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ROMAN- "L'affaire Boris " de Frédéric Beth

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                                    Frédéric Beth : « La police belge n’a rien à voir avec la série des Experts ! »

L’auteur y raconte la descente aux enfers de son héros, proche de la sienne.

CHAPEAU :

S’inspirant librement de l’affaire Younes, Frédéric Beth (47 ans) de Montignies-sur-Sambre situe en terre carolo une bonne partie de l’action de son premier roman : « L’affaire Boris ». L’écriture est devenue une forme d’exutoire pour ce jeune retraité de la police belge, qui a été victime d’un burn out.

« La fourgonnette Peugeot blanche se trouvait à l’arrêt dans la file de voitures, Quai de Flandre à Charleroi. En cette fin de mois d’octobre, une pluie fine tombait sur la ville, rendant les façades un peu plus grises qu’à l’habitude ». Ainsi débute « L’Affaire Boris », un roman policier inspiré de faits réels. D’autres endroits ancrent bien le roman dans le Pays Noir : la couverture, illustrant les deux refroidisseurs et l’écluse où a été retrouvé le jeune Boris, une maison inspectée par la police à la rue Lambillotte à Jumet, le ring, l’institut Médico-Légal (Centre de Médecine Légale de Ransart), le laboratoire de la Police Judiciaire Fédérale à Marcinelle,… C’est d’ailleurs dans cette institution que Frédéric Beth a été muté, après avoir travaillé à la capitale. L’engagement de ce « Carolo d’adoption », au service de la justice, remonte en 2003. La police fédérale engageait du personnel civil.C’est en ses qualités de photographe que Frédéric a fait ses armes comme expert en empreintes digitales au service d’identification judiciaire à Bruxelles.

actif dans l’enquête sur « L’Affaire Younes »

Mais sa mission vire rapidement au cauchemar. « Au départ, en réalisant des fiches décadactylaires, je me définissais comme un artisan. Malheureusement, les missions que l’on me confiait s’apparentaient plutôt à du travail à la chaîne. Je me suis retrouvé à aligner des statistiques ou à coller bêtement des étiquettes sur des classeurs » confie-t-il. « Ici, on n’est pas du tout dans la série des Experts Miami, où Horatio Caine arrive sur la scène de crime avec ses lunettes de soleil. Non, nos véhicules sont vieux, les roues sont lisses, il manque du liquide de refroidissement dans le lave-glace,… Et puis, j’ai subi des pressions psychologiques de la part d’un supérieur. C’en était trop !J’ai fait un terrible burn out. L’écriture de « L’affaire Boris » a été pour moi une forme d’exutoire ».

Le roman est librement adapté de l’affaire de Younes, jeune garçon retrouvé mort dans la Lys, le 10 novembre 2009. Frédéric Beth a, lui-même, participé activement sur le terrain dans l’enquête de la disparition de l’enfant. Tous les noms des personnages ont été transformés. Boris, par exemple, fait directement référence à Younes.

« Le héros du livre, Sébastien Jannin, assistant en laboratoire, c’est un peu moi » poursuit Frédéric. « Je compte écrire deux autres ouvrages en parallèle pour y dénoncer notamment les conditions de travail dans la police. Mes livres vont déranger, c’est sûr ».

L’ouvrage était présenté à Livre ou Verre, au Passage de la Bourse à Charleroi. Des extraits du livre étaient présentés par l’auteur, qui se prêtait volontiers à un échange sous forme de questions-réponses avec les lecteurs. « L’affaire Boris » à Lilys Editions ASBL, 482 pages, 24 €. www.LilysEditions.com- LilysEditions.shop. JEAN-CLAUDE HERIN

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