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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 98

  • BANDE DESSINEE- Dan Verlinden, dessinateur de Soda, à la galerie des Bulles

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    Dan Verlinden au centre. photo: J.C. Hérin 

    Avec « Révélations », le dessinateur carolo Dan Verlinden clôt un diptyque de la série semi-réaliste policière Soda aux éditions Dupuis.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Daniel Weber et son épouse, qui tiennent la Galerie des Bulles, à la rue de Marcinelle, accueillaient, pour une séance de dédicaces,  Dan Verlinden, successeur de Luc Warnant et de Bruno Gazzotti dans la série Soda (commencée en 1985), un flic new-yorkais qui se fait passer pour un pasteur auprès de sa mère Mary. 10 ans après la parution de « Résurrection », voici enfin « Révélations », la conclusion du dernier récit du regretté Philippe Tome, décédé alors qu’il travaillait sur les dernières pages de l'histoire. Le scénario des pages 31 à 48 est de Falzar et Zidrou à partir des notes de Philippe Tome. Pour comprendre le dernier album, il faut savoir que Pronzini, un "nettoyeur", officiellement mort dans l'effondrement des Tours du World Trade Center, a remis une clé USB contenant sa confession. Soda tombe sur le pseudo terroriste recyclé en tueur à la solde du « Réseau », un organisme plus ou moins étatique mouillé dans les attentats du 11-Septembre.

    Un découpage cinématographique 

    « Avec des caméras de surveillance un peu partout et des services secrets échappant à tout contrôle, le récit décrit un monde qui est déjà le nôtre aujourd'hui et dont les préoccupations sécuritaires ne feront que s'accentuer à l'avenir. La haute technologie intervient de plus en plus dans la vie privée des gens, mais avec quelles limites? Et quel impact sur le contrôle de la population? " se demande Tome. Le découpage très cinématrographique et le cadrage sont très soignés, les mouvements des personnages bien étudiés. Les planches sur fond noir accentuent le côté thriller de la série. Actuellement, Dan travaille sur une autre série à paraître en octobre 2025 aux éditions Kennes: " DEHORS, c'est l'enfer". Ici, on quitte le polar-fiction pour l'univers de la science-fiction. 

  • CHARLEROI: Expo: "Après le féminicide"

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    photo: J.C.Hérin

    La plateforme carolo « Ruban Blanc » a lancé la 7ème édition de sa campagne axée sur la sensibilisation et la lutte contre la violence faite aux femmes. Des actions et animations sont mises sur pied jusqu'au 6 décembre.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Visible au Bâtiment Zénobe Gramme sur le campus Ucharleroi, l'expo : « Après le féminicide » de Eve-Anne HKS est un temps fort de la campagne Ruban Blanc. « J'ai vu et entendu des histoires accablantes, partagé une tristesse innommable. Mais j'ai vu aussi un courage immense, des valeurs fortes, des amours indestructibles et des familles tenir ensemble envers et contre tout. A travers ce travail, j'espère avoir transmis un peu de la force de ces personnes « repossédées » de leur histoire, de leur combat et vous avoir donné de nouvelles clés pour vous impliquer dans cet enjeu de société ». La jeune photographe a écrit ce texte à la mémoire de son père assassiné Jean-Pierre, victime collatérale d'un féminicide, le 19 septembre 2022, à Mont-sur-Marchienne.

    Sur les murs, elle fait parler l'entourage des victimes de féminicides en Belgique. Au cours du vernissage, Mariam, une jeune fille, a livré un témoignage bouleversant sur le décès de sa maman, battue à mort par son mari. Elle n'avait que 10 ans lors de son décès, le 6 août 2014. Représentant la disparition de l'être aimé, 220 paires de chaussures peintes en rouge sang sont déposées sur le sol ainsi que dans divers lieux du Centre Ville.

    Plusieurs associations carolos

    Les deux semaines de la campagne seront rythmées également par un colloque, une exposition, des ateliers de sensibilisation dans les écoles, une pièce de théâtre,... La plateforme « Ruban Blanc » est une plateforme associative féministe coordonnée par l'ASBL Maison plurielle rassemblant plusieurs associations carolorégiennes dont l'objectif est de lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes qui découlent des rapports de domination, d'améliorer les droits des femmes, et de prôner l'égalité femme-homme. L'expo : « Après le féminicide », réservée aux plus de 16 ans, peut être visitée jusqu'au 6 décembre du vendredi de 8h à 21 h et le samedi de 9h à 12h. Pour une visite guidée et d'autres renseignements : www.plateformerubanblanc.be

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    Eve-Anne HKS

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    Mariam - photo JC Hérin 

     

  • CHARLEROI- Livre: "Mes années incarcérées" par Noël Collet

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    Noël Collet: photo J.C.Hérin 

    Dans « Mes années incarcérées », Noël Collet témoigne de son passé de surveillant pénitentiaire, dont 35 ans à la prison de Jamioulx. Il y a rencontré de nombreux détenus, dont Farid Bamouhammad dit : « Farid, le fou ».

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Invité aux rencontres littéraires du jeudi de la Maison de la Presse, Noël Collet (67 ans) s'est expliqué à propos du titre: « On pourrait croire que c'est un prisonnier qui s'exprime. Non, c'est moi. 42 ans immergés dans l'univers carcéral belge marquent une vie à tout jamais. Pour le gardien de prison que j'étais, une journée n'était jamais semblable à une autre, tant il fallait faire face à des imprévus : déjouer des trafics de tous genres, gérer des crises, veiller à la sécurité notamment lors de transferts de détenus,...

    Retraité depuis 3 ans, j'ai eu envie de transposer par écrit des tranches de vie, des expériences, des anecdotes émouvantes, voire surprenantes,... toujours dans l'intention de faire découvrir le quotidien de notre métier ainsi que les coulisses de nos prisons. Un ouvrage seul ne suffit pas. Je pense déjà à un deuxième ».

    L'auteur du livre insiste sur le côté humain. « Aucun d'entre nous ne peut exclure qu'il ne se retrouvera pas un jour, parfois à la suite de circonstances inattendues, derrière les barreaux. C'est pourquoi j'ai toujours essayé de traiter les prisonniers avec le plus de respect possible. Je peux d'ailleurs assurer que j'ai sauvé des vies ».

    " Je savais parler à Farid"

    De cette humanité, Noël Collet en a témoigné envers Farid Bamouhammad, dit Farid le Fou, considéré comme l'un des détenus le plus dangereux du Royaume. « Un jour, je reçois l'autorisation du directeur de muter Farid sur la 1ère section, dans une cellule située à côté de la sortie du préau" raconte-t-il. "Je le rencontre assez régulièrement en cellule et il s'empresse de me montrer des photos récentes de sa fille. Je constate qu'il est très attentif vis-à-vis d'elle. Je suis persuadé que si Farid pouvait être dehors avec sa fille et avoir une vie tranquille, jamais plus nous le reverrions dans les murs d'une prison. Mais cela tient de mon avis personnel ».

    Noël Collet a accompagné le criminel multi-récidiviste 1 mois avant qu'il décède d'un cancer, à Uccle, le 10 mars 2019. " Le courant est toujours bien passé entre Farid et moi. Jamais il n'a levé la main sur moi, car je savais lui parler. Ce qu'il détestait par dessus tout, c'était l'injustice". L’ouvrage : « Mes années incarcérées » de Noël Collet est publié aux éditions Jets D’encre et est disponible dans toutes les bonnes librairies. 156 pages. Prix : 17,60 euros.