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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 3

  • CHARLEROI- Times Square au Marignan jusqu'au 22 février.

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    Cette pièce très sensible, écrite par Clément Koch, offre au spectateur une leçon de théâtre et de vie. A voir jusqu'au 22 février.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Habitant Times Square, le cœur théâtral et battant de Manhattan, Matt Donovan passe son temps à vider ses bouteilles de Whisky, distribuant ses conseils à de rares élèves. Ici, Tyler, un jeune homme qui a du mal à prononcer une phrase, et Sara, une jeune fille qui doit auditionner pour le rôle de Juliette dans le drame de Shakespeare. La distribution est 4 étoiles.

    En ex-vedette de la scène New-yorkaise, Jean-Charles Gosseries « porte » toute la pièce, dans un phrasé qui n'est pas sans rappeler celui de Fabrice Luchini. Les jeunes Hélène Cattelain et Michaël Peigneux, issus d'Arts2, école de théâtre professionnelle de Mons, font leur entrée brillamment au Théâtre Marignan. Olivier Nivarlet en Bobby, qui veut aider son frère Matt à sortir d'une situation difficile, est aussi convaincant.

    La mise en scène est de Isabelle Byloos. « Tout comme « La dégustation » sur laquelle j'avais déjà travaillé l'an passé, «Times Square » est une pièce toute en nuances et en subtilités, qui invite le public à s'interroger sur la façon dont le théâtre traite le thème du maître et de l’élève" signale cette ancienne comédienne au Vaudeville. "J'ai particulièrement demandé aux acteurs de ne jamais surjouer et d'être particulièrement à l'écoute les uns des autres. Des surprises sont aussi à découvrir au niveau des décors, surtout pour signifier qu'on est en pleine répétition. Du théatre dans le théâtre, en quelque sorte ».

    A voir jusqu'au 22/02/2026. Infos et réservations: Pour tous contacts: 0495/10 20 14. billetteriemarignan@gmail.com. Prix plein : 22.00 € 

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    Un huis clos au Marignan. 

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  • CHARLEROI: 9ème Festival Bulles en tête, le 7 février.

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    La 9ème édition du festival BD « Bulles en tête » prendra ses quartiers le 7 février aux Aumôniers du Travail. L'occasion de découvrir des pépites en exclusivité comme le dernier album du Docteur Poche.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Une poupée sans nom, une enfant disparue, un chat bleu, un bal enchanté... Voici quelques ingrédients du récit inédit du Docteur Poche : « Les jardins d'Alice », personnage volant dans les airs avec son grand chapeau et son manteau rouges, apparu dans le journal Spirou, en 1976.

    « Marc Wasterlain signe ici un récit inédit empreint de la poésie, de l’humour tendre et du regard bienveillant sur le monde qui ont fait la renommée du personnage. Passé maître dans l’art de créer une œuvre à la fois enfantine et savante, l’auteur déploie, derrière les fantaisies graphiques, un récit qui dialogue avec Darwin, Lewis Carroll, Proust et la psychanalyse » signale Sophie Dumont, attachée de communication aux éditions Anspach.

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    Précisons que Marc Wasterlain a retravaillé son trait pour plus de lisibilité, tout en conservant ses aplats colorés et son dynamisme visuel caractéristique. Retrouver les personnages qui ont marqué toute une génération de lecteurs est un plaisir intact, et un véritable bonheur de lecture.

    Diversité de styles et d'univers. 

    Organisé par le Collège des Aumôniers du Travail de Charleroi, le festival proposera une nouvelle fois une journée entièrement dédiée au neuvième art, en accès gratuit de 10h à 18h. Chaque année, cet événement accueille des auteurs, dessinateurs et coloristes venus de plusieurs pays d’Europe, offrant au public une diversité de styles, d’univers et de sensibilités artistiques particulièrement appréciée. Près de 40 dessinateurs sont confirmés, dont Adam, Brada,  Simone Buonfantino, Thierry Coppée, Paolo Deplano, Baudouin Deville,  Ingrid Devuyst, Philippe Foerster, Philippe Glogowski,...

    L’engouement est tel que certains visiteurs n’hésitent pas à faire la file dès 5 h du matin afin d'être les premiers à obtenir une dédicace. 

    La bourse aux bandes dessinées, autre temps fort de la journée, attire également un public nombreux. « Collectionneurs, amateurs, curieux et familles viennent y « passer le nez » à la recherche d’éditions rares, de bandes dessinées d'occasion ou simplement pour le plaisir de feuilleter » signale Lorie Forti, attachée de communication.

    Info de dernière minute: Hermann et Yves H. ne seront malheureusement pas présents.

    Le festival se tient au 185, Grand Rue à Charleroi. 

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    Le costume du Docteur Poche. photo: J.C.Hérin 

  • MONTIGNIES-SUR-SAMBRE: Expo de Lucien Stoppele au Cercle Saint-Charles: " Nos hauts-fourneaux étaient des cathédrales"

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    Lucien Stoppele. photo: Didier Albin.

    A travers ses toiles, Lucien Stoppele exprime une volonté : rendre hommage à celles et ceux qui ont fait le Pays Noir. Jusqu'au 4 février. 

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    Hospitalisé encore il y a peu, Lucien Stoppele (87 ans), artiste peintre, sidérurgiste, petit-fils et fils d’immigré italien et surtout Carolo jusqu’au bout des ongles, a pu heureusement être présent au vernissage de l'exposition: "Les derniers feux" (sans doute la dernière), qui lui est consacrée.

    Ses toiles sont impressionnantes par leur taille. La plus grande exposée mesure trois mètres sur deux, dans la grande salle du Cercle Saint-Charles, non loin de son domicile.

    Son œuvre est, certes, empreinte de nostalgie, mais elle consigne toutes ces images disparues de fumées d'usines, de ponts, de rails, de coulées continues, de machines gigantesques,... Elle rend compte aussi du travail dur et dangereux du sidérurgiste, de la pénibilité du travail, et aussi de la solidarité entre travailleurs.

    La Sambre à ses pieds. 

    Lucien a commencé à travailler à l'âge de 15 ans comme lamineur. " Jamais, je n’aurais cru que, plus tard, toutes ces splendeurs et toutes ces émotions nourriraient ma peinture" confie-t-il.

    Aujourd'hui retraité, l’homme demeure fasciné, marqué par les visions dantesques qu’offrait une industrie alors florissante : "Je l’ai connue quand elle flamboyait. Nos hauts-fourneaux étaient nos cathédrales. J’ai vu la Sambre à mes pieds, une rivière où circulaient des milliers de chalands" poursuit-il.

    Stimulé par son épouse à suivre des cours à l'académie, l'artiste a commencé à peindre des usines familières de Hainaut Sambre, puis il n'a plus arrêté. Lucien Stoppele conserve une bonne centaine de ses toiles à son domicile. Deux sont exposées au musée des Beaux-Arts.

    "Les derniers feux" est à voir jusqu'au 4 février les mercredis après 17h ou sur rendez-vous au Cercle Saint-Charles, rue de la Légende dorée, à Montignies-sur-Sambre. Infos: 0494/98 26 43. Un partenariat du CAL Charleroi, Le Prétexte asbl et le Cercle Saint-Charles.