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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité !

  • JUMET- Histoire locale- Quel avenir pour la maison communale de Jumet ?

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    Un bâtiment aujourd'hui délabré. Photo: J.C.Hérin 

    Aujourd'hui désaffecté, l'hôtel de ville de Jumet est le plus ancien de l'entité de Charleroi, puisqu'il date d'avant 1830. Mais, tout comme celui de Lodelinsart ou encore de Mont-sur-Marchienne, son avenir est en sursis, puisque la Ville a décidé de le vendre.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    La vue est triste, même si les amateurs d'Urbex y trouvent leur bonheur... De nos jours, les murs de l'ancien hôtel de ville de Jumet, devenu maison communale après la fusion des communes, sont envahis par la végétation. Partout, la peinture de la façade se craquèle. Ah ! Il est bien loin le temps où le bâtiment était une « boussole » pour tous les Jumétois, reflet de la vie politique, associative et sociale de la localité.

    Construit entre 1825 et 1827, sur les plans de l'architecte Jean Kuypers - et donc même avant l'indépendance de la Belgique! - l'édifice a pourtant tout pour séduire. La partie la plus intéressante est la salle du Conseil, située au premier étage. Celle-ci, de même que le couloir qui y mène, reflète discrètement l'opulence passée de la commune de Jumet : décors en stuc, dorures, boiseries finement sculptées et décorées lui confèrent un cachet unique dans notre région. On y trouve les oeuvres de Léon Arrotin (Jumet) : « Le mineur », « le métallurgiste » et « Le souffleur de verre ».

    Les hommes que l'artiste jumétois (1912-1978) met en scène sont des ouvriers et leur visage reflète l'âpreté du labeur. D'autre part, dans la salle des Mariages, trône un très beau portrait du bourgmestre Ledoux, peint par Léon Herbo.

    Pas de musée du Folklore 

    Pour l'anecdote, signalons qu'en 1952, le Conseil communal avait envisagé la construction d'un nouvel hôtel de ville, situé en bordure de la Chaussée de Bruxelles.

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    Cet hôtel de ville ne verra jamais le jour. 

    Le projet avait été confié à l'architecte moderniste Victor Bourgeois (1897-1962), originaire de Charleroi, qui en élabora une maquette. « La nouvelle construction aurait été précédée d'une esplanade destinée à l'évolution des sociétés folkloriques, preuve s'il en est de sa forte relation avec le Tour de la Madeleine. Malheureusement, ce projet, qui aurait montré toute la vitalité du folklore dans la région, ne s'est jamais concrétisé » déplore Pierre Arcq, historien local et ancien membre des Amis de la Madeleine.

    Deux restaurations importantes de l'édifice ont eu lieu en 1899 et en 1995. Depuis lors, peu de travaux y ont été effectués.

    Une forte mobilisation en 2014 aurait pourtant pu aboutir à un classement du bâtiment, mais recalé en 2015 à cause des restrictions budgétaires.

    Des conditions de vente pas encore établies. 

    A cause de charges trop élevées, - les dernières estimations atteignaient un montant de 1,5 million d'euros-, c'est la mort dans l'âme que Mahmut Dogru annonçait, en janvier 2026, que Charleroi n'avait pas (ou plus) les moyens de sauver l'hôtel de ville du quartier du Chef Lieu.

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    « La Ville souhaite vendre le bien" déclarait l'échevin du Bâtiment à Charleroi, " Les conditions de la vente ne sont pas encore définies: elles seront établies par la régie communale Agence de Rénovation et de Revitalisation Immobilière et Sociale (ARRIS). Mais le prix n'est pas encore totalement fixé à l'heure actuelle. D’autres anciennes maisons communales subiront le même sort ". Quelques questions restent toutefois en suspens. « Si la Ville décide de vendre l'édifice, pourrait-elle inclure certaines dispositions de conservation dans les actes de vente, comme la protection des valeurs et des éléments architecturaux historiques comme les boiseries? » se demande Pierre Arcq. 

    Lieu de vie pour la Madeleine. 

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    Pierre Arcq se rendait régulièrement à l'hôtel de ville de Jumet. 

    "Quand j'étais plus jeune, je me rendais régulièrement à l'hôtel de ville de Jumet avec mon père Robert (poète wallon et écrivain), afin d'y consulter les archives de la vie locale, dans le grenier ou dans un local au sous-sol " fait remarquer Pierre Arcq. "Beaucoup d'événements avaient trait à la Madeleine". 

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    Toutes les sociétés qui composaient le Tour y ont été reçues un jour ou l'autre, que ce soit pour un anniversaire, un nouveau drapeau, l'accession au titre de Société Royale, une remise de médailles, des anniversaires de sociétés,... On y venait aussi pour des noces d'or, des jubilés, des mariages,... Bref, le coeur de la vie jumétoise battait dans cet hôtel de ville. 

    J.C.HERIN

  • MARCINELLE- Musée du Verre- Bois du Cazier

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    L'artiste verrière allemande Karola Dischinger explore particulièrement la symbolique du chiffre 7. A voir jusqu'au 1er novembre au Musée du Verre (Bois du Cazier).

    JEAN -CLAUDE HERIN

    Dans ses créations en verre, Karola Dischinger façonne des objets qui ne sont pas seulement beaux à regarder. Chacun d'eux parle du monde qui nous entoure : du corps, des émotions, des croyances entre histoires du passé et légendes, de la nature et des énergies qui sont en nous et autour de nous.

    Active depuis plus de 25 ans, Karola Dischinger développe une pratique mêlant sculpture et installation, mobilisant diférentes techniques telles que le verre coulé, la pâte de verre ou encore le travail au four. Ses œuvres interrogent sur ce qui fonde notre universalité, autour du chiffre 7, lequel traverse de très nombreuses civilisations, croyances et traditions.

    « On retrouve ce chiffre aussi bien dans les textes religieux que dans les mythologies, les sciences, les rythmes du temps ou encore dans notre imaginaire collectif. Associé tour à tour à l’équilibre, au cycle, à la connaissance ou à la spiritualité, il constitue depuis des siècles un symbole profondément universel » fait remarquer l'artiste. À travers cette thématique, Karola Dischinger invite le spectateur à réfléchir à ce qui, malgré nos différences culturelles ou sociales, continue à relier les êtres humains entre eux, et à la manière dont nos sens façonnent notre regard sur la réalité. À découvrir dans l’exposition « The Mystical Seven » jusqu'au 1er novembre 26, sur le site du Bois du Cazier. Un carnet pour enfants accompagne l'exposition. Pour tous contacts: 0496/599214. www.charleroi-museum.be 

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    Autour du chiffre symbolique 7. Photos: J.C.Hérin 

  • JUMET- La Madeleine: un guide pratique pour les marcheurs et leurs chevaux.

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    Maxime Felon et Luc Payen, président des Amis de la Madeleine. photo: J.C.Hérin

    Une brochure à l’attention des marcheurs et de leurs chevaux vient d'être publiée, à l'occasion du 646ème Tour qui se tiendra du 17 au 23 juillet.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Les accidents de chevaux, survenus à Gerpinnes et à Florennes, les 24 mai et 5 juillet dernier, sont encore dans toutes les mémoires.

    Lors d’une conférence de presse au Vî Heigne, mercredi matin, Fabrice Vassart, président de l’État Major de la Madeleine, a précisé : «  Nous restons tous marqués par ces événements tragiques que sont la mort d’un cheval et les mouvements de panique dans la foule. Mais contrairement au Tour Sainte Rolende et à la marche Saints Pierre et Paul, la Madeleine ne compte ni décharges ni bataillons au carré, ce qui limite fortement les risques. Le parcours ressemble plus ici à une promenade".

    " Nous n’avons enregistré jusqu’à présent aucun problème dans l’entité de Charleroi, mais nous restons toutefois très vigilants au bien-être animal " poursuivait Maxime Felon, échevin du Folklore.

    " Contrairement à certaines rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, les animaux sont bien traités à la Madeleine » insistait Jean-Philippe Preumont, responsable communication au Comité des Fêtes. Un guide pratique vient d’ailleurs de voir le jour, contenant des conseils pour bien s’hydrater, les points d’abreuvement pour les chevaux (avec cartes à l’appui), quelques "règles d’or" à propos de l’interdiction de boire à cheval, la descente de cheval durant les pauses, le port d’un couvre-chef,... Téléchargeable, ce guide sera distribué aux marcheurs. 

    Sandra Kim: retour à la Madeleine. 

    Cette édtion regroupera 2349 personnes issues de 47 sociétés: 1758 marcheurs, 591 musiciens. 21 sociétés en musique, 11 sociétés en batteries,116 chevaux, 18 calèches. Une nouvelle société revoit le jour : Les Grenadiers à Cheval de la Garde Impériale. 91 médailles d’ancienneté seront remises, dont 1 médaille spéciale pour 60 ans de Tour à Marc Payen, membre des Tirailleurs Algériens. Le 27 juin, l'Etat Major inaugurait la plaque commémorative dédiée au général Jean-Claude Payen, décédé le 23 juin 2023.

    Dimanche dernier, avait lieu la bénédiction du troisième et nouveau drapeau de la Société Royale des Vieux Mameluks.

    Le Tour se déroulera le dimanche 19 juillet, à partir de 4h du matin. 

    Côté variétés, Sandra Kim sera en concert le 22 juillet à 21h. Avant même qu'elle ne remporte l'Eurovision en 1986, la chanteuse liégeoise avait été programmée à l'affiche de la Madeleine. 

    Amine, chanteur et compositeur franco-marocain de RaÏ'N'B, sera l'autre star dans le kiosque de la place Francq, le mardi 21 juillet à 22h30. A noter que les Sociétés Royales des Lanciers de la Quairelle et du 2ème Guides du Fourçon souffleront leurs 100 bougies. Une expo photos au Lunch Garden de Jumet les met à l'honneur jusqu'au 24 juillet. Les Comités mettront en vente également des calendriers, ainsi que des billets de tombola et des autocollants. La Ville de Charleroi aide la Madeleine à hauteur de 28 000 euros, "Le budget est maintenu, cette année et pour l'avenir, malgré le plan "Oxygène" poursuivait Maxime Felon.