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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 447

  • MONTIGNIES-SUR-SAMBRE: Quartiers libres à la Cité Yernaux

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    Une deuxième escale s'achève pour Quartiers libres. Pendant quatre jours, la Cité Yernaux a été le théâtre de festivités joyeuses et culturelles : course de caisses à savon, concert saxo avec Grégoire Tirtiaux, balades dans le petit bois,...

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    Grégoire au saxo 

    Le ciel était bien ensoleillé à Montignies-sur-Sambre, dimanche. Ce n'était pas le cas samedi : une pluie, tombée brusquement vers 15 h, a obligé les organisateurs de Quartiers libres à reporter quelques animations et activités au lendemain. Mis sur pied par l'Eden et la Ville de Charleroi, cet événement porte bien son nom, comme l'explique Carmela Morici, responsable de la Communication au Centre Culturel de Charleroi : «  Pendant cet été, notre choix s'est porté sur des quartiers de différents districts de Charleroi. Avec ses tours ocres qui s'élancent en plein ciel, la Cité Yernaux est vraiment un lieu de vie et de rencontres entre les riverains ». Le programme était bien nourri avec le concert du saxophoniste Grégoire Tirtiaux, par les performances aériennes de Lady Cocktail et de Jenny Rombai, par les rythmes de JLB ,... le tout sous le regard de petits personnages construits avec des matériaux de récupération par des élèves de Charleroi et de son entité. Une course de caisses à savon clôturait le deuxième cycle de ces animations. Les véhicules ont été construits par 8 enfants au cours d'un atelier de 7 jours, animé par Jean-François et Catherine. « Certains stagiaires n'avaient jamais tenu une scie en main, ni utilisé une visseuse, un tournevis, ou un serre-joint. Ils étaient contents d'apprendre tous ces gestes. » Prochaines escales : du 19 au 22 août à la Cité Parc (Marcinelle) et du 26 au 29 août au Parc Nelson Mandela à Monceau-sur-Sambre. Et toutes les activités sont gratuites, qu'on se le dise !

    JC HERIN 

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  • CHARLEROI- Comédie Centrale: Vincent lance un "Pagé" dans la mare...

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    Ah, qu'il est bon de retourner au spectacle, et de rire de bon coeur ! Alors que le virus et ses variants sont toujours présents, le Comédie Centrale propose le dernier one-man-show de Vincent Pagé, en respectant toutes les mesures sanitaires, bien sûr !

    Les Carolos connaissent bien cet humoriste aux cheveux ébouriffés et aux lunettes et aux lacets rouges, puisqu'il s'était déjà produit au Poche Théâtre dans « Full Monty » , « La Vie de Chantier »,... et plus récemment au Comédie Centrale dans «  Tronches de vie ".

    Une fois encore l'amuseur public propose une dizaine de tableaux (souvent très visuels) où le citoyen lambda est confronté à des situations de la vie de tous les jours comme la file devant la boulangerie ou encore le contrôle technique ! Avec beaucoup d'intelligence et de finesse, et sans jamais tomber dans la vulgarité ni le misérabilisme, Vincent Pagé parle de la solitude des personnes âgées, des rencontres amoureuses sur Internet, des sans domicile fixe,... ou de phénomènes actuels comme le trail. Il nous fait rire aussi aux éclats quand il imite Chantal Goya dans « Bécassine » ou encore « Pandi Panda » !

    « Un Pagé dans la mare » co-écrit avec Xavier Diskeuve, à voir jusqu'au 18 juillet au Comédie Centrale, 33, rue du Grand Central, à Charleroi. Réservations au 071/30 50 30, en semaine de 10h à 17h , ou au 071/30 50 31, les soirs de spectacle.

    J.C.HERIN

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  • LIVRE-"Parenthèse. Confinement et après?" de José Hubert

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    Dans : « Parenthèse - Confinement et après ?», José Hubert (70 ans) livre 50 réflexions et méditations (illustrées) sur la crise sanitaire. Jusqu'à sa retraite, cet auteur, également galeriste, a dirigé les services de kinésithérapie et de réadaptation du CHU de Charleroi. Rencontre.

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    - Vous utilisez dans votre livre l'image du Boubier, ancien charbonnage en bord de Sambre. Quel lien avec le confinement ?

    José Hubert (J.H.) : Avec ses vestiges industriels fièrement dressés en bord de Sambre, le Boubier symbolise l'exploitation du charbon, donc aussi celui des mineurs. Avec le temps, cette masse grise est devenue un « Everest » boisé : la nature a donc repris ses droits. Il va de même un peu avec le Covid. Après le drame, l'humanité peut espérer des lendemains meilleurs... Pour reprendre les propos du neuropsychiatre Boris Cyrulnik : «  Quand l'épidémie sera terminée, on constatera que l'on aura dépoussiéré d'anciennes valeurs qui nous serviront à mettre au point une nouvelle manière de vivre ensemble ».

     

    - Dans votre vie active, vous aviez prôné un service d'utilité publique, bien avant la pandémie...

    J.H. : Notamment pour soutenir le monde médical en cas de crise. Pendant des années, le service militaire a été obligatoire ; sa suppression a été décidée en juillet 1992. Pourquoi n'a-t-on pas pensé à le remplacer par un service civique d'utilité publique ? Une réserve de citoyens, formés à des tâches d'aide et de soutien destinées à soutenir le monde médical, nous aurait permis de gagner une guerre contre le covid 19, avec moins de dégâts collatéraux. Dès le début de l’attaque insidieuse en mars 20, nous avons cruellement manqué de protection et d’instruments de défense. La réalité vécue au quotidien est devenue tragique pour tous...

    - Vous êtes le père de Marc, un artiste décédé en 2014. Comment aurait-il réagi, à votre avis, face à cette pandémie ?

    J.H. : Marc était très critique par rapport au système. Il aurait certainement dénoncé le capitalisme qui n'a fait que se renforcer avec la crise sanitaire. Récemment, j'ai visité, à la Galerie Deodato Art à Bruxelles, une exposition personnelle dédiée au street artist le plus important et controversé du moment : Banksy. Les prix auxquels s'envolent ses oeuvres dépassent l'entendement ! Le marché de l'Art s'emballe au détriment de la créativité. Mon fils était un artisan au sens noble du terme. Il n'a jamais renoncé à quitter Charleroi et à y revenir, à l'image d'un de ses poètes préférés : Arthur Rimbaud...

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

    « Parenthèse » par Marc Hubert, 82 pages, 12 euros et « Marc Hubert - Un regard libre sur la vie » 86 pages, 20 euros, aux éditions Edipsychart. Pour tous contacts : hubertjose2004@yahoo.fr- 0496/952 413.