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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 249

  • CHARLEROI- Festival du Clap d'Or: Bast Lecomte s'est inspiré de Chaplin et de "The Artist"

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                                                             Coskun, Tiziano, Stefano et Bast.

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    Bast Lecomte 

    Le Courcellois Bast Lecomte est réalisateur et acteur dans « Zebra Homeless ». Le court-métrage - un clin d'oeil au cinéma muet des années 20 - était projeté samedi au Cinéma Quai 10/Côté Parc, dans le cadre de la 11ème édition du Clap d'Or.

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    A 18 ans, Bast Lecomte est bien décidé à se lancer dans le cinéma : l'an prochain, cet élève en 6ème secondaire à l'Institut Saint-André se formera à la prestigieuse Ecole Florent à Bruxelles. Le virus du cinéma, Bast l'a contracté il y a quelques années, puisqu'il a déjà deux films à son actif, avant de présenter le troisième : « Zebra Homeless », qu'il a réalisé  pour le Clap d'Or.

    « Mes copains et moi avions le choix des thèmes, à condition de respecter deux critères : une référence à Liège (c'est la raison pour laquelle le film commence à la Gare des Guillemins), avant d'être tourné à Roux, et avoir quelque chose de zébré, qui rappelle le Sporting de Charleroi, d'où le titre du court-métrage » précise le Courcellois. « Le fil conducteur est le lien entre un ado, qui subit la violence de son père, et un sans abri. Vient s'y ajouter toute la problématique de la sécurité. A Charleroi, je suis frappé par le fait que les sans-abris sont peu protégés. C'est un aspect que je voulais développer dans le film, en me faisant passer pour l'un d'eux. »

    Particularité du film ? Il est en noir et blanc. « J'ai beaucoup regardé les films de Charlie Chaplin, et plus récemment « The Artist » qui rend hommage au cinéma muet » poursuit Bast Lecomte. «  D'où l'importance de « surjouer » certaines scènes en forçant un peu les mimiques ». Notons aussi quelques effets spéciaux du plus bel effet, comme une douille qui part à toute vitesse et dont le spectateur suit la trajectoire ! Le film pourrait aussi rappeler un peu l'univers de « C'est arrivé près de chez nous ».

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    « Toc, Toc » Clap d'or 2023

    A l'issue des projections, 5 prix ont décernés par un jury professionnel. Cette année, le film « Toc,Toc » de l'ACJ La Broc a reçu le prix du Clap d'Or. Dans ce court-métrage, le jeune Cameron est « enfermé » dans son smartphone et cherche à en sortir, notamment en faisant appel à un mage. « Le film pointe l'utilisation des réseaux sociaux et de ses dérives » note Fabrice Van den Broeck, animateur et coordinateur de la maison de jeunes.

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    "Toc, Toc" avec l'ACJ La Broc 

    Le thème des fake news a été abordé par la Maison de jeunes l'Eveil à Ransart. Lors d'une rencontre entre le Standard et le Sporting, Liège a attaqué Charleroi ! «  Nous voulions attirer l'attention des jeunes sur le fait qu'il faut toujours vérifier les sources, avant de donner une info » signalait Rosario Trunzo, coordinateur.

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    Fake News avec L'Eveil 

    Toute la journée de samedi, les portes du Quai 10/Côté Parc étaient ouvertes gratuitement pour venir y découvrir les créations audiovisuelles de plusieurs jeunes issus principalement de maisons de jeunesse, d’institutions ou encore de groupe scolaires. La cérémonie était ponctuée d'animations. 

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    A droite, l'oncle Fétide 

    Oncle Fétide (Vincenzo Aronica) a recherché Mercredi pour qu’elle l’aide à déterrer les morts. Un humour noir, délicieusement macabre et drôle, où l’on découvre un Fétide tantôt joueur, tantôt séducteur, tantôt nostalgique. Le comédien carolo s’est inspiré du Fétide des années 90, joué par Christopher Lloyd, à qui il a prêté sa propre vision du personnage, attachant et dément, dans lequel il a pu exprimer toute sa folie délirante. «  Une fois de plus, la créativité et le mélange de différents milieux sociaux de cette édition du Clap d'Or, organisée conjointement avec Liège, ont été fortement mis en avant lors de ce festival » soulignait Sergio Costabeber, coordinateur.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Le festival cette année a encore été une belle réussite. Avec, la participation des élèves de Saint-Joseph qui ont concocté un délicieux "Drink dînatoire", les élèves de Notre-Dame qui ont assuré l'accueil, les élèves de Jean-Jaurès pour les photos et l'affiche ainsi qu'oncle Fétide et Mercredi qui étaient les invités surprises et ont qui ont apporté une dimension encore plus décalée et festive au festival. 
    Comme les années précédentes, les jeunes (7 groupes de jeunes de Liège et 5 groupes de jeunes de Charleroi) ont présenté des courts-métrages de qualité avec des messages forts et ont été valorisés par une salle comble dans une ambiance très festive.
     
    Le prix de la meilleure actrice a été attribué à Alya pour le film "Allez, ça dégage..." réalisé par les jeunes de l'AMO "La boussole" de Liège.
    Le prix du meilleur acteur à Wassim de l'ASBL "La Marguerite" de Liège pour le film "Yanis".
    Le prix Coup de Cœur du Jury au film "In7ption" réalisé par le groupe de jeunes du centre de jeunes et de Quartier de Liège.
    Le prix Coup de Cœur du Public au court-métrage "Solidarkondé" réalisé par les jeunes de l'AMO de Braîne-L'Alleud.
    Et le grand prix du festival du Clap d'Or aux jeunes de la maison des jeunes de "La Broc" de Charleroi pour le film "Toc Toc" 
  • MUSIQUE- "Branches de vie " d'Aurélien Belle

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    Dérision, poésie, et vie quotidienne parsèment les huit chansons du nouvel album d'Aurélien Belle. L'auteur-compositeur-interprète carolo se produira bientôt au Cercle Saint-Charles.

    Avec son chapeau, ses lunettes et son physique longiligne, Aurélien Belle est un artiste facilement reconnaissable dans le paysage culturel carolo, sepuis plus de 20 ans. « Je suis un oiseau de nuit. Je suis inspiré par l'atmosphère « by night » de la Ville.  Je fréquente beaucoup les bars. C'est là qu'on peut étudier le comportement des gens, car ils se montrent tels qu'ils sont et non tels qu'ils devraient être. Ce côté nocturne a inspiré quelques-unes de mes chansons » note l'artiste. Aurélien Belle nous revient avec un deuxième album : « Branches de vie ». «  Pourquoi cette métaphore? Parce que les chansons sont des branches, des branches d'arbres d'espèces toujours aussi surprenantes qu'inattendues... Des branches de vie qui parfois s'entrecroisent et qui se multiplient avec les années en montant toujours plus haut vers le ciel ». Le Carolo assure lui-même les claviers et le chant.

    7 musiciens, pour la plupart issus de la scène jazz, ont participé à l'enregistrement : Manu Bonetti (guitare), Fabrizio Erba (basse), Jerôme Baudart (drums), Philippe Hacardiaux (accordéon), Stéphanie Gilly (saxophone, clarinette, trompette), Sigrid Vandenboogaerde (violoncelle) et Françoise Derissen (cordes, choeurs, direction musicale).

    les gens tels qu'ils sont, la nuit

    L'enregistrement et le mixage de l'album ont été réalisés au Green Field Studio par Pierre Bartholomé. Sur l'album, novateur aussi dans sa conception visuelle et graphique, illustré par David Vicar, on trouve différents titres comme « Le slmow inconnu » : deux personnes qui se sont rencontrées sur un slow, mais tellement bourrées qu'elles ne se souviennent plus sur lequel ! « L'homme et la petite fille » est une chanson (immortalisée dans un clip tourné à « Livre ou Verre » et Le Cercle Saint-Charles) sur l'indétermination et l'ambiguïté des couples qu'on croise parfois en ville. « Logique song » a été inspirée par les souvenirs difficiles à l'école de l'artiste : cette chanson tourne un peu en dérision une certaine pédagogie de bourrage de crâne(s). « Il dansait devant les hôpitaux » est une chanson écrite avant le Covid, mais prémonitoire de l'actualité».

    Le coup d'envoi de la formule scène du spectacle a eu lieu le 28 avril à l'Atelier M. Le prochain concert aura lieu le vendredi 26 mai à 20h30 au Cercle Saint-Charles (avec Andy Kirk aux percussions ), rue de la Légende Dorée, 62 à Montignies-sur-Sambre. Prix: 10 euros. Réservations sur l'adresse mail : https://culturerock.eu/billetterie/

     

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Aurélien et ses musiciens 

  • CHARLEROI- Expo: "A rat is a rose " à voir au Vecteur

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    Hugo Dinër 

    A travers l'exposition : « A Rat is a Rose » au Vecteur, le plasticien belge Hugo Dinër met la fleur et le rongeur tantôt en communion, tantôt en opposition.

    Avec sa cape verte et ses oreilles de rat, Hugo Dinër ne passe vraiment pas inaperçu ! C'est dans cette tenue un peu particulière que le plasticien bruxellois est apparu lors du vernissage, avant d'exécuter quelques morceaux au piano. De manière métaphorique, l'artiste réhabilite ainsi le rat, souvent considéré comme un animal nuisible.

    Pour monter son exposition, Hugo Dinër, en résidence de six semaines au Vecteur, est parti de la phrase : « Rose is a rose is a rose is a rose », tirée du poème : « Sacred Emily » (1913) de Gertrude Stein.

    De nombreuses fois cité, transformé et parodié, ce vers opère un aller-retour entre les nombreuses portées de rose : la rose comme objet, métaphore, sonorité,... « Les mots ont le pouvoir de générer des images mentales, un peu comme la mer qui fait directement penser au sable, aux vagues, aux coquillages,... » signale l'artiste.

    Dans son expo, rats et roses sont gravés sur du plexiglas. Le rat dort avec la rose. Les épines de la rose peuvent être les griffes du rat. La queue du rat peut faire penser à la tige de la fleur, les poils à des pétales... Les gravures et une couronne mortuaire montrent également, sous forme de texte et de représentation figurative, les deux figures principales de l'exposition.

    Au visiteur d'être donc bien attentif pour décoder toutes ses associations et même d'en créer d'autres. L'expo occupe l'espace dans sa verticalité. Une série de chutes de rubans tourne, portée par des moteurs, lesquels produisent une musique qui s'intègre à une ambiance sonore écrite pour la pièce. « Il se dégage quelque chose de très sensoriel entre le son et le mouvement des rubans » poursuit Hugo Dinër. L'exposition : « A Rat is a Rose » est à voir jusqu'au 16 juin, les mercredis et vendredis sur rendez-vous et les samedis de 14h à 18h, au Vecteur, rue de Marcinelle, 30 à Charleroi. vecteur.be 071/278 678.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Devant une couronne mortuaire