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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 457

  • ROMAN DE BERNARD MOLLET: "Turbulences estivales" ou l'Effet papillon !

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    L’action se déroule dans notre région. Deux paisibles familles sont fortement ébranlées par des événements tragiques, à quelques années d’intervalle.

    La suite, addictive et stupéfiante, est racontée dans « Turbulences estivales », un roman/ thriller signé par l’auteur carolo Bernard Mollet. Rencontre.

    - Dans votre premier roman, vous mettiez une grande part de vous-même. Ce qui n’est plus le cas dans le deuxième…

    Bernard Mollet (BM) : Il est vrai que dans « J’avais promis »,  je me projetais dans le récit par mon attachement à la nature et à la montagne,  ainsi qu’aux années 70 à 90, traversées dans ma jeunesse. Cette fois, j’ai changé de cap en m’intéressant au registre de l’intrigue, tout en restant  très attentif à la psychologie des personnages,  afin de permettre à chacun de plonger émotionnellement au cœur des évènements.

    Le pitch : deux familles tranquilles, des drames, des rebondissements et en parallèle, un personnage très mystérieux, une femme semblant séquestrée qui vient tout remettre en question, faire douter, voire manipuler le lecteur. Quels liens établir, quelle issue à cette fiction déroutante ?

    - Une bonne partie de l’histoire se passe entre Châtelet et Gerpinnes ainsi que dans la vallée de la Molignée…

    B.M.  Oui, dans le joli petit village de Sosoye exactement. Je tenais à ancrer le roman dans des lieux que je connais parfaitement, où je me situe avec facilité. C’est aussi le village qui a vu naitre le premier tueur en série belge,  un des pires criminels de notre pays qui a perpétré de nombreux meurtres. Lui et d’autres figures sombres traversent insidieusement le récit.

    - Pourquoi ce titre « Turbulences estivales » ?

    B.M. A l’instar de ce que l’on nomme « l’effet papillon », un petit événement anodin peut avoir d’importantes conséquences en cascade, même à distance. Ces turbulences ne sont peut-être pas toujours catastrophiques. Au contraire, elles peuvent remodeler positivement des destins, faire retrouver des chemins oubliés !

    - Qu'est-ce qui vous fait écrire, en général? D'où l'inspiration vous vient-elle ?

    B.M. Ce qui me fait écrire c’est l’amour de la langue et sa richesse, l’envie de raconter des histoires, le souhait de partager des idées. C’est le plaisir vibrant dans l’agencement des mots, dans la recherche de la bonne formulation pour transmettre un fait, une pensée, une émotion voire une atmosphère. C’est le bonheur de concrétiser, de mettre en forme le cortège d’idées et de réflexions qui s’entrechoquent dans mon esprit, de les poser et les observer avec recul. C’est aussi le délice de jouir du pouvoir absolu de l’auteur face à la fiction, celui de décider de tout, des personnages, des lieux, des ambiances et d’en changer à son gré, selon le cours qu’il veut donner à son récit.

    L’inspiration se trouve partout autour de nous, pour peu que nous soyons curieux des autres et du monde qui nous entoure, que nous observions et cherchions à comprendre, à envisager les choses à travers différents prismes. J’aime appréhender la personnalité des gens, les trajectoires de vie, les relations interpersonnelles, mais aussi les environnements qui nous façonnent.

    « Turbulences estivales » par Bernard Mollet, 15 , 230 pages. Disponible sur le site de « Le livre en papier » www.publier-un-livre.comou dans les Librairies : Molière à Charleroi, Grand’rue à Trazegnies, du Perron et Franco-Belge à Châtelet.

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

  • EXPOSITION- Le Vecteur: Et si Charleroi devenait le Pays Bleu ?

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    Photographe et dessinateur, le plasticien Rémy Hans a nimbé de bleu les architectures et industries de Charleroi et des alentours. Lysiane Ambrosino, quant à elle,  nous emmène dans son monde enchanté, tapissé de fleurs… A voir au Vecteur jusqu’au 4 juin.

    C’est à une douce et originale rêverie que nous invite le plasticien Rémy Hans.  A travers ses clichés imprimés en bleu sur tulle, les structures métalliques  du Haut-Fourneau 4 ou encore les cheminées en brique rouge sortent de leur caractère brut pour devenir légers et vaporeux.  Dans la grande salle d’expositions du V2, volutes de fumées ou nuages, représentés sur une immense fresque,  semblent se confondre… Muni de son porte-mine bleu ciel, Rémy Hans donne également une dimension inédite et poétique aux terrils de la Boucle Noire ou encore à la station métro fantôme du Chet. En résidence, pendant deux mois à Charleroi, l’artiste montois a posé son regard neuf sur notre Cité. Pour certaines de ses œuvres, comme le « Le Voyageur », l’artiste s’est inscrit dans la veine du peintre Caspar David Friedrich, artiste influent de la peinture romantique allemande du XIXᵉ siècle.

    des nuages aux fleurs

    « Si la Belgique est surnommée parfois le Plat Pays, il n’en est rien de Charleroi, hérissée de ses terrils et de ses fûts de cheminées » souligne Rémy Hans. «  Les bâtiments, en guise de vestiges, traduisent les riches heures d’une ville où l’activité industrielle a été intense ». 

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    Univers floral avec Lysiane Ambrosino

    Autre expo, autre univers, mais tout aussi « zen » avec la plasticienne Lysiane Ambrosino. Cette artiste bruxelloise, d’origine française, travaille le motif, les couleurs vives et franches avec une prédilection pour le thème floral qui lui rappelle Aix-en-Provence et Avignon, où elle a passé son enfance. «  A travers mes compositions, je fais voyager le public dans un jardin enchanté et coloré où l’imaginaire est roi, avec des motifs abstraits, des œuvres textiles, des couvertures matelassées, des ex-voto en argile, des impressions au pochoir,  et des formes aux contours abstraits et enfantins ». 

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    Les expositions « Au cœur de la brume, les hommes se perdent » de Rémy Hans et « Jardin intérieur » de Lysiane Ambrosino sont visibles jusqu’au 4 juin au V2 et au Rayon du Vecteur, les mercredis, vendredis et samedis de 14h à 18h sur rendez-vous, au 30, rue de Marcinelle, 6000 Charleroi. Entrée libre - www.vecteur.be – 071/27 86 78.

    JEAN-CLAUDE HERIN

  • MARCINELLE- BOIS DU CAZIER: Les chocolats de Tarquin Fontaine: "parfaitement imparfaits" !

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                          Les chocolats de Tarquin Fontaine : aux couleurs du Pays Noir !

    Jeune chocolatier originaire de Charleroi, Tarquin Fontaine a présenté et fait goûter ses chocolats, ce dimanche, au Bois du Cazier. Par leur couleur et le dessin sur l’emballage, les tablettes noires font penser aux terrils et aux charbonnages.  

    Tarquin Fontaine tient sans doute son goût de la cuisine des petits plats que mitonnaient sa mère et sa grand-mère.  Aujourd’hui,  le jeune ingénieur commercial dynamique a créé sa propre gamme de chocolats. 

    Sa façon de travailler a retenu toute l’attention  de Patrick Ridray, gestionnaire de la librairie du Bois du Cazier, à tel point que les tablettes du chocolatier sont vendues à l’accueil : 13 euros (chocolat noir)  et 14 euros (chocolat blanc).

    Dimanche, le jeune Carolo se livrait à  une démonstration, et proposait une séance de dégustation au Forum. La méthode de fabrication est naturelle.

    « Contrairement au chocolat industriel,  je contrôle toutes les étapes de production. Je travaille directement à partir des matières brutes que sont les fèves de cacao : elles sont vérifiées, goûtées, torréfiées, concassées et broyées pour en faire une pâte de cacao.  Du beurre de cacao et des pâtes de sucre non raffiné sont ajoutés. Puis je réalise des tablettes. Une façon de garantir aussi une traçabilité totale » signalait Tarquin Fontaine.  

    des chocolats « parfaitement imparfaits »

    Quatre chocolats sont proposés à la vente : « le noir de noir » (composé de 80% de cacao en provenance des Caraïbes),  le chocolat au lait foncé (avec 60% de cacao), le « blanc de blanc » (avec de la vanille), et un chocolat vegan (avec du lait végétal. 

    « On dit parfois des mes tablettes qu’elles sont parfaitement imparfaites. C’est vrai, car la matière évolue ! » fait remarquer le chocolatier.

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    Des photos de morceaux de charbon sur l’emballage renvoient aux fameux terrils de la région.  « J’en ai eu l’idée lors d’une balade sur les terrils. Et je me suis dit que ça serait vraiment génial de faire un chocolat qui rappelle les structures des puits de mine ! »

    Les chocolats sont fabriqués à la Ruche Théâtre. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Tarquin.chocolat@gmail.com. 0474/45/63/78. En vente au bois du Cazier ou au comptoir des belges à Marcinelle. Également via la messagerie de la page Tarquin chocolatier Tarquin. A Ville 2 le 8-9 mai pour le corner store éphémère.