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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 588

  • THEATRE: CABARET 2000 AU MARIGNAN THEATRE: Un "Malade imaginaire" un peu décalé, mais fidèle au texte de Molière

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    La troupe carolo de Cabaret 2000 donne un coup de jeune au « Malade imaginaire », comédie-culte de Molière, avec une distribution de 12 acteurs, quelques scènes vraiment sexy et un décor tout à fait contemporain (les murs sont couverts de graffiti !).

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    Pour s’assurer des secours contre la maladie, Argan (Luigi Di Giovanni) veut marier sa fille Angélique (Maïté Saint-Hubert), malgré elle, à Thomas Diafoirus (Damien Lucaselli), le fils de son médecin (Jacky Druaux). Amoureuse de Cléante ( Florian Fournier), celle-ci trouve heureusement un puissant auxiliaire dans sa servante Toinette (Michelle Vercammen) qui ne craint pas d’affronter le courroux d’Argan et même de Béline (Evelyne Delfosse), sa seconde femme, pour s’opposer à ce ridicule mariage. Il est vrai que Béline ne demande pas mieux que d’éconduire de la maison les enfants d’un premier lit ; même, par des caresses perfides, elle flatte les faiblesses de son mari, lui donne des témoignages hypocrites de tendresse, jusqu’à ce qu’enfin elle soit parvenue à lui faire faire un testament en sa faveur, au préjudice de ses enfants…

    La pièce est mise en scène par Boris Rabey, réalisateur de télévision, diplômé de GITIS, la plus grande école de théâtre de Russie. Par sa méthode de travail innovante basée sur l'expression de l'émotion brute de l'acteur, il permet de mettre en évidence  les intentions premières de l'auteur et ainsi de toucher au caractère universel et intemporel de l'œuvre de Molière.  A voir jusqu’au 1er mars, au Théâtre Marignan, Boulevard Joseph Tirou, 53 à Charleroi, je/ve/sa à 20h30. Di/16h30. Places : 18 €. -25 ans : 10 €. Seniors : 14 €.  Groupe +10 pers : 13 €. Infos et/ou réservations: 0495/10 20 14.   JC HERIN

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    Un très bon divertissement 

  • COUILLET- Pour la sauvegarde du Pêchon

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    Hauts de plus de 60 mètres, les deux châssis à molette qui subsistent au Pêchon sont les derniers vestiges du site qui surplombait le  puits numéro 25 du charbonnage de Monceau-Fontaine. Un comité se bat pour leur sauvegarde.

    Bien décidés à se faire entendre, des membres de L’Amicale des Mineurs  des Charbonnage de Wallonie, des Ex-minatori de Marcinelle, de l’Association des Anciens Mineurs de Jumet/Heigne et de l’Amicale des Gueules Noires et Hiercheuses de Wallonie sont descendus sur le site du Pêchon à Couillet, mercredi après-midi. Marcel Opilier, mineur à la lampisterie-chaufferie de 1970-1974, était aussi présent.

    Leur objectif ? Réaffirmer leur attachement  aux deux chevalements (appelés aussi « Belles Fleurs ») qu’ils veulent absolument garder dans le paysage. « Ce sont des vestiges qui témoignent   d’un riche passé industriel » affirme Charles Flohimont, vice-président des Anciens Mineurs de Jumet/Heigne.

    Tout comme le Cazier ou d’autres charbonnages,  le Pêchon est connu pour ses drames humains. Les 7 et 8 novembre 1972,  un éboulement, suite à un  coup de poussier, faisait 6 victimes. Le charbonnage a été fermé en 1975, restauré  en 1985, puis abandonné. « Cela fait donc plus de 30 ans que le site se trouve dans un état de délabrement quasi complet » observe François Dethier, membre de l’AMCW.  « Si nous n’agissons pas aujourd’hui, dans 50 ans, y aura-t-il encore quelqu’un pour parler de notre Histoire ? » poursuivait Sergio Aliboni, président de l’AMCW.

    HF4 et Pêchon : même combat !

    L’état des châssis à molette du Pêchon faisait pourtant craindre  leur destruction.  Heureusement,  le 20 août 2019, Laurence Leclercq, échevine de l’Urbanisme, et Thomas Parmentier, échevin du Tourisme, s’opposaient,  lors du Collège communal, à une demande de permis d’urbanisme pour leur démolition, entamée par la Région Wallonne, propriétaire du terrain. Valérie De Bue, Ministre de la Fonction publique, du Tourisme et du Patrimoine à Gouvernement wallon, a reçu une pétition d’un millier de signatures, et va se lancer dans un inventaire du patrimoine industriel en danger.

    «  Ces chevalements, parmi les plus hauts de Wallonie, sont, avec le HF4, des signaux à l’entrée de la Ville. Ils  doivent  être absolument préservés ! » insistait Jean-Louis Delaet, directeur du Cazier et président du Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles. A terme, les membres souhaiteraient aussi l’installation d’une plaque mentionnant le nom des mineurs disparus. JEAN-CLAUDE HERIN

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    Une belle mobilisation ! 

  • EXPOSITION DE LOUIS-PHILIPPE DELLA VALENTINA A LA POSTERIE ( jusqu'au 16 février )

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    Le fameux chat: "Abeye "! 

    Louis-Philippe Della Valentina a accompagné un groupe de sans-abri à Charleroi et les a photographiés dans leur vie de tous les jours.  Son expo : « Rive droite »  est à voir au Centre Culturel  de la  Posterie à Courcelles, jusqu’au 16 février. 

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    De gauche à droite: Denis Uvier, Louis-Philippe Della Valentina et Robert Tangre

    Tommy dit « L’Indien », « Kirikou », Cédric, Magali, Mélodie (décédée d’une overdose),… Toutes ces personnes précarisées ont planté leur tente, pendant un an et ½,  sur un ancien parking abandonné de la rive droite de la Sambre à Charleroi, avant d’être expulsées. Comédien de formation, marionnettiste (il a présenté dernièrement au Centre culturel de Farciennes son spectacle : « L’écran magique »), photographe (il a suivi des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi), Louis-Philippe Della Valentina a partagé le quotidien des sans-abri, à raison d’une semaine par saison sur une période d’1 an (en 2017). « Bien entendu, pour éviter toute forme de voyeurisme, je n’ai pas « mitraillé » tout de suite les occupants, mais j’ai passé du temps avec eux. Je comprends d’autant mieux leur situation qu’en 2016, je suis tombé moi-même dans l’extrême pauvreté » soulignait Louis-Philippe. «  Me considérant comme un photographe « situationniste », je fais ce que je photographie et je photographie ce que je fais ».

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    il a fumé du venin de crapaud !

    Vendredi soir, le vernissage de l’expo de Louis-Philippe Della Valentina réunissait bon nombre de ses amis, dont Denis Uvier : « J’ai connu Louis-Philippe, alors qu’il était âgé de 19 ans. Rapidement, des liens se sont tissés entre nous » a souligné l’éducateur de rue. Le photographe carolo racontait certaines scènes : « Je me souviens tout particulièrement du nom d’un chat surnommé « Abeye !» qui veut dire « vite » en wallon. Ce chat était destiné à pourchasser rapidement les rats qui avaient envahi le site.  La vie était vraiment difficile dans le camp, mais une certaine forme de solidarité s’était installée».

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    Louis-Philippe Della Valentina a été sollicité ensuite pour photographier la jungle à Calais. «  J’ai refusé, car je ne veux pas être étiqueté de « photographe social » expliquait-il. L’artiste prépare actuellement une expo sur le chamanisme, après une expérience vécue en Italie auprès des « hommes-médecine » : « J’ai fumé du venin de crapaud ! Une expérience étonnante pour diminuer le stress ! » faisait-il remarquer.  L’expo « Rive droite » est à voir jusqu’au 16 février à la Posterie, 46, rue Monnoyer à Courcelles. En semaine : de 16h à 18h et le WE de 14h à 18h. Entrée gratuite. JEAN-CLAUDE HERIN

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