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  • CHATELET- Marcello Virdis détourne une oeuvre de Delalcroix !

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    "Le confinement" oeuvre de Marcello Sirdis...

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    ... inspirée de Eugène Delacroix: "La mort de Sardanapale" 

    Récemment diplômé à l'Académie des Beaux-Arts de Châtelet, section dessin et arts décoratifs, Marcello Virdis (63 ans) s'inspire de tableaux célèbres pour traiter de sujets actuels comme le confinement ou les migrants traversant la Méditerranée.

    A travers « La mort de Sardanapale » (1827), le peintre français Eugène Delacroix illustre l’épisode dramatique de la mort de Sardanapale, un roi légendaire de Ninive en Assyrie (661 à 631 av. J.-C), lequel décide de se suicider en compagnie de ses esclaves et de ses favorites, après avoir brûlé sa ville pour empêcher l'ennemi de profiter de son bien. De cette toile, Marcello Virdis en a fait « Le confinement », une oeuvre réalisée en 2020.

    Cet élève du cours de dessin de Brigitte Debay, professeur à l'Académie de Châtelet, a pris lui-même la place et la posture, en personnage couché, de Sardanapale ! « J'ai trouvé que la scène de Delacroix pouvait être détournée pour parler du monde actuel et des conditions dans lesquelles nous avons vécu pendant la pandémie. N'est-il pas utile d’en tirer un enseignement majeur sur ce qui persistera à être considéré comme essentiel dans l’avenir pour les uns et les autres ?» se demande Marcello.

    « Dans ma composition, une arme a été remplacée par un smartphone, car on a fait de plus en plus de selfies pendant le confinement. J'ai introduit aussi une personne se faisant servir une tasse de café, car cette boisson a calmé les longues heures d'attente et de solitude ! »

    Il fait partie du M³

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    "Migrants traversant la Méditerranée"  oeuvre de M.Virdis, inspirée du Radeau de la Méduse 

    De l'oeuvre originale de Delacroix, Marcello Virdis a conservé des éléments, comme un cheval et un éléphant. Par contre, il a ajouté un taureau représentant l’agressivité et la hausse des marchés financiers de Wall Street. Petit clin d'oeil : certains personnages sont même des élèves de l'Académie ! Réalisée au fusain sur papier canson, marouflé dans un deuxième temps sur panneau dont l’ensemble de 2 m 50 x 3 m 19, le dessin impressionne par son équilibre, sa lumière, son foisonnement de détails,...

    Cette oeuvre ainsi qu'une sélection des dessins des élèves de Brigitte Debay (70 oeuvres en tout) sont présentés jusqu'au 23 juillet à la Galerie des Colinnes de Vaucelles, 79, rue du Moulin (Doische-Givet), dirigée par le galeriste carolo José Hubert, père du regretté Marc. Marcello Virdis est aussi l'auteur de «  Les migrants traversant la mer », inspirée du « Radeau de la Méduse » de Géricault, exposée à l'hôtel de ville de Châtelet.

    Avec Roger Emmanuel Camus et Marie-Christine Vinet, Marcello Virdis fait partie du groupe M³ (M au cube), constitué en 2021. Ce collectif exposera une œuvre particulièrement innovante dans le sens que trois toiles et trois styles sont conjugués pour un même sujet, au Centre culturel de Liberchies, place de Liberchies,  le 14,15,16, octobre 2022.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Pour toute info: http://www.galeriedescollineshubert.com/

  • CHARLEROI- Stage vidéo avec Frédéric Legrand à la Maison de la Presse

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    photo: JC Hérin

    De l'écriture au tournage et du montage à la diffusion, la vidéo et les réseaux n'avaient plus de secret(s) pour de jeunes participants, lors d'un stage à la Maison de la Presse.

     

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    Vidéo, photographie, réalisation, montage, infographie, scène (spectacles humoristiques), ... Frédéric Legrand est un véritable « couteau suisse » ! Durant une semaine, le cinéaste carolo, à la créativité toujours débordante, a animé un stage vidéo, en partenariat avec la Ville de Charleroi et l'Option Ecriture Multimédia de la Haute Ecole Condorcet (Province de Hainaut). Les stagiaires ont été accueillis chaleureusement par Xavier Taymans et Corinne Wilmet à la Maison de la Presse, où un matériel de pointe était mis à leur disposition.

    Les choses ont été faites avec sérieux : un planning a été établi pour toute la semaine pour l'écriture d'un film, les tournages dans le parc Reine Astrid, le montage, la postproduction,... Des notions techniques ont été abordées, telles que plans d'angulation, plans de coupe, champ/contrechamp, raccords dans les plans, travellings,... La réalisation de vidéos de A à Z sur les smartphones était aussi au programme.

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    photo: Maison de la Presse

    viser l'autonomie des stagiaires

    Chaque stagiaire a pu parler de ses passions et a pu les traduire en images: le sport et le mindset pour Louis (24 ans) d'Enghien, le théâtre pour Vadim (16 ans) de Mont-sur-Marchienne, la cuisine pour Salvatore (14 ans) et les jeux vidéo pour Massimiliano (12 ans) de Châtelet, ainsi que l'écriture pour Sasha (14 ans) de Trazegnies. « Le but du stage était de rendre chaque stagiaire le plus autonome possible » souligne Frédéric Legrand. Le cinéaste carolo, qui travaille actuellement pour des chaînes de télévision belges, a pu faire bénéficier les stagiaires de son savoir-faire, notamment dans l'incrustation d'images vidéo.

    Frédéric Legrand s'est fait connaître pour ses courts-métrages fantastiques comme « Une journée pas très rose », « Tibiacity », « Edgar et la Douze Demoiselle »..., les vidéos de Fredos, les mini-films sur la plateforme RTL.PLAY.be ou ses projets Multimédias comme « Cryature ». En fin de stage, le film était montré au cours d'une séance publique, dans le bar de la Maison de la Presse.

    JEAN-CLAUDE HERIN 

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    photos Maison de la Presse 

  • MARCINELLE- Bois du Cazier: L'expo "Seconde peau" réunit anciens mineurs, verriers et sidérurgistes

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                                    Jean-Louis Delaet, Raymond Drygalski et Vincent Vincke

    84 portraits de mineurs, de verriers et de sidérurgistes composent l'expo : « Seconde peau ». A voir jusqu'au 11 septembre, dans le forum du Bois du Cazier.

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                 Armido Papi et Gérard Fasquelle, travailleurs à Glaverbel de Lodelinsart et Roux

    Rapidement, une émotion très forte gagne le visiteur. Celle de voir réunis à la fois des portraits de travailleurs carolos dans la houille, le fer et le verre. Ces 3 secteurs-clés qui ont contribué à l'essor industriel de Charleroi sont mis à l'honneur en permanence au Bois du Cazier, que ce soit dans l'Espace 8 août, le musée du Verre ou le musée de l'Industrie. L'expo réunit les trois activités. « Pourquoi « seconde peau » ? Ce titre-là a été donné, parce que, devant l'appareil photo, les travailleurs ont ré-enfilé une dernière fois leur tenue en hommage à une carrière et un métier, conscients du patrimoine à transmettre. Celui de leur labeur, celui de leur histoire, celui d’une vie » soulignait Alain Forti, Conservateur, lors du vernissage.

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                                                        L'Amicale des Verriers carolos 

    Les 63 photographies de mineurs (dont la plupart sont décédés aujourd'hui) ont été prises en 2006 par Vincent Vincke, à la demande du Musée des Beaux-Arts de Charleroi.

    « Nous avions conçu cette exposition comme un hommage aux mineurs , pour célébrer les 50 ans de la catastrophe » signale Coraly Aliboni, qui en était la commissaire. « Chacun des portraits, sur fond blanc, est réalisé, avec casque, lampe, bleu de travail et foulard. Soit autant d’attributs inaliénables, insigne de l’appartenance de ces hommes à une caste, celle des « gueules noires ».

    G.Fasquelle à Glaverbel, dès l'âge de 15 ans

    21 autres photos ont été prises, il y a trois semaines, toujours par Vincent Vincke. Elles représentent, sur fond noir, les travailleurs provenant de la sidérurgie et de la verrerie. De nombreux membres de l'Amicale carolo des Ouvriers du Verre étaient d'ailleurs présents au vernissage, dont le président Gérard Fasquelle, président : « J'ai travaillé à Glaverbel à Roux, de 1964 à 2007 » explique-t-il. « L'usine était réputée pour fabriquer des verres qu'on ne voyait nulle part ailleurs. A 15 ans, je ne pouvais pas toucher le verre, seulement ramasser les débris et les verser dans un silo. Je ne gagnais que 16 francs de l'heure. Puis j'ai gravi les échelons comme manoeuvre, emballeur, coupeur, sous-chef de recette, pour terminer chef d'équipe ». Raymond Drygalski, sidérurgiste, témoignait également des conditions difficiles : «  Au laminoir du Ruau, il fallait travailler à la masse sur l'acier. C'était épuisant... ».

    Les portraits, véritables photographies de carte d’identité, sont accompagnés d’une fiche signalétique permettant de retracer leur parcours professionnel. Lors du vernissage, Jean-Louis Delaet, directeur, était accompagné de Gislaine Devillers de l'Agence wallonne du Patrimoine. Cette dernière a contribué à la reconnaissance par l'UNESCO, il y a 10 ans, du site du Cazier, ainsi que du Grand Hornu, Blégny-Mine et Bois du Luc. Cette année, le Bois du Cazier célèbre aussi les 200 ans ce la concession minière ainsi que les 20 ans de l'ouverture comme lieu de mémoire.

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    « Seconde peau » est à voir jusqu'au 11/9 au Bois du Cazier à Marcinelle, du mardi au vendredi, de 9h à 17h, et les samedis et dimanches de 10h00 à 18h00. Prix plein : 9 euros. Infos et réservations : 071 88 08 56

    JEAN-CLAUDE HERIN