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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 188

  • FONTAINE-L'EVEQUE: Laetare: Autour des géants Wauthier 1er, Basilie et Nicolas

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    Le laetare a été légèrement arrosé, dimanche en fin d'après-midi. Depuis le matin, plus de 350 gilles étaient de sortie dans les rues de Fontaine.

     

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    Fier, Nicolas Salmone (50 ans) arbore la médaille qu'il a reçue, dimanche matin, pour 30 ans de participation au Carnaval. « Je suis arrivé à Fontaine-l'Evêque à l'âge de 4 ans . Etre gille, c'est une affaire de famille. Je fais partie des - Sans Rancune, créée il y a deux ans. Cette société ne fait que grandir puisqu'elle compte à présent 68 membres » signale-t-il.

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    à gauche: Nicolas Salmone 

    D'autres gilles étaient également de la partie comme les - Philanthropiques,- Les Infatigables, - Les Amis Réunis, -Les chapeaux blancs ainsi que - les Géants Wauthier 1er, Basilie et Nicolas. « Cela fait 16 ans que je porte Basilie, et je ne suis pas prête de m'arrêter » faisait remarquer Isis. Les dames étaient bien représentées dans des groupes de paysannes. Certaines comme Adeline et Christine étaient costumées en Irlandaises, dans le groupe des Amis Réunis.

    C'est sous un ciel sec puis sous une légère pluie que le cortège est parti de la place de la Queue en direction de la rue de l'Enseignement, la rue Parée et à la rue Fauconnier, pour arriver à la place de Wallonie. Le rondeau s'y déroulait en soirée.é

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • CINEMA- "Deguisman" de Bast Lecomte: premier super-héros belge !

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    8 courts-métrages sont en compétition pour le festival du Clap d’Or 2024, dont « Deguisman » du Courcellois Bast(ien) Lecomte.

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    Bast Lecomte et Mathieu Brichart - photos: J.C.Hérin 

    Coordonné par Sergio Costabeber, animateur à l'AJMO (Aide des Jeunes en Milieu Ouvert),  le festival du Clap d'Or consiste à donner la parole par l’expression audiovisuelle à des groupes de jeunes wallons et bruxellois.

    Après avoir présenté le court-métrage « Zebra Homeless », l’année dernière, Bast Lecomte (19 ans) et son équipe ont décidé de revenir avec un ancien film écrit et réalisé à leurs débuts avec Ounous Coskun et le professeur de vidéo Fabien Vande Velde.

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    « Nous étions fiers de notre histoire et de nos personnages, mais un peu moins de l’aspect technique car nous débutions » explique le jeune réalisateur courcellois. « Quand Rosario Trunzo, animateur à la maison de jeunes de Ransart L'Eveil, nous a proposé de collaborer avec lui, on a décidé de refaire ce film avec du meilleur matériel ».

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    Bast Lecomte et Tiphène Alexandre au premier banc 

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    Un cours sur l'intelligence artificielle avec Fabien Vande Velde 

    Un trio s'est constitué : « Les Bastiou” : Bas pour Bast, Ti pour Tiphène Alexandre et Ou pour Ounous Coskun.  «  Nous comptons faire plein de films ensemble, en espérant pouvoir en vivre. Nous comptons également refaire un Deguisman 2 qui sera directement disponible sur notre chaîne YouTube « Les Bastiou » poursuit Bast. L'intrigue de Déguisman : Camille (jouée par Tiphène Alexandre) se retrouve seule, confrontée au silence après avoir été agressée sexuellement à l'école, par le comédien Mathieu Brichart.  Son seul allié, Léo (joué par Ounous Coskun), tente de la soutenir. Mais quand un mystérieux homme masqué pointe du doigt le petit ami de Camille, Gabriel (joué par Bast Lecomte), l'accusant de l'agression, un jeu de masques et de suspicions s'installe.

    Qui est cet homme masqué ? Quelle est la vérité derrière cet événement tragique ? Gabriel est-il le coupable ? Le court-métrage sera projeté  le 6 avril à Liège au Centre Culturel de Chênée et le 25 mai à Charleroi au Cinéma Quai 10 / Côté Parc.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Avant l'agression 

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    L'équipe avec Rosario à la caméra 

  • EXPOSITION- Bois du Cazier: Free labor: vers de nouvelles formes d'esclavage ?

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    photo: J.C.Hérin 

    L'exposition « Unfree Labor » explore la transition floue entre le travail libre et non libre. A voir jusqu'au 14 avril au Bois du Cazier.

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    Le vélo pour les nouveaux transporteurs 

    Que signifie véritablement la notion de choix pour les travailleurs du 21ème siècle ? Avons-nous toujours la possibilité de choisir notre travail ? Pourquoi certaines catégories de personnes sont-elles reléguées dans des emplois de seconde zone ? Ces questions, et d'autres encore, sont posées dans l'exposition « Unfree labor ».

    « Toujours très attentif aux phénomènes migratoires, ainsi qu'aux conditions pénibles du travail, de ses dangers, de ses injustices et de ses impacts sociaux, le Bois du Cazier ne pouvait être insensible à ce que l'Organisation Internationale du Travail qualifie de « nouvel » esclavage, à savoir des situations où les travailleurs ne sont pas libres, ou forcés, d'où le titre de l'exposition » signale Colette Ista, directrice f.f. du Bois du Cazier. « Si l'esclavage aux Etats-Unis et ailleurs, ou le servage en URSS n'existent plus aujourd'hui, il réapparaît toutefois depuis quelques années, sous une forme différente, plus hypocrite, plus camouflée, plus subtile, plus camouflée, dans nos sociétés contemporaines. Cela concerne notamment les faux indépendants (comme les livreurs à vélo par exemple), les travailleurs du sexe ou encore les prisonniers pour qui parfois le travail carcéral est à la fois une récompense et une sanction ».

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    Des sans-papiers carolos témoignent

    La scénographie et le design de l'exposition sont conçus de façon originale : le parcours évoque un labyrinthe. L'ambiance et l'identité visuelle veulent faire réfléchir et prendre conscience.

    Responsable du service pédagogique au Bois du Cazier et commissaire de l'exposition, Christelle Dethy est allée à la rencontre de sans-papiers qui participent aux activités de l'Ecole des Solidarités de Charleroi, encadrée par Cenforsoc et animée par Riet Vandeputte. C'est ainsi que l'on retrouve les témoignages de Benaïssa, Amine, Kimba et Miloud que le public peut écouter.

    Jean-Louis Delaet, ex-directeur du Cazier, y aussi apporté sa contribution. 

    Lors du vernissage, le film « Shift, parcours d'un ex-coursier » de la cinéaste carolo Pauline Beugnies était projeté. L'expo « Unfree Labor », fruit de partenariats belges et étrangers, est à voir jusqu'au 14 avril 24 au Bois du Cazier, du mardi au vendredi de 9h à 17h et les samedis et dimanches de 10h à 18h. Des visites guidées sont prévues les 25 et 28 février de 15 h à 16h. Pour tous contacts : 071/88 08 56. www.leboisducazier.be info@leboisducazier.be

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    L'industrie du sexe pointée également dans cette expo