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Société - Page 22

  • LE JOURNALISTE DE LA RTBF LAURENT MATHIEU: FIER DE CHARLEROI !

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    Du skate-board devant le Ministère des Finances à des concerts comme guitariste au Centre Ville, le journaliste de la RTBF évoque aussi de bons moments à Charleroi.

    Laurent Mathieu a grandi à Mont-sur-Marchienne, et effectué ses études primaires et secondaires au Collège du Sacré-Cœur.  Installé à Bruxelles, le journaliste revient régulièrement à Charleroi pour y voir sa famille et ses amis. Depuis octobre 2016, il présente les JT du week-end sur la Une, en alternance avec Julie Morelle. Tour d’horizon avec Laurent de ce qui a fait chez nous l’actu en 2019  (et même un peu avant) et fera 2020.

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    Laurent Mathieu sur un siège de Quai 10, lors du festival sur l'Intelligence Artificielle

    1)Ma participation dans le film : « La magnificence du Grand Charleroi »

    « Comme d’autres personnalités médiatiques carolos : Christophe Baneton (TéléSambre) ou encore Annie Allard (On n'est pas des pigeons), j’ai participé au tournage de ce film, qui sera projeté au printemps 2020. Les intentions de Frédéric Max Donough (réalisateur), Benoît Destatter (scénariste) et Ridha Ben Hmouda (caméraman) ? Mettre en valeur toutes les ressources positives de la ville et battre en brèche certains clichés qui donnent de Charleroi une mauvaise image ».

    2) L’exposition sur le roman-photo au Musée de la Photographie

    « Je suis un grand fan de « pop culture », entendez par là, la culture populaire qui touche la BD, la publicité, les films et productions destinés au plus grand nombre. (N.D.L.R : 2019 a été une bonne année avec les Avengers, Star Wars, X-Men, Captain Marvel !). En ce sens, j’ai particulièrement apprécié l’expo consacrée au roman-photo, de mai à septembre, à Mont-sur-Marchienne. Pourquoi ? Parce qu’elle a permis, de façon attrayante et ludique, de réhabiliter auprès du public un genre souvent décrié et jugé pas assez « intellectuel » par certains, alors qu’il s’agit d’un genre à part entière. »

    3) Le concert de Lou Doillon à L’Eden

    « Le concert de Lou Doillon, la fille de la chanteuse Jane Birkin et du réalisateur Jacques Doillon, m'a emballé. Je suis moi-même guitariste. J’ai joué notamment lors de la Fête  des Rhétos au Collège du Sacré-Cœur (ça remonte à mes 18 ans !, et plus récemment, à la librairie Molière lors d’une expo/photo de mon ami journaliste François De Brigode (un autre Carolo !), avant de descendre à la rue de Dampremy. Un moment très mémorable, et une ambiance du tonnerre.  Je suis prêt à remettre ça ! J’ai assisté aussi à de nombreux concerts au Rockerill. »

    4) Dirty Monitor, Loïc Nottet, Kid Noize,…

    “Charleroi n’a pas à rougir de ses figures montantes dans le monde de la variété et de la musique. Kid Noize a réussi à s’imposer comme DJ, avec son masque de singe, sur les plus grandes scènes. Loïc Nottet est un excellent chanteur et danseur. Je suis toujours «soufflé » devant les projections en 3D vidéo mapping de Dirty Monitor,… J’apprécie aussi JeanJass, très bon rappeur ».

    5) le redéploiement des activités à la Ville Basse

    « Mon lieu de prédilection à Charleroi est la Brasserie du Quai 10. C’est là que j’aime me retrouver le plus souvent pour discuter avec des amis.  Je vais aussi souvent à la Manufacture Urbaine, à Rive Gauche, ou dans d’autres établissements sympas,… Je suis particulièrement content et fier de voir le redéploiement de la Ville Basse. Grâce aux différents chantiers entrepris, cette partie de la Ville ramène des habitants à son centre. Charleroi montre ainsi qu’elle peut être à la hauteur de ses ambitions ! »

    6) le développement du sport dans la ville

    « Quand j’ai appris que Décathlon, récemment inauguré, allait bientôt accueillir une salle de sport, une autre d’escalade, un terrain multisports, sans oublier 5 terrains de foot et 5 de padels sur le toit, on ne peut que se féliciter de l’offre sportive de plus en plus grande à Charleroi. Très belle initiative aussi le West Station Skate Park à Couillet ! Je me souviens que, plus jeune, j’allais faire du skate avec des copains sur l’esplanade devant le Ministère des Finances, mais nous nous faisions chasser, parce que cela nous était interdit ! »

    7) la montée du Sporting

    «  Je suis très attaché au Sporting. Belle saison avec une série de 10 matches sans défaites : on peut être fier de nos Zèbres ! Mon papa m’emmenait souvent au stade. En 1992-1993, j’étais plein d’admiration pour des joueurs comme Dante Brogno ou encore Pär Zetterberg ! Je n’oublierai jamais le fameux match qui opposait, le 17 juin 2000, l’Angleterre à l’Allemagne, pour l’Euro 2000. La Ville était en état de siège, par peur des violences entre Hooligans ! »

    8) la lutte pour la conservation de sites industriels

    « L’industrie lourde fait partie de l’ADN de Charleroi. Pour que notre Ville ne balaie pas une partie importante de son passé, je comprends les luttes pour la sauvegarde de sites industriels à Charleroi, comme le HF4. De grandes villes comme Manchester ou Liverpool ont connu aussi une crise de l’industrie, et ont pu rebondir dans d’autres secteurs ».

    9) la fermeture de Caterpillar

    «  En septembre 2016, Caterpillar annonçait la fermeture de son site de Gosselies et le licenciement collectif de 2200 travailleurs. Au même moment,   je participais à des festivités pour le 350ème anniversaire de la fondation de Charleroi. C’est un peu ça l’actualité, telle qu’elle se présente également au JT. Les mauvaises nouvelles côtoient les bonnes ».

    10) le décès de Jean-Yves Wargnies

    « Bien sûr, j’ai été bouleversé par la mort toute récente de Jean-Yves Wargnies. C’était une grande figure à Charleroi, très appréciée pour sa bonne humeur et sa générosité, mais je ne l’ai pas connu personnellement. Le meurtre à son encontre a été brutal, complètement dépourvu de sens,( pour une querelle de voisinage!)  et ne peut absolument pas être justifié, de quelque manière que ce soit. »

    JEAN-CLAUDE HERIN

  • MARCHES DE NOEL A CHARLEROI ET DANS L'ENTITE

     

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    Un beau marché de Noël au Bois du Cazier

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    Les étudiants de la Garenne s'investissent pour le Bénin

    A dix jours de Noël, Charleroi et l’entité ont déployé les grands moyens pour que la Fête soit tout à fait réussie : marchés de Noël, Noël des Mômes, opération « Bourquis for life »,… Seul bémol : le mauvais temps, mais (hélas !) il est de saison !

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    La fameuse tartiflette de Pascal !

    Un énorme rush était enregistré à l’ouverture du Marché de Noël du Bois du Cazier, vendredi en fin d’après-midi. « On n’a jamais vu autant de monde ! Sans doute qu’à cause de la pluie, tout le monde veut se retrouver à l’intérieur, bien au chaud ! » notait avec amusement Paola de l’Office du Tourisme de Charleroi, en visite ce jour-là. Durant le week-end, tout le site était investi par une centaine d’exposants. Difficile de faire son choix parmi des milliers d’articles : boules de Noël, bougies, santons, bonshommes de neige, foulards, crèches,…

    Les produits de bouche étaient aussi proposés. « Pour les tartiflettes, j’ai préparé 24 kg de pommes de terre, 4kg de lardon, kg de fromage. Tout va partir comme des petits pains ! » s’exclamait Pascal.

    A l’entrée du Musée de l’Industrie, quelques jeunes élèves en section animation de la Garenne s’étaient déguisés pour l’occasion en Père Noël et en lutins. « Nous pensons que Noël est aussi une période où l'on est tourné un peu plus vers les plus démunis. Nous récoltons des fonds pour une mission humanitaire « AfricapSud » au Bénin » expliquait Téodore Hura, un jeune étudiant.

    Ours et grenouille à Charleroi danse

    Charleroi vivait son traditionnel Noël des Mômes, avec les deux bus anglais qui sillonnaient le Centre Ville. 13 arrêts étaient prévus. Dans le Hall Rouge du Théâtre Marignan, des récits sur Noël étaient contés.

    A Charleroi danse,  le (jeune) public assistait à « De tête en cape », un spectacle au cours duquel un ours commençait à sautiller sur ses pattes amaigries alors qu’une grenouille secouait sa tête pleine de poils !

    A la Maison de la LaÏcité, les visiteurs découvraient de manière ludique, des actions pour le climat, fabriquaient du Slime, testaient un parcours ludique de sensibilisation à la conduite, confectionnaient des sacs ou des origami,… Le tout était gratuit ! Le Noël  des Mômes se poursuivait dimanche par une séance cinéma à Pathé.

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    Un des deux bus à l'anglaise

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    Des actions pour le climat

    Dans la périphérie, les marchés de Noël battaient également leur plein.                      

    A Ham-sur-Heure, les artisans avaient pris place au château. Dans le parc, Alessio Di Placido et son équipe relançaient le Bourquis for life. 

    « Il y a quatre ans, mes amis et moi étions sur la place de la Digue pour le Viva for life » explique le coordinateur et co-fondateur de l’Opération. « Nous avons directement pensé : « Et pourquoi ne ferions-nous pas, nous aussi, une action à Ham-sur-Heure, en faveur des enfants déshérités de la région ? » De là a germé l’idée d’aménager un (mini)Cube, dans lequel s’installe le studio éphémère « Radio Bourquis », sur une esplanade en bois de 1100 m2. Des animations et concerts avec des groupes locaux (Red Neck, Super Massives babies, Wacky Lane,…) se déroulaient autour du Cube.

    Samedi après-midi, les élèves de l’école des Sœurs de la Providence de Mont-sur-Marchienne remettaient une enveloppe de 1560 €, grâce à l’argent récolté de vente de bougies. 29 bénévoles oeuvrent au succès de « Bourquis for life ».

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    Les élèves de primaire des Sœurs de la Providence

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    L'urne pour les dons

    L’année passée, 12 885 € étaient versés au profit de l’Opération : « Viva for life » !  JEAN-CLAUDE HERIN

  • RIVE GAUCHE: Des portes trop lourdes pour des personnes à mobilité réduite !

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    Mina Saouti ouvre les portes de Rive Gauche avec grande difficulté

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                           Des actions de sensibilisation sont menées par « Roues Libres »

    La jeune association carolo « Roues Libres », qui travaille à rendre  la Ville et centres privés urbains accessibles à tou(te)s, a fait une première démonstration sur le terrain : à Rive Gauche, il est très difficile, voir impossible d’ouvrir les portes pour une personne à mobilité réduite !

    Très récemment, les membres de « Roues libres » se sont rendus au complexe commercial Rive Gauche, pour sensibiliser le public aux difficultés que rencontrent les PMR.

    Ce jour-là, une jeune maman valide a essayé un fauteuil manuel et a mieux compris ainsi ce que peut éprouver une personne  à mobilité réduite pour ouvrir des portes avec un enfant sur les genoux, ou même avec un sac de course.

    En fauteuil roulant depuis 5 ans,  Antoine Barbier de Roux (67 ans) n’y est arrivé qu’à l’aide de son épouse Karine, qui l’accompagne tout le temps. Même Françoise Daspremont, échevine des Personnes porteuses de handicaps, a tenté l’expérience. 

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    L'échevine Françoise Daspremont en fauteuil roulant

    Le constat est sans appel : beaucoup de personnes, dans des situations de faiblesse ou d’incapacité, n'ont pas la force nécessaire pour pousser ces portes !

    « Notons une autre aberration : avec nos chaises roulantes, nous ne pouvons pas emprunter l’escalator du sous-sol, alors que les portes, non loin de là, sont automatiques ! » tonne Mina Saouti (58 ans), une citoyenne carolo.

    L’Eden, un bon exemple d’inclusion

    Et il n’y a pas que les PMR qui sont concernés. A la suite d’un AVC, Jean-Philippe Wéry, autre citoyen, souffre de troubles d’orientation et de déséquilibre. «  Mon handicap est « invisible » et pourtant bien réel » signale ce dernier.

    Le bilan de la journée était positif : « Grâce à notre action à Rive Gauche, beaucoup de personnes se sont senties concernées. Il faut réveiller les consciences, car le handicap pourrait arriver aussi à une personne valide ! » notait Alain Pelgrims, membre bénévole. 81 signatures de soutien ont d’ailleurs été recueillies !

    L’association « Roues libres » a été créée avec l’appui du PAC Charleroi, en complément de « Handi-Alert-Infos », fondé en avril 2017 par Mina Saouti. Afin d'atteindre ses objectifs, « Roues libres » met en place des ateliers et des réunions, participe à des manifestations dans l'espace public, interpelle le monde politique et les médias, et utilise la visibilité que peut offrir les réseaux sociaux pour informer.

    « Ensemble, nous recensons les lieux et les aménagements urbains adaptés et non adaptés dans le centre ville pour les personnes à mobilité réduite, et tentons de dégager des solutions » souligne Margaux Joachim du PAC. Parmi les bons élèves : L’Eden. Depuis plusieurs années, plusieurs aménagements ont permis à l’équipe du Centre Culturel carolo d’accueillir au mieux les publics et bénévoles en situation de handicap. Un exemple à suivre… JEAN-CLAUDE HERIN

    Pour toute info : 0468/ 37 09 51 – page Facebook

    Pierre Foucart, directeur de Rive Gauche, réagit :

    « Force est de reconnaître que le bureau d'architecture qui a dirigé la construction de Rive Gauche aurait pu être plus attentif encore à la personne handicapée. Les portes trop massives constituent un réel problème pour les personnes à mobilité réduite, c’est indéniable » reconnait Pierre Foucart,  directeur de Rive Gauche. « Le problème est souvent lié à un manque de place : l’installation de deux portes automatiques, par exemple, à la place Buisset, nous ferait perdre des vitrines.

    Mais des solutions existent. Lorsqu’il fait plus de 20 degrés, des portes « guillotines » se soulèvent pour laisser passer le public, à l’entrée principale du Complexe. Ce n’est pas suffisant, j’en suis bien conscient… Je rencontre d’ailleurs, cette semaine, le Conseil Consultatif de la Personne Handicapée de Charleroi pour analyser le problème à fond ».

    J.C.HERIN