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MARCINELLE- La tragédie du Cazier, c'était il y a 63 ans...

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les parapluies se sont ouverts pendant les tintements de cloche...

Il y a 63 ans, jour pour jour, 262 mineurs périssaient au Cazier. Cette tragédie reste(ra) dans toutes les mémoires et dans tous les cœurs. Précédée de l’inauguration de l’installation : «  L’âge du charbon », une journée de commémorations, à laquelle participaient 500 personnes, se déroulait jeudi.

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de nombreuses associations patriotiques étaient présentes

Inattendue, une pluie courte s’est invitée sur le site du Cazier pendant les 262 tintements de la cloche. Les noms des malheureuses victimes ont été égrainés, dans un recueillement total, à partir de 8 h 10’, le moment précis où s’est déclaré le drame, le 8 août 1956.

Assistaient à la cérémonie Jean-Louis Delaet, directeur du Bois du Cazier, Luc Lysy, le doyen de Charleroi, Laurence Leclercq, échevine des Relations Internationales, Françoise Daspremont, échevine des Associations patriotiques,… des membres d’associations patriotiques, ainsi que des personnalités belges et étrangères (dont de nombreux représentants diplomatiques).

André Flahaut, ministre au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, insistait : « A l’heure de la montée des nationalismes, notamment en Italie, il faut absolument clamer que la solidarité n’est pas un vain mot. Elle existait bien entre les mineurs ».

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André Flahaut: " la solidarité, avant tout"

« Cette journée est essentielle à la mémoire » poursuivait la Ministre fédérale de l’Energie Marie-Christine Marghem.

La journée se poursuivait par un hommage convictionnel, des discours officiels, des dépôts de fleurs au monument aux victimes, un cortège vers le cimetière de Marcinelle et par la réception du Consul général d’Italie.

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L’association « Les Gueules Noires » de Liévin était la première à arriver sur les lieux, dès 7 heures.  Cette localité française du Pas-de-Calais a aussi connu un drame. Le 25 décembre 1974, au fond d'une galerie de la fosse 3, 42 mineurs ont trouvé la mort. « Nous pensons aux victimes de Lens-Liévin, mais aussi à celles du Bois du Cazier. A Marcinelle ont disparu 2 Français. Nous honorons leur mémoire » soulignait Christian Vallez, président de l’association. 5 anciens mineurs, dont Jean-Claude Clerbout (72 ans),qui a travaillé 30 ans dans la mine française jusqu’à sa fermeture, faisaient partie de la délégation, ainsi que des femmes habillées en hiercheuses.

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Les membres de l’association des Gueules Noires » de Liévin, arrivés les premiers sur les lieux. Parmi eux, Jean-Claude Clerbout ( 4ème à gauche sur la photo).

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en tenue de hiercheuse

L’Amicale des Sauveteurs de Freyming-Merlebach (département de la Moselle) avait tenu aussi à être là. A La Houve sur le territoire de Creutzwald, l’arrêt de la production, le 23 avril 2004, a marqué la fin de l'exploitation du charbon en France. « On nous surnommait « les pompiers ». Nous avons gardé le casque jaune, que nous portions lors des interventions » signalait l’un d’eux. L’incendie qui a enflammé la fosse du Cazier en 1956 nous rappelle notre mission ».

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Les hommes du feu en orange

« L’âge du charbon » : une installation en photos et montage vidéo

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Les derniers témoins de l’âge du charbon s’offrent aux visiteurs sous la forme d’images photographiques par Fabio Caramaschi et d’un montage vidéo par Silvia Caracciolo. Les deux artistes de Milan et de Rome se complètent ainsi pour conserver la mémoire des mineurs. L’expo photo présente 8 tirages 75 x100 à partir de la pellicule n/b Polaroïd 55. Particularité : le studio de prise de vue pour les portraits a été créé en montant un appareil photographique 4x5 pouces Linhof à soufflet des années 50.

Fabio Caramaschi précise : « J’ai photographié d’anciens mineurs italiens de la province du Hainaut » précise-t-il. « Certains ont voulu être représentés dans des vêtements qu’ils portaient à la mine, avec le casque et la lampe, d’autres sont assis dans les cuisines de leurs maisons, mais tous, sans hésitation, m’ont fixé, comme dans les portraits du début du XXème siècle.»

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Six entretiens, qui donnent la parole aux mineurs italiens depuis leurs villages reculés, ont aussi été réalisés par Silvia Caramaschi. Le visiteur peut suivre ces entretiens sur des moniteurs individuels, munis d’un casque audio. Cette installation se tient jusqu’au 8 septembre 19. Pour plus de renseignements : www.leboisducazier.be J.C.HERIN

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