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  • THEATRE- "Journal d'un fou" jusqu'au 1/12

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    Frédéric Genovese prend un lapin pour confident...

    Frédéric Genovese affectionne les "seuls-en-scène". Et le genre lui réussit bien! Après avoir joué dans "l'Enseigneur" l'an passé, le comédien carolo se fond,  cette fois, dans la peau de Poprichtchine. Portant bonnet de laine et culotte de pyjama, il écrit dans son journal de bord: "Demain, à sept heures, il se produira  un événement étrange: " La Terre se posera sur la lune." Le ton est donné.  Mais comment ce petit fonctionnaire du Ministère russe, qui taillait sagement  des plumes pour son Excellence, en vient-il à parler à un lapin? Son amour obsessionnel pour la fille de son supérieur marque le début de sa folie. Puis viennent les hallucinations auditives et visuelles sur la conversation de deux petits chiens et sur les lettres qu'ils échangent. Enfin, sa conviction d'être Ferdinand VIII roi d'Espagne le conduit tout droit à l'asile d'aliénés.Les êtres  et les événements finissent par se confondre, à tel point que les jours et mois  du calendrier n'ont plus aucun sens. Entre chaque tableau, et sur une musique décalée, Poprichtchine devient un pantin désarticulé, qui court vers une déchéance irrémédiable...Le spectacle, qui oscille entre réalité, émotion et absurde, égratigne ainsi la société péterbourgeoise et la vie bureaucratique.   

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    Un beau rôle pour l'acteur carolo

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    Le public a beaucoup apprécié

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    "Le journal d'un fou" dans une mise en scène de Bernard Damien est voir le 29/11 et 30/11 à 20h30, et le dimanche 1/12 à 16h, à la salle de la Bouteillerie, boulevard du Nord à Fontaine l'Evêque. Réservations souhaitées par téléphone au 0485/99 15 30 ou auxtroiscoups@gmail.com. Petite restauration possible avant et après le spectacle.

  • BANDE DESSINEE- Pont-à-Celles: Eric Loutte planche sur la suite d'Alpha/Premières armes

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    Eric Loutte dans son domicile de Pont-à-Celles. Il travaille de 8h du matin à 20h!

    Dessinateur hyperdoué,  Eric Loutte s'attelle au deuxième album d'Alpha/Premières armes, scénarisé par Emmanuel Herzet.  Cette bande dessinée réaliste mêle action, espionnage, conspirations,... Un cocktail détonnant pour une série qui raconte la genèse de cet agent de la CIA.

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    Les planches du prochain Alpha/Premières armes

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    Beaucoup de précision dans le trait.

    - Vous êtes né à Charleroi, le "berceau" de la BD.

    E.L: Tout à fait! J'ai vécu aussi à Trazegnies, et depuis une dizaine d'années, j'habite à Pont-à-Celles, en pleine campagne ( C'est bon pour la concentration!) Jeune, j'ai passé aussi pas mal de temps à Châtelet, dans l'atelier BD qu'avait fondé Leonardo. C'est grâce à un ami Eric Closter ( il fréquentait la Garenne dans la section arts plastiques, et dessinait des Schtroumpfs avec Peyo ), que j'ai rencontré ce professeur à qui je dois certainement ma carrière actuelle.

     

    - Les lecteurs s'impatientent de retrouver Alpha/Premières armes. Où en êtes vous?

    E.L.:  Pas de panique. Je prépare bien le n°2 qui s'intitulera "Solo". La raison de ce retard est simple. Entretemps, j'ai été contacté par les éditions du Lombard pour réaliser l'album "Centaures" avec le même scénariste: Emmanuel Herzet. Cette série me permet de renouer avec la bande dessinée aéronautique  qui m'a fait connaître avec Biggles. Je reviens en terrain connu puisque le Centaure met en scène le Rafale, un avion que j'ai dessiné dans "Team Rafale".

     

    -Où nous emmène, cette fois, Alpha?

    E.L:  Nous avions quitté le sergent Dwight Delano Tyler ( qui ne s'appelait pas encore Alpha) dans les marais de Virginie, en vue d'intégrer l'unité des escadrons techniques de l'armée de l'air.  Pour ce deuxième opus,  nous l'envoyons, en Norvège, dans de superbes paysages enneigés. Le lecteur assistera à une course-poursuite entre les agents du gouvernement américain qu'Alpha poursuit et le Mossad israélien. Mais n'en disons pas trop...

     

    -L'actualité, la géopolitique,... vous inspirent?

    E.L: Oui, et puis parfois la fiction rejoint la réalité. Dans le 1er album, le scénariste avait imaginé un TH-1, sorte de "mouchard" dernier cri destiné à s'introduire dans 90% des ordinateurs du monde. On n'est pas très loin de la mise sur écoute de la chancelière allemande Angela Merkel par les services secrets américains.

     

    -Votre dessin est toujours d'une précision exceptionnelle. Qu'est-ce qui vous prend le plus de temps: le décor ou les personnages?

    E.L: Les personnages, sans aucun doute. Pour Alpha, je dois respecter le plus possible les traits et les proportions du héros de la "série-mère" ( dessinée par Jigounov et actuellement Lamquet) . Je possède ainsi un carnet reprenant différentes attitudes du personnage. J'affectionne tout particulièrement les décors et je peux passer des heures à dessiner différents types d'engins  ( voitures, avions, hélicoptères,...). Je possède d'ailleurs une solide documentation, et je n'hésite pas à prendre des croquis sur place.  Mais pas question pour moi de dessiner, par exemple,  des voiliers ( avec tous les cordages!)  et des costumes de marins.  Il y a, quand même, des limites...

     

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Une documentation impressionnante!

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    Beaucoup de concentration...

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    Action, suspense, espionnage...

    "Alpha/Premières armes" n°1: "Baptême du feu" est paru aux éditions du Lombard, collection "Troisième vague".

  • EXPO: 13 générations de Crame-Dubois !

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    Stéphanie Dubois à côté d'une collection de grès

    L'art des poteries et l'histoire personnelle d'une famille d'artisans d'exception se racontent à travers une expo: "Passion Terre - De Georges Crame à Bernard Dubois  à Bouffioulx".  Née il y a plus de 400 ans, l'entreprise familiale continue encore à se développer et à se diversifier

    L'histoire de la famille Crame-Dubois ressemble à une véritable saga! C'est en 1595 que le nom de Georges Crame, maître potier, est mentionné pour la première fois sur un document de 1595.  En 1598, il est dit que " sa poterie possède une seule roue de tour de potier", et en 1601, "qu'elle en compte vingt".  La famille Crame se liera à la famille Dubois, en 1917, par le mariage d'Emma Crame avec Fernand Dubois.  Toujours en activité aujourd'hui, Bernard,  aidé de son épouse Viviane, de la maman, et du personnel, entreprend , dès 1971,  de sauver le patrimoine.  Ses filles Stéphanie ( 36 ans ) et Géraldine ( 32 ans ) sont à ses côtés.  Géraldine s'est initiée au métier de tournage.  Stéphanie s'occupe, entre autres,  de la gestion clientèle, de l'événementiel, et des manifestations culturelles ( expositions temporaires, journée de l'artisan, soirées musicales,...).  En 2011, une asbl "La grange aux papillons" s'est créée  avec pour but de perpétuer la tradition familiale. " Depuis que nous sommes toutes petites, ma soeur et moi avons  toujours évolué dans le monde de la poterie "  fait remarquer Stéphanie. " On portait  des caisses, on suivait nos parents dans tous leurs déplacements... Je me souviens que papa se levait plusieurs fois la nuit pour surveiller la cuisson, qui,  à l'époque, se faisait, en grande partie, au charbon. C'est un métier très prenant!

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    Préférez-vous le Saxophone ou le Grand Bleu?

    L'expo permet de retracer les différentes étapes de fabrication des poteries.  Au 15ème  et 16ème siècle, le grès est tout simple. Le fond des pièces est pincé à la main. A la fin du 17ème siècle, les premiers motifs apparaissent. Vers le 18ème  siècle, le grès est surtout utilitaire: pots à moutarde, pots à conserves, mangeoires pour animaux, ... A la fin du 19ème siècle, il sert aussi à fabriquer des canalisations, des recouvre-murs,... Au fur et à mesure de l'évolution, l'utilitaire fait place à la recherche pure des formes et des couleurs. Une pièce s'appellera, par exemple, "Le saxophone" d'après sa forme, ou "Le Grand bleu", en raison de ses  teintes azurées.  Les émaux brillent dans toute leur splendeur. Un vase ajouré, fabriqué par Bernard Dubois,  témoigne, par exemple, d'une maîtrise parfaite de la terre et des émaux. Un grès plus esthétique fera son apparition, comme le grès flammé.  De grands artistes collaborent à l'élaboration de pièces.  Aujourd'hui, le grès artistique représente 15% de la production. Le reste est destiné, entre autres, au secteur de l'horéca.  "Ce qui est formidable, c'est qu'on peut varier les productions, et s'étendre à différents domaines : horlogerie, art de la table, sculpture, coupes pour mérites sportifs,..." poursuit Stéphanie. " A l'avenir, je pense d'ailleurs m'investir encore plus dans l'entreprise familiale". JCH

    - L'expo est à voir jusqu'au 23 février 2014, les mercredis, samedis et dimanche de 10h à 17h, à la Maison de la Poterie, rue Général Jacques, 4 à Bouffioulx. 071/39 51 77.