Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 103

  • LIVRE- Marton Angeli, enrôlé par les Nazis, puis mineur à Aiseau

    marton1.jpg

    Raymond Angeli et Dominique Demanet 

    Sur base de la documentation de son fils Raymond, un habitant de Marcinelle, le destin hors du commun du Hongrois Márton Angeli est retracé par Dominique Demanet et par Michel Reins, dans le roman historique : « Seul ». 

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    Contrôleur pour les allocations familiales à Montignies-sur-Sambre, Raymond Angeli, né en 1961 à Aiseau, est à l'origine de la rencontre entre son ami de longue date Dominique Demanet, un Courcellois passionné par la seconde Guerre Mondiale, et de son père Márton. 

    Avant ses 17 ans, ce dernier menait une existence paisible auprès de ses parents et son frère cadet. La famille était établie à Veszprém, non loin du lac Balaton, en Hongrie. Mais le 12 mars 1944, l'armée du Führer envahit la Hongrie et impose la mise en place d’un gouvernement plus coopérant avec l’Axe. Les dirigeants des « Croix fléchées », parti d’extrême droite, sont appelés à prendre les commandes du pays. Engagé de force, après quelques semaines d’instruction en Allemagne, Marton devient un « Volksgrenadier », prêt à rejoindre le front. Il va combattre aux Pays-Bas, en bord de Meuse, non loin d’Overloon où se déroulent d’âpres batailles entre Nazis et Britanniques. Marton va y vivre les heures les plus terrifiantes de sa jeune existence. La faim, le froid, les pluies incessantes ne sont rien face à la mort qui rôde et qui frappe. Il intègre le mouvement "Levente", inspiré des jeunesses hitlériennes. 

    Marton ne parlait pas de la guerre 

    " Quelle jeunesse atroce, quand on pense qu'à 17 ans, mon père devait décoller les militaires et les civils plaqués au mur par le souffle de l'explosion de bombes au bombes au phosphore. Mais quand j'étais avec lui, bien après les hostilités, il refusait de parler de la guerre, sans doute pour me protéger. D'ailleurs, je ne l'ai jamais entendu se plaindre de quoi que ce soit " signale Raymond.

    Pour éviter d'être fusillé par les Soviétiques, parce qu'il portait un uniforme allemand, Márton a rejoint la Belgique, en 1946, où il est recruté d'abord au charbonnage de Panama à Roselies, puis à Saint-Jacques à Aiseau, où il a travaillé comme boutefeu. Le 21 septembre 2023, - à l'âge de 96 ans! - Marton rendait son dernier souffle à l'IMTR. " Les yeux de mon père se sont clos à jamais et, avec eux, la souffrance liée non seulement à la maladie, mais aussi à une jeunesse emportée dans les tourments de la guerre et d'une vie de travail passée dans la mine "a écrit Raymond dans la post-face de "Seul".

    "Dans le roman historique, nous avons veillé à tenir un propos universel. D'autres soldats que Márton ont été livrés à eux-mêmes et ont dû trouver des moyens pour s'en sortir" note Dominique Demanet. 

    Actuellement, Raymond Angeli prépare la traduction de "Seul" pour le distribuer en Hongrie, car l'histoire de Marton est aussi celle de nombreux Hongrois. Il a veillé à ce que la romance ne s'éloigne pas trop de la véritable histoire de son papa. "Seul" par Michel Reins sur un synopsis de Dominique Demanet, aux éditions Le Livre en papier. 272 pages. Prix: 15 euros. Les livres sont à commander sur www.publier-un-livre.com ou en librairie. 

  • FLEURUS-Ambiance joyeuse pour El dia de los muertos !

    muertos1.jpg

    Samedi dernier, la place Albert 1er s'est parée des couleurs et des traditions mexicaines pour une célébration unique de « El Día de los Muertos ! »

    JEAN-CLAUDE HERIN

    C'est une expérience culturelle unique et mémorable que la Ville de Fleurus a connue samedi en célébrant, pour la première fois, avec la collaboration de Shop in Fleurus : « El dia de los Muertos », une fête qui célèbre le retour sur terre des êtres décédées. «  L'idée était de sortir des codes habituels d'Halloween.

    muertos4.jpg

    La place Albert était bien animée 

    La salle du Campinaire étant occupée par la Fabrique à Jouets, nous avons déplacé nos activités sur la place Albert 1er et imaginé tout un décor qui s'apparente le plus à une ville mexicaine avec un mât et des guirlandes perforées de couleur  « Papel Picado » » note Roméo De Smet du Plan de Cohésion de Fleurus.

    Danielle Branders a reconstitué l'autel traditionnel de l'artiste Frida Kahlo. «  J'y ai mis de têtes de morts, des bougies, des fleurs en offrande, des bâtons d'encens, des broderies avec perles,... J'ai aussi représenté le personnage populaire de la culture mexicaine : la Catrina, squelette féminin vêtu de riches habits et coiffée d'un chapeau » signale cette habitante de Wangenies.

    muertos3.jpg

    Danielle Branders a reconstitué un autel 

    Au programme : spectacles de danses, atelier création de masques, grimage, escape game, scrapbooking (à la Bonne Source). Les enfants avaient l’opportunité d’assister à un cinéclub spécial Halloween proposé par Fleurus Culture avec deux projections sont prévues : « Coco » de Disney et « Le Manoir Hanté ».

    muertos5.jpg

    Séance de maquillage 

  • FONTAINE L'EVEQUE- Quand Jean de La Fontaine parlait d'amour...

    lafontaine1.jpg

    Le spectacle est composé de textes tendres et féroces de Jean de La Fontaine et d'autres auteurs sur le thème de l'amour et des sentiments humains. A voir jusqu'au 10 novembre.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Misogyne, Jean de La Fontaine ? Oui, certainement, comme la plupart des auteurs français du 17ème siècle. Mais si le célèbre fabuliste n'hésitait pas à égratigner les femmes, il pouvait aussi se montrer d'une grande sévérité envers les hommes dans leurs rapports amoureux. C'est ainsi que Jean de La Fontaine a brossé de savoureux portraits de maris éconduits, mal mariés, fous d'amour pour leur épouse, ou de femmes se disputant le même homme... Le spectacle est joué par Frédéric Genovese, directeur du Théâtre Aux Trois Coups, et par Françoise Licour, qui a été son professeur au Conservatoire de Mons.

    Parmi les fables choisies, citons « Les deux pigeons », « Le mal marié », « La jeune veuve », « La chatte métamorphosée en femme », « le mari, la femme, et le voleur »,... Les textes sont agrémentés d'une pavane de la fin du 16ème siècle, d'une ballade d'époque : « Aux marches du palais », d'une chanson de Brassens : « Les Sabots d'Hélène », une autre de Guy Béart et Marie Laforêt : « Frantz »,... « La première version du spectacle, joué il y a plus de 10 ans, était plus académique » souligne Frederic Genovese.

    «  Ici, nous mettons un peu plus de fantaisie et de légèreté. C'est ainsi que je n'hésite pas à me balader dans le public, ou à imiter des coqs ou des maris abrutis ». « Quand La Fontaine parlait d'amour » par le Théâtre aux Trois Coups, à la Bouteillerie, boulevard du Nord (face au n°64), Fontaine l'Evêque. Place unique : 11 euros. Infos et réservations : 0485/991 530- auxtroiscoups@gmail.com