Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 9

  • CHARLEROI- Expo. Nora Fistole: " J'aime travailler le regard".

    norafistole3.jpg

    Portrait de sa grand-mère algérienne. 

    Artiste peintre autodidacte de Montignies-sur-Sambre, Nora Fistole expose une quinzaine de portraits de célébrités et d'anonymes. A voir jusqu'au 7 juin. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Employée administrative dans la vie, Nora Dakiche, alias Nora Fistole, a appris, il y a 10 ans, qu'elle avait contracté la maladie de Parkinson. Depuis lors, cette habitante de Montignies-sur-Sambre peint, de la main droite, des portraits célèbres comme Johnny Hallyday, Stromae, Che Guevara, Nelson Mandela,...ou encore celui de "Yaya", sa grand-mère paternelle en Algérie, à laquelle elle est tant attachée. " J'aime particulièrement travailler le regard qui révèle caractère de la personne. Quand je peins, j'oublie que je suis malade. Ca calme mes tremblements. C'est ce qu'on peut appeler de l'Art-Thérapie ou un exutoire thérapeutique" signale-t-elle.

    Sans se limiter à un style précis, Nora réalise ses toiles à l'acrylique, en mélangeant diverses substances: sciures de bois, marc de café, sable,... et même parfois de la farine. Elle écrit actuellement un ouvrage où elle raconte comment elle vit sa maladie. " Comme un visiteur inconnu, Parkinson est venu sans prévenir, bouleversant mes projets, mon quotidien, et ma façon de voir le monde. Je pensais que Parkinson allait m'enlever du temps, mais au contraire, il m'a aidée à redécouvrir chaque instant avec plus d'attention et de valeur" poursuit l'artiste belgo-algérienne. 

    L'exposition, organisée par l"ASBL 6000 Arts, a lieu à la Galerie d'Art "La Table du Comédie" (1er étage), située Rue du Grand Central 35 à Charleroi. Contact: nonadak13@gmail.com- 0498/819525. 

    norafistole2.jpg

    norafistole1.jpg

  • GOUY-LEZ-PIETON: Une bière au goût carotte-orange sanguine !

    zythologist4.jpg

    Santé avec Dominique Demanet, habitant de Courcelles, et fidèle de la micro-brasserie, 

    Samedi dernier, l'entreprise locale « Zytholigst » fêtait son 5ème anniversaire, lors d'une garden-party.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Une nouvelle fois, la microbrasserie artisanale gouytoise vient de repousser les frontières de la créativité brassicole…en faisant déguster une bière au goût carotte-orange sanguine. Et on annonce bientôt une bière poulet-frites-compote! Le soleil étant de la partie, le public était très nombreux.

    Parmi les fins connaisseurs, on reconnaissait Massimo Maïeroni du « Chien Vert », Avenue des Alliés à Charleroi, car une nouvelle bière, issue d’une collaboration, verra le jour cet été.

    zythologist1.jpg

    Nicolas et Bruno, co-fondateurs.

    « Avec la fermeture de La Manufacture Urbaine et celle toute récente du Val de Sambre, l'ambiance est assez morose. Il nous faut donc nous démarquer en proposant des goûts originaux, et en fidélisant notre clientèle » signalait Nicolas Puccini et Bruno Guiot, fondateurs de Zythologist.

    zythologist6.jpg

    La bière au goût orange sanguine- carotte

    zythologist5.jpg

    Le bar est pris d'assaut !

    Créée en 2021, cette micro-brasserie incarne pleinement le savoir-faire brassicole belge, en se voulant à la fois un espace de production et un lieu convivial de dégustation. La carte des bières y est riche et diversifiée. Une dizaine de créations carolos, dont certaines s’exportent aussi en Roumanie, en Italie ou encore en Croatie, peuvent être savourées sur place : des IPA aux notes tropicales, des éditions limitées ou encore des collaborations internationales. De quoi satisfaire tous les palais.

    zythologist2.jpg

    zythologist7.jpg

    A noter que la brasserie accueille sa clientèle, chaque 1er dimanche du mois, de 10h à 14h, en présentant les nouveautés. 

    photos: J.C.Hérin 

    zythologist3.jpg

    La bière est produite dans ces cuves. photos: J.C.Hérin 

  • LIVRE: "Lumière noire", face sombre de "Retour à Anvie" de Pascal Lorent

    pascalorent.jpg

    Journaliste spécialisé dans les matières sociales au quotidien Le Soir, Pascal Lorent , qui est aussi auteur carolo, présentait et dédicaçait son deuxième polar: « La lumière noire » au Centre Culturel de Presles. Rencontre.

    JEAN-CLAUDE HERIN
    - En quelques mots, le pitch ?
    P.L. Pascal Lorent : la Ville de Maubeuge est marquée par des crimes aussi horribles qu’inexpliqués. Convaincu que c’est le même tueur qui en est l'auteur, le capitaine Carlo Genaro essaie d’associer les différents morceaux du puzzle, et finit par recevoir l’appui de l’Office Central des Crimes de Sang et de son enquêteur Hugues Ballinger, un homme solitaire et austère.

    - Pourquoi ce titre ?
    P.L. " La lumière noire" implique de plonger dans la part la plus sombre de son être, qui l'amène à commettre parfois des actes odieux. Par contre, dans mon premier roman : « Retour à Anvie », le dénouement est lumineux. Les deux ouvrages sont, en quelque sorte, les deux faces d'une même pièce.

    - Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la médiumnité ?
    P.L. Ayant moi-même perdu un jeune fils, il y a quelques années, j’ai voulu en savoir plus sur cet univers, que j’aborde de manière très rationnelle dans le livre. Les différents entretiens avec les spécialistes ont fini par me convaincre qu’il existe une vie après la mort.

    -Des références carolos ?
    P.L. Oui bien sûr. Hugues Ballinger, déjà présent dans mon premier roman, est originaire de Charleroi. Et puis « Le secret des Bach », mon 3ème livre évoluera dans la périphérie de Charleroi. Un journaliste, tombé en déchéance, a perdu la confiance de sa rédaction. Un matin, deux messieurs en costume frappent à sa porte et l’emmènent dans une demeure. L’homme y rencontre Madame Bach, une octogénaire qui le charge de savoir ce qui arrivé à son père. L’enquête est en lien avec le Charleroi de La Libération

    - Vous êtes plutôt dans la ligne de « Simenon » et « Fred Vargas »
    P.L. Oui, à l’instar de ces deux auteurs, j’aime fouiller dans la psychologie des personnages et prendre mon temps pour camper l’intrigue. Trop de romans policiers entraînent le lecteur dans des récits menés au pas de charge. Je ne suis pas des romanciers-là. 

    "La lumière noire" de Pascal Lorent, 350 pages. Collection "Plumes du Coq" aux éditions Weyrich. 23,50 euros. https://www.weyrich-edition.be

    pascallorent1.jpeg