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  • CHARLEROI: La "Yuka Dance Academy" présente à la saison 26-27 de Charleroi danse.

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    Les élèves de la Yuka Dance Academy lors de leu prestation à la présentation de saison. Photo: JC Hérin 

    Charleroi danse a dévoilé l'affiche de sa saison 26-27. Au côté des festivals déjà connus comme "En Vogue" ou "Legs", des rendez-vous inédits voient le jour.

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    « Charleroi danse est portée par une équipe de 30 personnes. C'est dire l'importance que nous accordons à une programmation qui rencontre toujours plus les goûts du public » faisait remarquer Fabienne Aucant, directrice générale et artistique, au cours de la présentation de la saison 26-27, qui se déclinera en 150 représentations en partenariat avec La Raffinerie (Molenbeek).

    La prestation, lors de cette soirée, de la Yuka Dance Académy a ravi les spectateurs. Cette troupe, ancrée à Charleroi depuis plus de 40 ans, dansera sur la scène des Ecuries, dans le cadre d'« En vogue », qui se tiendra du 6 au 21 novembre.

    « Ce festival mixe et conjugue des propositions artistiques émananant de différents terrains de jeux : la rue, les réseaux, la scène. Il met à l'honneur la danse qui foisonne sous l'influence de cultures multiples : les danses urbaines, post internet et clubbing. Un temps fort et festif résolument ouvert à toutes et à tous » poursuivait Fabienne Aucant.

    En plus de « Pulsar », le 18 novembre, la Yuka Dance Academy proposera « Terril ». La chorégraphie s’inspire des monticules de résidus miniers devenus collines ensauvagées, silhouettes qui dessinent le paysage carolo. Neuf corps gravissent une montagne invisible dans cet opus hip-hop construit autour de l’idée de relief. Le 21 novembre, la troupe se livrera à une battle. Parmi les nouveaux projets: «  Vestiaire », du 21 août au 11 décembre, « Corps+ », une semaine de la recherche en danse, du 16 au 20 février, et « Bodjî», du 14 au 25 avril 2027, un festival de danse en Wallonie.

    Des pièces iconiques, fêtant leurs 10 ou 20 ans, reviennent sur le devant de la scène : « histoire(s) » d'Olga de Soto, « The dog days are over 2.0. » de Jan Martens, « Political Mother Remastered » de Hofesh Shechter. Pour tous renseignements: sur le site charleroi-danse.be. Par e-mail: ticket@charleroi-danse.be. Téléphone: 071/20 56 40. 

  • MARCINELLE: Expo: "A la Une Bois du Cazier 1956 " jusqu'au 29 novembre.

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    L’expo « A la une : Le Bois du Cazier 1956 » regroupe les premières photos prises par Camille Detraux et Raymond Paquay, lors de de la catastrophe.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Le public présent lors du vernissage. Photo: J.C.Hérin 

    Malgré les services renforcés, on se bat autour des trams partant pour le Cazier.

    Assis sur des briquettes portant le nom « Cazier », un soldat pense à la pénible mission qui l'attend.

    Derrière l'un des huit chars funèbres, une femme éplorée accompagne jusqu'à sa dernière demeure celui que la fosse lui a ravi à jamais. Le triste cortège gravit la côte conduisant au cimetière…

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    Du « carré », les civières doivent être portées à bout de bras sur un escalier métallique extrêmement raide.

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    Toutes ces scènes et d'autres encore sont illustrées à travers une septantaine de clichés, lors de cette expo mise sur pied par Alain Forti, Conservateur, dans le cadre du 70ème anniversaire de la catastrophe.

    Parmi le public, réuni lors du vernissage, avaient pris place Laurence Vanbergen, petite-fille de Philippe Detobel, et Stéphanie Baligant, petite-fille de Robert Barbieux, tous deux rescapés.

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    Comme le rappelait Colette Ista, directrice du Bois du Cazier : « En 2006, Camille Detraux rapportait à Françoise Ory, journaliste à La Nouvelle Gazette, qu’il avait été alerté très tôt par Lucien Harmegnies, bourgmestre et rédacteur au Journal de Charleroi, que quelque chose de très grave se passait à Marcinelle. Son premier réflexe a été de trouver un endroit un endroit pour faire une photo d’ensemble pour que le lecteur puisse se faire une idée de la situation ».

    Jusqu’à sa disparition en mars 2022, Camille Detraux a souhaité que son nom et son travail ne soient jamais dissociés de ceux de Raymond Paquay décédé en 1987. « En transmettant autant d’émotion(s) au public, tout en soignant l’aspect technique, ces deux photographes sont très contemporains en matière de reportages » signalait Marcel Leroy, auteur du récent ouvrage : « Personne ne devrait mourir inconnu ».

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    L’expo est à voir jusqu'au 29 novembre 26 à l'Espace Amercoeur (Bois du Cazier). 

  • EXPOSITION- Marcinelle: Bois du Cazier: "La mine fait son cinéma"

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    L'exposition met en lumière les films ayant pour cadre le charbonnage et les conditions de vie des mineurs. A voir jusqu'au 8 novembre. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    En 1911, "Au Pays des ténèbres" est l'un des premiers longs drames cinématographiques consacrés au monde minier, tourné à Charleroi. En 1960, l'acteur français Lino Ventura a tourné, notamment à Anderlues, « La Fille dans la Vitrine », un film qui racontait l'histoire de mineurs italiens travaillant dans des charbonnages après un grave accident. Le site du puits Parent de l'ancien charbonnage de Monceau Fontaine et les trois chevalements ont servi de décor principal pour « le Brasier », sorti en 1991, "Au coeur du brasier" (2003) raoonte la tragédie du Bois du Cazier. Et d'autres exemples ne manquent pas.

    Conçue à l’origine par le Centre Historique Minier de Lewarde dans le Nord de la France, et adaptée par le Bois du Cazier, l’exposition "La mine fait son cinéma" commémore, par l’entremise du 7e art, les septante ans de la tragédie du 8 août 1956.

    «  A travers la sélection proposée, le  public s’apercevra que rares sont les films dont le scénario n’intègre pas un accident ou une catastrophe, tant les cinéastes ont pris rapidement conscience de la dangerosité du métier de mineur mais aussi du côté « attractif » du caractère impitoyable de cet univers. Le tout souvent pimenté d’une histoire d’amour qui, accentuant le pathos, faisait pleurer dans les corons » signalait, lors du vernissage, Colette Ista. La direcrice du Bois du Cazier était accompagnée de Luc Pirala, conservateur et directeur du Centre Minier de Lewarde. L'exposition est à voir au Forum du Bois du Cazier.

    Programme complet des activités sur www.leboisducazier.be 

    Photos: J.C.Hérin 

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