un anniversaire, un nouveau drapeau, l'accession au titre de Société Royale, une remise de médailles, des anniversaires de sociétés,... On y venait aussi pour des noces d'or, des jubilés, des mariages,... Bref, le coeur de la vie jumétoise battait dans cet hôtel de ville. 

    J.C.HERIN

  • MARCINELLE- Musée du Verre- Bois du Cazier

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    L'artiste verrière allemande Karola Dischinger explore particulièrement la symbolique du chiffre 7. A voir jusqu'au 1er novembre au Musée du Verre (Bois du Cazier).

    JEAN -CLAUDE HERIN

    Dans ses créations en verre, Karola Dischinger façonne des objets qui ne sont pas seulement beaux à regarder. Chacun d'eux parle du monde qui nous entoure : du corps, des émotions, des croyances entre histoires du passé et légendes, de la nature et des énergies qui sont en nous et autour de nous.

    Active depuis plus de 25 ans, Karola Dischinger développe une pratique mêlant sculpture et installation, mobilisant diférentes techniques telles que le verre coulé, la pâte de verre ou encore le travail au four. Ses œuvres interrogent sur ce qui fonde notre universalité, autour du chiffre 7, lequel traverse de très nombreuses civilisations, croyances et traditions.

    « On retrouve ce chiffre aussi bien dans les textes religieux que dans les mythologies, les sciences, les rythmes du temps ou encore dans notre imaginaire collectif. Associé tour à tour à l’équilibre, au cycle, à la connaissance ou à la spiritualité, il constitue depuis des siècles un symbole profondément universel » fait remarquer l'artiste. À travers cette thématique, Karola Dischinger invite le spectateur à réfléchir à ce qui, malgré nos différences culturelles ou sociales, continue à relier les êtres humains entre eux, et à la manière dont nos sens façonnent notre regard sur la réalité. À découvrir dans l’exposition « The Mystical Seven » jusqu'au 1er novembre 26, sur le site du Bois du Cazier. Un carnet pour enfants accompagne l'exposition. Pour tous contacts: 0496/599214. www.charleroi-museum.be 

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    Autour du chiffre symbolique 7. Photos: J.C.Hérin