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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 282

  • FONTAINE l'EVEQUE- La Gueule de l'emploi à la Bouteillerie

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    Au sein d'une banque, trois candidats entrent en concurrence pour décrocher le même poste. Tous les coups sont permis... ou presque ! A voir jusqu'au 5 février.

    Au-delà de l'aspect comique, « La Gueule de l'Emploi » de l'auteur français Serge Da Silva pose de véritables questions de fond sur les entretiens d'embauche, le monde de l'entreprise et la réussite à tout prix. Il y a parfois des vérités qui font mal, mais qui sont tellement proches de la réalité...

    Sur scène, trois compères que tout oppose jouent des rôles « à l'intérieur de leur rôle ». Chacun, avec ses raisons propres, brigue le poste de directeur d'agence.

    Les caractères sont un peu caricaturaux, mais ils sont assez justes. Franck Personne (Bruno Sauvage), un chômeur de longue durée, un peu balourd et totalement effacé, qui porte bien son nom tellement sa personnalité est effacée, Julien Legendre (Frédéric Genovese), un arriviste prêt à tout, m'as-tu-vu et manipulateur en costume Hugo Boss, et enfin Didier Sanchez (Ludovic Semal), un féru d'arts martiaux, déjanté et sûr de lui, se retrouvent dans la salle d'attente d'une banque. C'est dans cet espace exigu que se fomentent les petits coups bas, les complots, les intimidations,... Heureusement, des liens se créent aussi entre les protagonistes, brisant le cycle des mesquineries. Les recruteurs, eux, ne sont jamais montrés. Seules des voix off s'échappent de temps à autre d'un bureau.

    Le rythme de jeu est soutenu, les rebondissements vont crescendo. Le décor monté par Michaël Kruszynski, également metteur en scène, n'est pas juste un prétexte, il joue aussi un élément important du spectacle. Quelques flash-back viennent bousculer les codes de la chronologie de la pièce, sans nuire à son unité. Serge Da Silva a commencé le théâtre vers 1995 et s'est remis en selle en 2009. Il exerce maintenant les métiers d'auteur (déjà remarqué pour « Road Trip ») et de comédien.

    « La Gueule de l'Emploi » par le Théâtre aux 3 Coups est joué jusqu'au 5 février 23, à la salle de la Bouteillerie, Boulevard du Nord (face au numéro 64) à Fontaine-l'Evêque. Prix : 11 euros. Infos et réservations : 0485/991 530. auxtroiscoups@gmail.com

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • FLEURUS- Portes Ouvertes à Temps Danses Urbaines

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    L'école de danse mettait sur pied sa traditionnelle Journée Portes Ouvertes, dimanche. L'occasion de voir les travaux de la phase 1 terminés.

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    L'an passé, Temps Danses Urbaines quittait le gymnase de l'Athénée Royal de Gilly pour s'installer dans l'ancien moulin de la Guinguette. Au rez-de-chaussée, une première salle est consacrée davantage aux pratiques urbaines. Une autre, à l'étage, est aménagée à destination des disciplines plus classiques.

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    Une deuxième salle 

    Lors d'une journée portes ouvertes, dimanche, consacrée aux prestations des élèves dans diverses disciplines chorégraphiques, le public pouvait constater l'avancement des travaux portant sur les luminaires, les installations électriques, le plafonnage,... Le bar et l'espace d'accueil ont été réaménagés et agrandis. Plusieurs murs ont été cassés. La toiture a été réparée. Des problèmes d'infiltration ont été réglés. Un premier crowdfunding a permis de récolter la somme de 13000 euros. « Tout n'est pas terminé et nous sommes toujours à la recherche de partenaires et de travaux pour financer la suite des travaux. Il est difficile de dire quand aura lieu l'inauguration officielle, en septembre 2024 si tout va bien» signale Camille L'Hoost, chargée de communication. Temps Danses Urbaines compte actuellement 113 membres.

    Lancée en 2006 par Mona Lisa Maglio et Rachid Esserhane, l'école s'est spécialisée en danses urbaines (hip-hop, ragga, breakdance, pop lock, waacking, house dance),... Elle donne également des cours de modern jazz, de danse classique, contemporaine, des danses traditionnelles, des renforcements et de la mise en forme. Elle organise des événements tels que le Hip HopA6000 ou le concours de danse du Pays Noir. Actuellement, Temps Danses Urbaines lance un projet d’échange et de rencontres intergénérationnelles en offrant des démonstrations de danses urbaines et de danse traditionnelle italienne Pizzica réalisées par les jeunes au bénéfice des résidents et des membres du personnel des maisons de repos de l’entité de Charleroi.

    J.C.HERIN

  • CHARLEROI- La Maison de la Laïcité entre en résistance(s)

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    A gauche, Vincent Dugomier, scénariste des Enfants de la Résistance 

     Des résistances qui donnent envie d'agir ! »

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    2 expositions à vocation pédagogique sur la Seconde guerre mondiale se tiennent à la Maison de la Laïcité : « Les enfants de la Résistance » et « Résistances en Europe ». Le vernissage se déroulait vendredi soir.

    Les bons voeux du Centre d'Action Laïque coïncidaient avec le lancement d'expositions et d'animations qui s'inscrivent dans le cycle « RésistanceS ».

    « Ce thème est d'une brûlante actualité, puisque depuis près d'un an, le peuple ukrainien résiste aux attaques barbares de l'armée russe. Nous ne pouvons rester insensibles à cette situation, ainsi qu'à toute autre forme de violation de la démocratie, que nous défendons bec et ongles » signalait Kevin Saladé, président du CAL Charleroi. La première exposition est réalisée sur base de la bande dessinée « Les enfants de la Résistance ».

    Les albums invitent à suivre le destin de trois enfants d’un petit village français occupé par l’armée allemande qui refusent de se soumettre à l’ennemi. L’expo permet aux classes de travailler l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et invite au dialogue autour de nombreuses questions philosophiques comme la soumission aux ordres, la désobéissance civile ou encore ce que signifie agir en tant qu’être humain. Bernard Dugomier, scénariste, était présent dans la grande salle pour dédicacer les ouvrages dessinés par Benoît Ers, en partenariat avec Slumberland BD.

    Une balade rando de 6,5 km

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    La seconde expo, conçue par la cellule Hainaut Mémoire du Secteur Éducation permanente et Jeunesse de la Province de Hainaut, permet de découvrir des parcours de résistant(e)s de Charleroi, Bruxelles et de toute l’Europe. « Une plongée dans l’histoire des résistances qui donne envie d’agir! » souligne Jean Cardoen du War Héritage Institute. Pour compléter la visite de l'exposition, un dépliant « Rando » du CAL est disponible à l'accueil.

    La balade de 6,5 km met en lumière une quinzaine de points d'intérêts liés à cette thématique : le Tir de Marcinelle (Major Servais), le Pont de la Résistance, la caserne Caporal Trésignies, l'Avenue des Alliés, l'Athénée Vauban (Aimée Lemaire), les Pavés de Mémoie, le monument « A nos martyrs »,...

    « RésistanceS » se déroule jusqu'au 25 février avec des visites, des conférences, des escapades « Devoirs de mémoire », apéro littéraire,... jusqu'au 25 février, à la Maison de la Laïcité, rue de France, 31 à Charleroi, et en délocalisation à Quai 10, Livre ou Verre,... Contact : info@cal-charleroi-be – 071/53 91 72.

    J.C.HERIN