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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 7

  • CHARLEROI- "I will survive" par les Chiens de Navarre, ces 13 et 14 mars au PBA

    Dans ce nouveau spectacle choc, le metteur en scène français Jean-Christophe Meurisse explore l’univers complexe de la machine judiciaire.

    Comme tout spectacle des Chiens de Navarre, ce dernier fait écho à l’actualité, aux tourments de notre société et à ses contradictions. Deux grands procès fictionnels, mais inspirés de faits réels, en composent la trame du spectacle : celui d’une femme qui a sauvagement tué son mari après avoir subi de sa part durant des années des violences physiques et sexuelles, et celui d’un humoriste célèbre, auteur d’une blague fort malheureuse sur les violences faites aux femmes durant l’une de ses chroniques quotidiennes sur une station de radio populaire. Deux histoires qui se croisent indirectement.

    Deux affaires qui enflamment tout un pays. Ce qui est légal est-il toujours juste ? Les procès finissent toujours par celui de la justice.

    Dates
    13 > 14 mars 2026
    Heure
    Voir horaires
    Lieu Grande salle
    Durée 120'
     
    Spectacle provoquant. Fortement déconseillé aux moins de 16 ans.
    Âge Dès 16 ans
     
    Prix

    22€ (plein)
    15€ (abonné)
    8€ (-26 ans)

  • LIVRE: "Fêlée" d'Isabelle Félix: "la maladie mentale n'est pas tabou".

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    Dans son récit de vie: « Fêlée », Isabelle Félix, autrice marcinelloise, raconte sa bipolarité stabilisée, ainsi que le destin brisé de son fils Léon. Un témoignage de vérité et de réparation.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Etudiant en Droit à Namur et triathlète de haut vol, Léon Gillieaux aimait la vie, les bonnes ambiances, les copains,... Mais craignant d’être bipolaire comme sa maman, le jeune homme a mis fin à ses jours, le 26 décembre 2020, alors qu'il n'était âgé que de 21 ans. « Rien n'est plus terrible que de perdre un de ses enfants. D'abord, on ressent un sentiment de culpabilité. Je me répétais sans cesse que Léon était mort à cause de moi » confie Isabelle Félix. «  Cette bipolarité était terrible. Quand j'étais en crise, une partie de moi-même me rendait puissante, j'allais faire tomber toutes les injustices de ce monde. Mais l'aventure s'est terminée dans un combi de police, direction Vincent Van Gogh, emmenée dans une cellule de contention pour six semaines d'internement ».

    Ce qui a empêché Isabelle de « plonger » complètement, c'est qu'elle a pu, après le drame, construire un « chemin de deuil ». « Ainsi, je me retrouve régulièrement aujourd'hui avec des amis en créant des « rituels », comme des marches aux flambeaux ou autour d'événements sportifs en la mémoire de Léon » poursuit-elle.

    Ecrire pour dé-stigmatiser.

    Cette reconstruction a pu s'opérer également dans l'écriture, dans laquelle Isabelle a trouvé une forme d'exutoire. « J'écris depuis toute petite, déjà quand je faisais mes études au Collège du Sacré-Coeur, puis lors de mes études supérieures. Amoureuse des mots, j'ai travaillé comme libraire à la librairie Molière » explique-t-elle. Sa rencontre la plus déterminante a été celle de Fidéline Dujeu, animatrice aux ateliers d'écriture de l'Escargot. « Grâce à elle, j'ai pu parler de ma maladie en toute lucidité. J'écris pour assumer, pour dé-stigmatiser. Je raconte la vie qui guérit, répare, revient, doucement, via les mots, les amitiés essentielles, les amours. J'écris pour dire ma bipolarité, l’explorer sans tabous ». Aujourd'hui, Isabelle, ex-enseignante et attachée de communication, donne aussi des ateliers d'écriture. « Fêlée » est le troisième livre édité dans la Collection "Lucie". Les 1000 premiers exemplaires édités sont déjà écoulés ! Isabelle Félix dédicacera ses ouvrages le 18 mars à 18h à la Maison de la Presse, rue Tumelaire, 15 à Charleroi dans le cadre de « Femmes de mars » (avec la présence également de l'autrice Sofia Injoque Palla). Les livres se trouvent aussi en vente à la librairie Molière et Huwart. 278 pages. Prix: 22 euros. https://lesateliersdelescargot.be/

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    Isabelle Félix devant la librarie Molière 

  • PONT-A-CELLES: Des mots sur et autour de la science-fiction.

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    A gauche, Gorian Delpâture. photo: J.C.Hérin 

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    En tenue futuriste pour les serveurs. photo: J.C.Hérin 

    L'opération "Ville des mots" était lancée samedi soir. Pendant 1 mois, la commune passera dans une autre "galaxie linguistique".

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Après Mons, Namur, Liège, La Louvière, Mouscron et Bruxelles, c'est la commune de Pont-à-Celles qui a été choisie comme « Ville des mots » pour 2026.

    Au cours de la soirée inaugurale, Gorian Delpâture, parrain de l'opération, parlait de la thématique : la science-fiction. « Vous connaissez tous mon goût pour ce genre littéraire, mais peu de gens savent qu'il remonte au 2ème siècle de notre ère (même si le terme a été inventé plus tard), quand Lucien de Samostate, auteur de la Turquie actuelle, a imaginé que le philosophe Ménippe de Gadara atteignait la Lune grâce à des ailes qu’il avait fabriquées. Aujourd'hui, la science-fiction permet de prévoir un avenir peut-être meilleur » soulignait le journaliste et chroniqueur littéraire.

    Le drink était suivi par des lectures de textes de G.H.Wells, auteur de science-fiction (1866-1946), par l’Atelier Théâtre d’Alain Lackner, par une récolte d'avions en papier et une fresque interactive.

    La société Carolo Dirty Monitor offrait au public des expériences visuelles uniques.

    « Je remercie le Centre culturel, les associations locales ainsi que la participation de tous. Pendant quelques semaines, notre commune de Pont-à-Celles va se transformer en laboratoire de créativité : les mots s'échapperont des livres, s'afficheront sur les vitrines, se colleront aux murs, se baladeront dans les champs et se glisseront peut-être même dans les discussions à la boulangerie » lançait Ingrid Colignon, 1ère échevine.

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    La soirée permettait aussi au public de découvrir la nouvelle maison rurale H28 : un espace dédié à la culture et au monde associatif.