Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • HAM-SUR-HEURE: 1er festival de nouveau cirque et de théâtre itinérant: "Saltimbanque".

    saltimbanque1.jpg

    La jurassienne de réparation: des réparateurs "à l'ancienne" 

    Du 28 octobre au 1er novembre, 5 jours de spectacles et d’ateliers originaux, insolites, familiaux égaieront divers endroits de la localité.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Cette annonce fera plaisir tout particulièrement aux spectateurs qui regrettaient la disparition de bis-Arts à Charleroi. Pour rappel, ce festival a fait la part belle, durant plus de 20 ans, à des spectacles toujours créatifs, insolites et décalés. Sous l’impulsion de Pierre Bolle, initiateur du projet et ex-directeur du PBA, le concept revient, mais à Ham-sur-Heure/Nalinnes cette fois, et toujours à la même période des congés d'automne. 

    Le festival de nouveau cirque et de théâtre itinérant : "Saltimbanque" commencera très fort, le 28 octobre, avec un chef-d’œuvre absolu du théâtre de rue (dans un espace couvert) : « La jurassienne de réparation » du Théâtre Group'. 24 ans de tournée, 580 représentations ! " La Compagnie a décidé d’arrêter. Nous serons parmi les derniers à voir cette prouesse théâtrale et mécanique qui nous montre un petit groupe de réparateurs « à l’ancienne » dépassé par la modernité, drôle mais bourré d’humanité, et qui nous prend aux tripes » signale Pierre Bolle. Les personnages sont à la fois drôles, sensibles et maladroits, offrant un portrait tendre et authentique de la France rurale et périphérique qui tend à disparaître. Le spectacle mélange théâtre de rue, cirque, danse et musique, et s’inspire de références culturelles variées, allant de Reiser à Prévert.

    Visite clownesque du Château d'Ham-sur-Heure. 

    Du 29 au 1er novembre,  le festival se poursuit avec "Le Cabaret renversé"  de La Faux Populaire, un duo à la scène comme à la ville, tout en humour et dérision, déjanté et poétique. Jonglage, fil, vélo acrobatique, lancer de couteaux, musique, chansons, surprises et prouesses d’adresse en tout genre,... sont au programme. Dans leur petit chapiteau transformé en cabaret, les artistes revisitent le cirque par la lorgnette du couple, en n’hésitant pas à sortir des clichés. Les 29, 30 et 31, le public pourra faire une visite insolite et clownesque du château de Ham-sur-Heure, conçue tout spécialement et sur mesure par Ultrason et Champion, encore deux amoureux dans la vie comme au théâtre : "La vie de château"  par les 2 de la Spontanée. Les 30 et 31 dans l’après-midi, une initiation aux arts du cirque pour enfants et ados sera proposée avec deux ateliers animés par les locaux de l’étape : Circomédie. Toutes les infos et réservation en ligne : https://www.saltimbanque.be. « Nous sommes super impatients de vous accueillir pour cette première et de partager avec vous ces moments d'émotions et de rires ! » soulignent Pierre Bolle et le Comité Culture d'Ham-sur-Heure/Nalinnes, qui préparent l'événement depuis deux ans. 

  • CHARLEROI- Eté Divert': un "mini-Avignon" en terre carolo.

    moliar.jpeg

    Lucas Barbier dans "Moliar".

    Du 31 juillet au 15 août, 40 spectacles seront joués au Théâtre Marignan, au Poche Théâtre, à la Ruche Théâtre et à l'Impromptu Théâtre. Un véritable marathon !

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Concert, seul-en-scène, impro, conférence théâtrale, théâtre, humour, conte, comédie musicale,... Il y en aura pour tous les goûts. La neuvième édition d'Eté Divert' ouvrira ses portes en plein coeur de l'été.

    « Comme le veut la formule, le festival mettra en évidence les troupes de théâtre en amateur, lesquelles pourront côtoyer les troupes et artistes professionnels. Une sorte de "mini Avignon" en terre carolo, en quelque sorte. Après avoir testé plusieurs dates, le choix s'est porté sur la première quinzaine d'août, une période où il n'y a pas de concurrence en matière d'offres culturelles » signale Lola Destercq, coordinatrice et programmatrice au sein de la plateforme carolo Divertiscènes. 

    L'ouverture se fera le vendredi 31 juillet avec « La Belle Imprévue » de et avec Catherine Jandrain. La pièce met en scène la rencontre inattendue entre un homme d’affaires quinquagénaire, au bord du désespoir, et une jeune femme cherchant à échapper à une relation toxique. Ce huis clos, où deux destins cabossés se croisent, évolue progressivement vers une réflexion sur la résilience, les secondes chances et la force des rencontres imprévues. Avec également Martin Charlier du Grand Cactus.

    Les artistes carolos à l'honneur

    Une vingtaine d'artistes carolos seront à l'affiche. Spécialisé dans le spectacle pour enfants,Yann Lejeune présentera "Graine dans l'oreille", dans lequel l’imaginaire devient un terrain de jeu et d’émerveillement.

    Lucas Barbier proposera son premier concert en full band: "Moliar".

    L'espoir, la résilience, la combativité, le tout accompagné d'un soupçon d'humour, sont au cœur du seul-en-scène: "Galibot", un hommage aux mineurs par David Delaloy, au lendemain de la commémoration du 70ème anniversaire de la catastrophe du Bois du Cazier.

    Jean-Claude Van Houten lira Victor Hugo.

    Apolline Putman brillera dans " Work in progress", une comédie musicale d'Eleven Music-hall.

    Dans "Artifices", l'humoriste Félicien Argentino se posera la question: “Quels sont les artifices que l’on met en place pour survivre dans ce monde impitoyable ?

    Benoît Anciaux interprétera " J'ai toute la vie devant vous” d’Arnaud Cathrine.

    L'impro ne sera pas en reste avec "Improcarolo fait son cinéma".

    A noter encore: "En attendant Julio" avec Angel Ramos Sanchez, "Juge-moi seulement" avec Audrey Vaccin et François Leclercq, "Les Fabliaux sur scène" par la Compagnie "les Faisans", "A quelle heure on ment" par la troupe les Pendrillons en folie,... 

    La soirée de clôture réunira les humoristes Volte Vannes, Khalid DJB, Ahmed Boudrouz et Mehdi BTB. Infos et réservations : 0479/28 98 27. www.divertiscenes.be contact@divertiscenes.be

    Lire la suite

  • ROMAN: Sortie de "Canabo" par l'auteur gerpinnois Michel Robert.

    canabo2.jpg

    Entre fiction et réalité historique, l'écrivain Michel Robert relate le parcours et l'issue tragique de « Canabo », jeune combattant gerpinnois durant la guerre 14-18.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    L'affaire avait fait grand bruit à l'époque. Caserné à Gand après l’Armistice, Ernest Jacques, dit « Canabo », un soldat qui a fait 4 ans sur l'Yser, décroche une permission d’une journée. Le poilu découvre alors l’ignoble trahison : sa femme Lucienne a un amant. Fou de rage, Ernest a interdit à son épouse de revoir Eugène. Revenu au village, lors d'une deuxième permission, le jeune héros de guerre tombe alors dans un traquenard : il est frappé à mort par l'amant de sa femme et par un complice, et puis enterré vivant. Eugène et son comparse seront incarcérés à perpétuité. Lucienne purgera douze années de travaux forcés. Quant au malheureux Ernest Jacques, son nom sera inscrit sur le monument aux morts. 

    « Cette sombre histoire, qui s'est passée réellement en 1919, est encore inscrite dans la mémoire collective à Gerpinnes. Mais on ne connait pas tout de ce fait divers : c'est là que le romancier entre en scène » souligne l'écrivain gerpinnois Michel Robert.

    Des villages de l'Yser au Portugal. 

    « J'ai imaginé qu'un siècle plus tard, Simon, descendant de Canabo, décide de raconter l'histoire de son aieül dans un roman. Le jeune écrivain, qui cherche un succès littéraire, ne s'attendait pas, en plongeant dans son passé, que son présent devienne, lui aussi bouleversant » poursuit l'auteur.

    Michel Robert a transformé Gerpinnes en « Rolendine » (référence au Tour Sainte-Rolende) pour donner un caractère plus romanesque à son livre. C'était déjà le cas dans son récit autobiographique précédent : « Cabu (surnom de l'auteur), sobriquet de Rolendine ».

    Dans "Canabo", le lecteur voyagera à Ganzepoot, à proximité de Nieuwpoort, à Mannekensvere, village de l'Yser presque entièrement détruit avant d'être reconstruit dans les années 20, au Portugal, dans des cabarets où l'on chante le fado. Le roman, très documenté, est bien ancré aussi dans la région: " A Charleroi Nord, une vendeuse de poulet avait composé une chanson sur l'odieux crime " fait remarquer Michel Robert. " Canabo" de Michel Robert. 287 pages. 20 euros. Most Editions. www.mosteditions.com