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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 3

  • MONTIGNIES-SUR-SAMBRE: Expo de Lucien Stoppele au Cercle Saint-Charles: " Nos hauts-fourneaux étaient des cathédrales"

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    Lucien Stoppele. photo: Didier Albin.

    A travers ses toiles, Lucien Stoppele exprime une volonté : rendre hommage à celles et ceux qui ont fait le Pays Noir. Jusqu'au 4 février. 

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    Hospitalisé encore il y a peu, Lucien Stoppele (87 ans), artiste peintre, sidérurgiste, petit-fils et fils d’immigré italien et surtout Carolo jusqu’au bout des ongles, a pu heureusement être présent au vernissage de l'exposition: "Les derniers feux" (sans doute la dernière), qui lui est consacrée.

    Ses toiles sont impressionnantes par leur taille. La plus grande exposée mesure trois mètres sur deux, dans la grande salle du Cercle Saint-Charles, non loin de son domicile.

    Son œuvre est, certes, empreinte de nostalgie, mais elle consigne toutes ces images disparues de fumées d'usines, de ponts, de rails, de coulées continues, de machines gigantesques,... Elle rend compte aussi du travail dur et dangereux du sidérurgiste, de la pénibilité du travail, et aussi de la solidarité entre travailleurs.

    La Sambre à ses pieds. 

    Lucien a commencé à travailler à l'âge de 15 ans comme lamineur. " Jamais, je n’aurais cru que, plus tard, toutes ces splendeurs et toutes ces émotions nourriraient ma peinture" confie-t-il.

    Aujourd'hui retraité, l’homme demeure fasciné, marqué par les visions dantesques qu’offrait une industrie alors florissante : "Je l’ai connue quand elle flamboyait. Nos hauts-fourneaux étaient nos cathédrales. J’ai vu la Sambre à mes pieds, une rivière où circulaient des milliers de chalands" poursuit-il.

    Stimulé par son épouse à suivre des cours à l'académie, l'artiste a commencé à peindre des usines familières de Hainaut Sambre, puis il n'a plus arrêté. Lucien Stoppele conserve une bonne centaine de ses toiles à son domicile. Deux sont exposées au musée des Beaux-Arts.

    "Les derniers feux" est à voir jusqu'au 4 février les mercredis après 17h ou sur rendez-vous au Cercle Saint-Charles, rue de la Légende dorée, à Montignies-sur-Sambre. Infos: 0494/98 26 43. Un partenariat du CAL Charleroi, Le Prétexte asbl et le Cercle Saint-Charles.

  • HAM-SUR-HEURE: La Samaritaine au salon des Métiers.

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    Manon Lasseel montre ses réalisations. photo: J.C.Hérin 

    Au côté d'autres institutions, cette école secondaire se faisait connaître auprès du grand public. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Implantée à Montignies-sur-Sambre, la Samaritaine propose des cursus de l'enseignement technique de transition, de l'enseignement technique de qualification et de l'enseignement professionnel dans les domaines des services aux personnes et des sciences appliquées.

    Lors du salon, Manon Lasseel (16 ans), étudiante en 4ème année d'agent(e)d'éducation, présentait ses réalisations: une boîte de jeux "Talent in family" ainsi qu'une maquette d'un centre éducatif. Ce qu'elle aimerait faire plus tard ? Travailler dans un institut qui s'occupe d'enfants placés par le juge. Actuellement, sa formation lui permet d'accompagner des enfants, adolescent(e)s, personnes handicapées, âgées ou adultes en difficulté. " Cette section accueille 150 élèves. Les cours se veulent à la fois généraux et spécifiques, notamment en abordant les aspects scientifiques, relationnels et sociaux." soulignait Aylin Cetintas, professeur.

    Nouveau cette année: l'ouverture d'une cinquième année en sciences sociales et éducatives.

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    D'autres élèves de la Samaritaine. 

    Organisé par le Plan de cohésion sociale, le service Mobilité, et le Service "Commerces" de l’Administration communale de Ham-sur-Heure/Nalinnes, ce 2ème salon des Métiers s’ouvrait aux publics concernés par la recherche d’emploi, de formation ou de reconversion, sans oublier les étudiants de secondaire en réflexion sur les études supérieures. « L’événement est encore tout jeune, mais il a réussi à évoluer par rapport à son édition originale en donnant à son nom une dimension « orientation » faisait remarquer Axelle Peppe, attachée de communication.

  • CHARLEROI: Trois corbeaux a L'Eden seront jugés le Mardi Gras

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    Jérémie Denis, créateur des trois corbeaux. Photo: J.C.Hérin 

    Depuis vendredi soir, l'Eden est en effervescence pour préparer le Carnaval. 15 artistes sont déjà à pied d'oeuvre dans la Grande Fabrique. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Cette année, le Corbeau, qui brûlera le jour du Mardi Gras sur la place Vauban, n'aura plus un seul corps à trois têtes, mais il se multipliera par trois ! Lors de l'inauguration à l'Eden, le plasticien carolo Jérémie Denis dévoilait le plan de son travail : « Les corbeaux mesureront 5,50 mètres de haut sur une base de 2,50 mètres. Toute la structure sera réalisée en bois à partir de récupération de vieux planchers. Les ailes s'élèveront dès l'allumage. Ma principale source d'inspiration ? Le Cheval de Troie ! » notait-il. « Les Corbeaux seront bien trois, l'un pour représenter le bien, le deuxième, le mal et le troisième sera neutre, pour apporter des nuances entre les deux » enchaînait Fabrice Laurent, directeur. « Il y a quelques jours, l'Eden était encore dans sa configuration actuelle de salle de spectacle. Depuis peu de temps, les gradins ont été déplacés pour laisser place à la Grande Fabrique. Dorénavant, le public et les artistes sont mélangés pendant plus de trois semaines ».

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    Gilles du Pays Noir et Wallomobile 

    Dès l'ouverture de la Grande Fabrique, les artistes ne perdaient pas de temps pour travailler à leurs créations. « La tradition est de confectionner des masques et de les distribuer » souligne Camille Dufour. « Cette année, j'ai gravé des tampons et je les ai encrés sur un tissu. Les motifs représentent des animaux disparus ou en voie de disparition ».

    L'ambiance était déjà carnavalesque. Ramons à la main, les Gilles du Pays Noir ont lancé quelques pas danse. Très colorée, la joyeuse bande de la Wallomobile a entonné quelques chansons en wallon, et a récolté les premières Idées Noires dans des filets. Les échevins Maxime Felon, Julie Patte, Alicia Monard ainsi que le bourgmestre Thomas Dermine étaient aussi de la partie. " Le Carnaval est une grande fête populaire bien ancrée à Charleroi, qui allie folklore et culture" signalait ce dernier. 

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    La Wallomobile 

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    Maxime Felon et un petit gille du Pays Noir.

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    La récolte des idées noires a commencé