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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité !

  • MARCINELLE- Histoire locale- Les ACEC ont été un fleuron de l'industrie carolo

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    Les ACEC ont formé un des plus grands groupes industriels de Belgique au 20ème siècle, jusqu'à sa fermeture en 1989. Principalement connue pour ses activités dans la production et distribution d'énergie électrique, l'entreprise carolo employait plus de 20000 personnes dans les années 1960. 

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    JEAN-CLAUDE HERIN 

    L'ingéniosité et la créativité ont toujours été dans l'ADN des ACEC. Habitant depuis sa tendre enfance au Quai de Brabant (aujourd’hui Quai Rimbaud), André Lierneux, historien carolo, se souvient avoir vu passer, devant chez lui, dans les années 60, le premier Electrobus ACEC, peint aux couleurs de la société des trams et bus verts de Charleroi.

    « Cet autobus hybride, thermique et électrique était révolutionnaire, puisque son moteur électrique était alimenté par des batteries rechargées par un alternateur relié à un moteur thermique. Et son frein électromagnétique était un régénérateur de batteries. Cela permettait de réduire la pollution en ville. Malheureusement, cet « autobus laboratoire », très écologique, a disparu assez rapidement, faute de mise au point et de commandes » signale-t-il.

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    André a aussi été très marqué par les convois exceptionnels de la firme Jonet, de Marcinelle, spécialisée dans le transport des gigantesques pompes et transformateurs produits par les ACEC à destination notamment du port d’Anvers. Ces transports se faisaient la nuit, lorsque les trams ne circulaient pas ; un système ingénieux de coulisse permettait de relever les caténaires d’alimentation du réseau local de tramways pour augmenter la hauteur libre et laisser passage au convoi exceptionnel sur les chaussées partant de Charleroi.

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    Au départ de l’ancien site des ACEC

    En collaboration avec le CAL (Centre d'Action Laïque) de Charleroi, André et son épouse Béatrice Garny, tous deux agrégés d’Histoire, organisent des visites guidées thématiques au cours desquelles ils invitent le public à s’immerger dans l’Histoire, le patrimoine, l’aménagement urbain du Centre-Ville et des quartiers périphériques de Charleroi.

    Une balade dans le quartier de la Villette est proposée régulièrement à partir de la rue Emile Rousseau, directeur des A.C.E.C de 1924 à 1938, au cœur de ce qu’ont été les A.C.E.C. et désormais Thales Alenia Space, Nexans, Aerospacelab et sa méga-usine de satellites.

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    On y voit encore « L’Aquarium », l’immeuble de la direction des ACEC fait d’acier et de verre, ainsi que les remarquables bâtiments des laboratoires de recherche des ACEC, superbement rénovés et occupés aujourd’hui par la PJ.

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    "L'aquarium" 

    "Les Américains situaient bien les ACEC"

     

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    Le personnel des ACEC.

    Antoine Timmermans est un ami d’André Lierneux. Habitant de Montigny-le-Tilleul puis de Thuin, ce Hollandais d’origine, né en 1940, a travaillé comme ingénieur de 1973 à 1986 aux ACEC, dans la division de la société américaine Westinghouse.

    À la fin des années 1960, cette compagnie jusque-là peu désireuse d'investir dans des entreprises européennes, a souhaité assurer sa position de leader mondial dans le nucléaire sur le marché européen. Spécialiste des turbines, Antoine a fait de nombreux allers et retours entre la Belgique et les Etats-Unis, mais aussi pour y vendre des trains. « Les ACEC avaient bonne réputation Outre Atlantique. La plupart des techniciens américains avec qui j’ai travaillé ne parvenaient pas à localiser la Belgique sur une carte. Par contre, ils pouvaient y situer les ACEC ! » fait remarquer l'intéressé. « Une des causes qui a précipité la chute de l’entreprise, c’est qu’elle a voulu trop se diversifier. A force de se disperser, on perd la compétence et le marché. Il vaut mieux se spécialiser pour attirer et fidéliser la clientèle. La spécialisation, et la renommée qui en découle, est la clé de la réussite industrielle et commerciale. Cela n’a pas été compris par la direction des ACEC.»  Pour s’inscrire aux visites guidées du CAL Charleroi : par mail (de préférence) ou par téléphone : info@cal-charleroi.be ou 071/53.91.72.

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    Leader sur le marché des luminaires. 

    L'histoire des ACEC débute en 1878 quand l'ingénieur Julien Dulait crée une machine hydraulique produisant de l'énergie électrique. Il décide d'exploiter son invention et crée la « Compagnie générale d'Électricité » à Charleroi, en 1881. En 1904, la société est rachetée par Édouard Louis Joseph (Baron Empain), un entrepreneur belge qui renomme la société ACEC : Ateliers de Constructions Électriques de Charleroi. Au début du 20ème siècle, les ACEC étendent leurs activités à la production de câbles électriques, d'outils de manutention, de moteurs pour l'automobile.

    Après la Seconde Guerre Mondiale, les ACEC créent une division électronique, en 1947. Celle-ci produit des biens de consommations dans le domaine des télécommunications, du chauffage et de l'éclairage domestique. Dès les années 1950, les ACEC se positionnent comme le leader sur le marché des luminaires d'éclairage public en Belgique. Mais des mouvements de grève éclatent. Malgré son succès, les ACEC ont connu une période de déclin à la fin des années 80. avec le démantèlement de l'entreprise en divers entités. Une partie importante du groupe a été rachetée par Alstom Belgium.

    Aujourd'hui existe encore l'activité chauffage électrique dans l'usine ACIT au Rœulx; elle appartient à deux cadres de l'ancienne division chauffage de ACEC. Un important fonds d'archives industrielles et sociales des ACEC (1904-1989) est conservé au Musée du Bois du Cazier à Marcinelle. Une page Facebook " Les Anciens des ACEC" et une revue "Post ACEC" (pour tous contacts: Suzanne Toussaint au 0477/39 77 00) sont des liens entre les anciens travailleurs.

  • HAM-SUR-HEURE: 1er festival de nouveau cirque et de théâtre itinérant: "Saltimbanque".

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    La jurassienne de réparation: des réparateurs "à l'ancienne" 

    Du 28 octobre au 1er novembre, 5 jours de spectacles et d’ateliers originaux, insolites, familiaux égaieront divers endroits de la localité.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Cette annonce fera plaisir tout particulièrement aux spectateurs qui regrettaient la disparition de bis-Arts à Charleroi. Pour rappel, ce festival a fait la part belle, durant plus de 20 ans, à des spectacles toujours créatifs, insolites et décalés. Sous l’impulsion de Pierre Bolle, initiateur du projet et ex-directeur du PBA, le concept revient, mais à Ham-sur-Heure/Nalinnes cette fois, et toujours à la même période des congés d'automne. 

    Le festival de nouveau cirque et de théâtre itinérant : "Saltimbanque" commencera très fort, le 28 octobre, avec un chef-d’œuvre absolu du théâtre de rue (dans un espace couvert) : « La jurassienne de réparation » du Théâtre Group'. 24 ans de tournée, 580 représentations ! " La Compagnie a décidé d’arrêter. Nous serons parmi les derniers à voir cette prouesse théâtrale et mécanique qui nous montre un petit groupe de réparateurs « à l’ancienne » dépassé par la modernité, drôle mais bourré d’humanité, et qui nous prend aux tripes » signale Pierre Bolle. Les personnages sont à la fois drôles, sensibles et maladroits, offrant un portrait tendre et authentique de la France rurale et périphérique qui tend à disparaître. Le spectacle mélange théâtre de rue, cirque, danse et musique, et s’inspire de références culturelles variées, allant de Reiser à Prévert.

    Visite clownesque du Château d'Ham-sur-Heure. 

    Du 29 au 1er novembre,  le festival se poursuit avec "Le Cabaret renversé"  de La Faux Populaire, un duo à la scène comme à la ville, tout en humour et dérision, déjanté et poétique. Jonglage, fil, vélo acrobatique, lancer de couteaux, musique, chansons, surprises et prouesses d’adresse en tout genre,... sont au programme. Dans leur petit chapiteau transformé en cabaret, les artistes revisitent le cirque par la lorgnette du couple, en n’hésitant pas à sortir des clichés. Les 29, 30 et 31, le public pourra faire une visite insolite et clownesque du château de Ham-sur-Heure, conçue tout spécialement et sur mesure par Ultrason et Champion, encore deux amoureux dans la vie comme au théâtre : "La vie de château"  par les 2 de la Spontanée. Les 30 et 31 dans l’après-midi, une initiation aux arts du cirque pour enfants et ados sera proposée avec deux ateliers animés par les locaux de l’étape : Circomédie. Toutes les infos et réservation en ligne : https://www.saltimbanque.be. « Nous sommes super impatients de vous accueillir pour cette première et de partager avec vous ces moments d'émotions et de rires ! » soulignent Pierre Bolle et le Comité Culture d'Ham-sur-Heure/Nalinnes, qui préparent l'événement depuis deux ans. 

  • CHARLEROI- Eté Divert': un "mini-Avignon" en terre carolo.

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    Lucas Barbier dans "Moliar".

    Du 31 juillet au 15 août, 40 spectacles seront joués au Théâtre Marignan, au Poche Théâtre, à la Ruche Théâtre et à l'Impromptu Théâtre. Un véritable marathon !

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Concert, seul-en-scène, impro, conférence théâtrale, théâtre, humour, conte, comédie musicale,... Il y en aura pour tous les goûts. La neuvième édition d'Eté Divert' ouvrira ses portes en plein coeur de l'été.

    « Comme le veut la formule, le festival mettra en évidence les troupes de théâtre en amateur, lesquelles pourront côtoyer les troupes et artistes professionnels. Une sorte de "mini Avignon" en terre carolo, en quelque sorte. Après avoir testé plusieurs dates, le choix s'est porté sur la première quinzaine d'août, une période où il n'y a pas de concurrence en matière d'offres culturelles » signale Lola Destercq, coordinatrice et programmatrice au sein de la plateforme carolo Divertiscènes. 

    L'ouverture se fera le vendredi 31 juillet avec « La Belle Imprévue » de et avec Catherine Jandrain. La pièce met en scène la rencontre inattendue entre un homme d’affaires quinquagénaire, au bord du désespoir, et une jeune femme cherchant à échapper à une relation toxique. Ce huis clos, où deux destins cabossés se croisent, évolue progressivement vers une réflexion sur la résilience, les secondes chances et la force des rencontres imprévues. Avec également Martin Charlier du Grand Cactus.

    Les artistes carolos à l'honneur

    Une vingtaine d'artistes carolos seront à l'affiche. Spécialisé dans le spectacle pour enfants,Yann Lejeune présentera "Graine dans l'oreille", dans lequel l’imaginaire devient un terrain de jeu et d’émerveillement.

    Lucas Barbier proposera son premier concert en full band: "Moliar".

    L'espoir, la résilience, la combativité, le tout accompagné d'un soupçon d'humour, sont au cœur du seul-en-scène: "Galibot", un hommage aux mineurs par David Delaloy, au lendemain de la commémoration du 70ème anniversaire de la catastrophe du Bois du Cazier.

    Jean-Claude Van Houten lira Victor Hugo.

    Apolline Putman brillera dans " Work in progress", une comédie musicale d'Eleven Music-hall.

    Dans "Artifices", l'humoriste Félicien Argentino se posera la question: “Quels sont les artifices que l’on met en place pour survivre dans ce monde impitoyable ?

    Benoît Anciaux interprétera " J'ai toute la vie devant vous” d’Arnaud Cathrine.

    L'impro ne sera pas en reste avec "Improcarolo fait son cinéma".

    A noter encore: "En attendant Julio" avec Angel Ramos Sanchez, "Juge-moi seulement" avec Audrey Vaccin et François Leclercq, "Les Fabliaux sur scène" par la Compagnie "les Faisans", "A quelle heure on ment" par la troupe les Pendrillons en folie,... 

    La soirée de clôture réunira les humoristes Volte Vannes, Khalid DJB, Ahmed Boudrouz et Mehdi BTB. Infos et réservations : 0479/28 98 27. www.divertiscenes.be contact@divertiscenes.be

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