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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 448

  • LITTERATURE- Yves Namur vient de publier: "Dis-moi quelque chose"...

    Yves Namur - Châtelineau 2019  © Béatrice Libert.jpg

    Yves Namur- Crédit: Béatrice Libert 

    Membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique, le Castellinois Yves Namur a publié « Dis-moi quelque chose » aux éditions Arfuyen. Un recueil de sizains.

    Le 1er janvier 2020, Yves Namur accédait à la haute fonction de Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Cet habitant de Châtelineau remplit cette fonction dans cette institution plus que centenaire, créée sur proposition de Jules Destrée, dont il occupe aujourd’hui le siège à Bruxelles ! 

    Yves Namur a succédé à Jacques De Decker, ancien journaliste, homme de théâtre et romancier.  L'intéressé est aussi membre de l’Académie depuis 2001, ce qui, à l’époque, a fait de lui l’un des plus jeunes élus, comme l’ont été Georges Simenon ou Marcel Thiry.  Notons que cette Académie belge, tout comme la française, compte 40 membres dont 20 littéraires, 10 philologues  et linguistes et 10 étrangers. Parmi eux, citons : Pierre Mertens, Amélie Nothomb, Gabriel Ringlet, Caroline Lamarche, Sylvie Germain, Philippe Claudel ou Éric Emmanuel Schmitt.

    au rythme des saisons

    S’il a été médecin à Châtelineau et Gilly (il exerce encore un jour par semaine), pendant plus de quarante ans, Yves Namur est l’auteur d’une œuvre poétique importante, reconnue et traduite dans de nombreux pays.

    En 1984, il a fondé les éditions Le Taillis Pré, dont il est toujours responsable. Il dirige aussi depuis plusieurs années Le Journal des Poètes, revue de poésie bientôt centenaire.           

    En mars 2021, il a sorti un recueil composé exclusivement de sizains, petites pièces composées de 6 vers. « Les 115 poèmes, qui commencent tous par le même vers : « Dis-moi quelque chose » (le titre de l’ouvrage également), ne sont rien d’autre qu’une prière adressée à l’inconnu, au lecteur éventuel et probablement à moi-même. Les textes commencent à l’automne (la fin de vie) pour terminer par le printemps et l’été (le retour à la vie) » signale l’auteur. 

    «  J’y aborde aussi des thèmes de société comme les sans-papiers ou encore l’euthanasie, en lien avec mon activité professionnelle ».

    « Dis-moi quelque chose » par Yves Namur, 155 pages, 14 €, éditions Arfuyen.www.arfuyen.fr

    JEAN-CLAUDE HERIN

  • PORTRAIT- Guillaume Ems: A Harvard, pour développer des tissus artificiels et universels

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                                  Guillaume Ems: un jeune homme ambitieux...

    En février prochain, Guillaume Ems (22 ans) de Bouffioulx partira aux Etats-Unis pour y mener des travaux sur les cellules souches hypo-immunogéniques. Un stage de 7 mois lui permettra de parfaire ses connaissances en la matière et d’aider la recherche.

    Guillaume Ems aurait pu se destiner à la maçonnerie… Mais c’est alors  qu’il visite les laboratoires de l’UT, dans le premier degré du secondaire, que le déclic se produit: « J’étais en orientation industrielle et scientifique. Un professeur m’a fait comprendre que j’avais de réelles aptitudes dans les branches scientifiques et m’a encouragé à poursuivre dans cette voie »  souligne-t-il. 

    Le jeune homme de Bouffioulx continue alors ses études en sciences appliquées à l’IETS (Institut provincial d’Enseignement technique Secondaire de Charleroi).  Puis il décroche en 2019, avec distinction, son diplôme de Bachelier en Chimie, orientation Biotechnologie, à la HEPH Condorcet de Ath.  Avec la volonté d’approfondir ses connaissances, il entreprend un Master en Biochimie et Biologie  Moléculaire et Cellulaire à l'Université de Namur, qu’il terminera en août 2022. 

    Notons que l'étudiant a suivi la filière technique, qui parfois décriée, a contribué à l’épanouir pleinement. « Cette passion pour la chimie n’a fait que grandir.  Grâce à mes études, je vois vraiment concrètement à quoi je peux être utile » note Guillaume.

    éviter les rejets immunitaires

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    Avide d’expériences, Guillaume a effectué un stage de fin d’étude de bachelier à l'Université d'Otago (département d’immunologie et microbiologie) en Nouvelle-Zélande. Il a aussi reçu l’autorisation de se rendre, en février prochain, pour un stage de 7 mois, à l’Université privée d’Harvard (Boston),  dans le Massachusettss.

    «  Il ne s’agit pas de médecine personnalisée. Dans le service du Dr. Torsten Meissner, je collaborerai à des travaux de recherche qui auront pour objectif de développer des tissus artificiels et universels, à partir de cellules souches hypo-immunogéniques.  L’intérêt des applications thérapeutiques est de pouvoir produire, à partir de ces cellules souches, des vaisseaux sanguins universels qui pourraient être greffés à n’importe quel patient,  sans risque de rejet immunitaire.  De cette façon, le prix d’une thérapie pourrait être beaucoup plus accessible, car on évite les coûts astronomiques que demande un procédé de thérapie cellulaire personnalisé».

    Afin de l’aider financièrement, Guillaume disposera d’une bourse d’étude d’aide à la mobilité de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le jeune homme, qui ne manque pas d’ambition, doit encore faire des recherches de financement auprès d’autres associations/fondations. Souhaitons-lui une belle réussite dans ses démarches et travaux !

    JEAN-CLAUDE HERIN

  • FOLKLORE - Fleurus: pas de Cavalcade, mais une balade itinérante...

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    Jérôme Roosen a dû renoncer une fois de plus à faire le gille

    L’annulation, pour cause de crise sanitaire, de la 140ème Cavalcade, n’a pas empêché quelques gilles, en tenue civile bien sûr, de faire quelques pas de danse ou de  jouer un petit air de musique, dimanche. Une promenade familiale à travers des photos était proposée.

    Bis repetita… Les Fleurusiens se sont levés, ce dimanche de Pâques, sans leur traditionnelle Cavalcade.  Qu’à cela ne tienne, la Ville avait souhaité mettre l’événement folklorique à l’honneur, en concoctant une balade itinérante sur les traces du parcours habituellement emprunté par le cortège de fantaisie. 

    40 photos sur bâches, représentatives du folklore de la Cité des Bernardins, y étaient exposées, dont certaines en très grand format disposées à des  endroits clés de la balade itinérante, comme à l’Avenue de la Gare ou à la rue de la Station. A la place Albert 1er, était installé, de manière centrale, un cube géant ainsi qu’une structure devant le bâtiment de la Bibliothèque de la Bonne Source. Enfin, la façade de l’Hôtel de Ville arborait également une image bien symbolique.

    Venus avec un ramon et un panier à oranges

    Très tôt en matinée, quelques membres des 3 sociétés de gilles, en ordre dispersé, se sont formés, à côté des panneaux.  On était bien loin des 600  gilles rassemblés lors des festivités ! Le froid n’invitait pas non plus aux concentrations. Jérôme Roosen, membre des Bons Vivants,  avait tenu à être là.  « Je suis moi-même très attaché au folklore, puisque j’ai été gille de Binche, de l’âge de 4 à 10 ans » signale-t-il.  « Je devais participer à la Cavalcade pour la deuxième fois. Dans ma famille, tout le monde joue de la musique : mon père et moi, de la caisse, et mon grand-père du tambour.  J’ai encore les larmes aux yeux en pensant qu’il ne passera rien… Nous n’avons même pas eu les soumonces, cette année ! ».  

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    Julien, venu avec son épouse Adeline,  ainsi que leurs enfants Célia (10 ans) et Hugo (5 ans), avaient emporté un ramon et un panier à oranges. « De quoi se mettre un peu dans l’ambiance ! » confiait ce gille des « Vrais Amis ».

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    Sylvanie, une de leurs amies, faisait remarquer : « J’ai vraiment la gorge nouée. Au moment des attentats, le Carnaval avait été maintenu malgré tout. Je trouve vraiment les mesures excessives ».

    JEAN-CLAUDE HERIN