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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 1327

  • MARCINELLE- 325 élèves de L'IND Loverval ont vu "Djihad"

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    Comment éviter de tomber dans le radicalisme religieux?  Le spectacle "Djihad" donne des éléments pour décoder  le phénomène.  325 élèves de l'IND Loverval ont assisté au spectacle. 

    Le fait se passe il y a plus de dix jours.  Un homme d’une trentaine d’années résidant à Marchienne-au-Pont a été placé sous mandat d’arrêt pour participation à une organisation terroriste.  Ce dernier est soupçonné d’avoir recruté des futurs djihadistes.  " La région de Charleroi n'est pas épargnée par cette montée du radicalisme religieux" note Maximilien LERAT, président   de la Fédération des Jeunes Socialistes de Charleroi. C'est dans le but de sensibiliser le public à cette problématique que  la FJSC avait mis sur pied une représentation à la Ruche Théâtre du spectacle:  " Djihad". C’est le titre qu’a choisi Ismaël Saïdi pour sa pièce tragi-comique.  Le spectacle retrace l'itinéraire de Ben, Reda et Ismaël, trois jeunes Bruxellois qui font face à l’oisiveté de leur vie.  Ils décident de partir au nom de leur religion, l’Islam, en Syrie pour combattre aux côtés d’autres djihadistes.  Au cours de cette odyssée,  qui les mènera de Schaerbeek à Homs en passant par Istanbul, les trois compères  découvriront les raisons qui ont poussé chacun à partir et devront faire face à une situation beaucoup moins idyllique que prévue. " Les trois personnages forment une équipe de bras cassés avec des profils très différents. Ben est l’idéologue, Reda le rêveur et Ismaël le torturé. Avant de commencer leur épopée, ils ne se connaissent pas spécialement. Tout au plus, ils se sont rencontrés à la mosquée  », souligne le réalisateur. 

    favoriser une meilleure entente 

     " Ce spectacle est bien plus qu’un divertissement» poursuivait Maximilien Lerat. " C’est une véritable leçon qui démêle les préjugés et qui exhibe à tout le monde la détresse et les difficultés dans lesquelles doivent vivre de nombreux immigrés.  Il   permet aussi une meilleure compréhension du phénomène et fournit des clés pour éviter de tomber dans l’endoctrinement djihadiste".  La pièce a été suivie par de nombreux jeunes, dont 325 élèves du degré supérieur de l'Institut Notre-Dame de Loverval, dans le cadre du cours de   cours de français de Karine Cosyns et de l'animation "Sciences et foi" de l'établissement. " La mission d'une école catholique est aussi de s'ouvrir à d'autres religions, afin de favoriser une meilleure entente entre   communautés "  insistait Philippe Draguet, directeur. " Avec le sujet des migrants analysé en classe,  lors de l'analyse d'articles de presse, cette pièce apporte un bel éclairage" soulignait Julien ( 17 ans) de Gerpinnes.   A la fin du spectacle,  un échange avec les Artistes était proposé autour d’un verre de l’amitié offert par la FJSC.  JCH

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    Les élèves de Loverval

     "laissés comme des animaux" 

    D'origine tangéroise,  Ismaël Saidi est né à Saint-Josse-ten-Noode  en 1976.      Licencié en sociologie, puis scénariste, et réalisateur, il a également été flic pendant 15 ans.  C'est lui qui a lancé la série Rhimou sur 2M en 2007.  Dans sa dernière pièce "Djihad",  Ismaël Saïdi  est aussi acteur.  -  Ismaël, ces jeunes qui partent à la guerre ressemblent un peu à "Monsieur Tout le monde",  non ?  " Tout à fait, ils ne sont guère différents de nous. Je peux même affirmer que certains ont grandi à Schaerbeek, tout comme moi , et ont fréquenté les mêmes établissements scolaires!  Quand je les vois transformés en  fous furieux avec des kalachnikovs en main, j'ai du mal à comprendre.  On rigolait des mêmes vannes, on allait boire un verre ensemble, et on allait au cinéma." -  Comment expliquer alors que les mêmes personnes que vous avez côtoyées  soient devenus des "machines  à tuer"?  Cette question, que vous posez dans la pièce,  comment y répondez-vous ? " Le phénomène est assez complexe. Je pense que c'est  d'abord un problème de société.  Depuis plus de trente ans,  des jeunes se retrouvent complètement livrés à eux-mêmes,  parce que l'Etat n'a rien fait pour eux.  Regardez, par exemple, ce qui est arrivé aux  frères Kouachi,  les  deux tueurs de Charlie Hebdo.  Leur parcours est chaotique. Leur univers se limitait à des banlieues abandonnées.  On les a laissés comme des animaux.  Je ne plaide absolument pas pour eux, mais une fois que l'émotion est passée,  il faut comprendre ce qu'ils ont vécu,  pour ne pas que ça se reproduise" 

  • CHARLEROI- 50 ans pour les Jweyeus Nordisses !

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    La troupe des Joyeux Nordistes fête 1/2 siècle d'existence ! Cette compagnie de théâtre wallon de Charleroi Nord  joue deux spectacles comiques par an, pour la plupart des créations.  Pour fêter cet anniversaire dans la convivialité et la bonne humeur,  un souper était mis sur pied  à la salle de la Roseraie à Mont-sur-Marchienne. Les "Jweyeus Nordisses" se composent d'une dizaine de comédiens,  de René Henaux, metteur en scène, de Corinne Wilmet, secrétaire et de Victor Tumus, trésorier. Deux acteurs,  présents lors de la fondation de la troupe,  sont toujours en vie:  James et Alfreda Gailly.   Prochain spectacle: les 27, 28 et 29 novembre à l'Ecole du Nord, rue de l'Enseignement,  2 :  " Si d'jareus su" de Christian Derycke.    Pour toute info  et réservation:  René Henaux:   0473/ 76 47 59.

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    René Henaux et Corinne Wilmet

  • PORTRAIT- Kevin Rahino, entraîneur de catch

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    Dans le cadre des fêtes d'Halloween,  Jumet connaîtra une nuit de l'horreur avec une dizaine de catcheurs. Parmi eux, Kevin Rahino ( 27 ans), entraîneur à "Lady and man Catch" à  Couillet. Le jeune homme souhaite donner un nouveau souffle au catch.

    Kevin Rahino aura les traits d'un zombie, lors de la soirée qui se tiendra le 31 octobre,  dès 19h, à la "Maison pour tous" ( place du Ballon) à Jumet .  Huit combats terrifiants sont d'ores et déjà  programmés!  C'est à l'âge de 15 ans que Kevin a  fait ses premiers pas dans le catch,  en fréquentant le club du célèbre Pietro Badiali. Catcheur bien connu des Carolos,  ce dernier se montrait souvent dans les foires de Charleroi,  un python de 15 mètres autour du cou ... On l'appelait Python-man!  Depuis 1 an, Kevin  est retourné à  Couillet, où il donne cours à la Maison des Jeunes de Couillet.   Auparavant, il a passé  cinq années passées en France. " C'était la bonne période pour le catch" note le jeune Ransartois. " Les galas y étaient nombreux, les salles bien remplies,... En 2009, j'ai rejoint  "N Catch", une jeune équipe dynamique à Lille. Aujourd'hui, malheureusement, toutes les structures pour lesquelles j'ai travaillé ont cessé leurs activités.  Le public a baissé considérablement: on sent un certain essoufflement".   

    adepte du strong style 

    Kevin souhaite redorer le blason de cette discipline:  " Le catch souffre  de son image.  Trop chiqué, diront certains!  Ce n'est plus trop crédible de voir les catcheurs tomber  alors  qu'il ne reçoivent pas de coups,  se lancer des chaises et s'habiller dans des accoutrements excentriques. Tout ça, c'est un peu du cinéma! "  Avec son  projet de " Damoclès Sport", l'objectif de Kevin est de pratiquer le "strong style" qui vient en droite ligne du Japon.  En 2013, le Ransartois avait fait un voyage au Pays du Soleil Levant,  et avait tiré les enseignements de cette pratique , inspirée des arts martiaux. " Ce type de catch qui est déjà le mien  à plus de 90%  est beaucoup plus sportif et plus moderne. Ici, tout le monde garde son nom et montre  sa véritable personnalité.  Et il n'y a de pas de rivalités entre "bons" et "méchants'"!  Les journées de Kevin  sont bien  remplies : 3 heures d'entraînement par jour, les cours,  la pratique de certaines disciplines comme le body building,  le  jujitsu brésilien,  le jogging (  il se prépare aux  10 miles de Charleroi),...  Le jeune sportif aime aussi se plonger dans de bons romans  ( Céline, Beigbeder,...) et apprécie les films avec Belmondo, son acteur préféré !   Pour tout contact pour les Combats terrifiants: O477/ 36 61 02-   071/ 357 169. Entrée: 8 euros. 6 euros en prévente sur ladymancatch@hotmail.fr.  Pour toute info avec Kevin Rahino: consulter sa page Facebook. JCH

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    Dernièrement,  dans le cadre des Fêtes communales,  Kevin participait  à un match de catch, au marché couvert de Châtelineau.  D'autres catcheurs: "Le Bourreau" ( terrifiant avec sa cagoule!) , "Le Gigolo", "Ben Damage", "Black Diamond", ... étaient impatients de monter  sur le ring.  Les muscles se contractaient, les visages se crispaient... Les femmes, elles aussi, étaient  bien décidées à en découdre...  Josy Steffy ( la doyenne ),  Candy Girl,  Tennessee, ... avaient   des regards de guerrières  !  En tout, 16 combattants  ( 11 hommes et 5 femmes ) prenaient part aux combats.  Attention,  hormis le hardcore, où les catcheurs peuvent utiliser des instruments comme des bâtons  ( et là, ça peut encore faire plus mal!) ,  tous les coups ne sont pas permis! Un autre club, le WAC  (  Wrestling Alliance Company ) de Dampremy, était aussi présent.  Cela faisait plus d'une dizaine d'années que Châtelineau n'avaient plus connu pareil événement.  Comme dans les arènes romaines,  plus de 300  spectateurs, dont des adultes et des jeunes -  très friands aussi de ce genre de spectacle-,  applaudissaient les lutteurs.  JCH