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Ca bouge à Charleroi et dans l'entité ! - Page 276

  • MARCINELLE- Bois du Cazier: Expo de Benoît De Clerck: Charleroi industriel

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    A travers ses photographies, Benoît De Clerck explore les traces laissées par les industries à Charleroi. A voir au Bois du Cazier jusqu'au 25 mars. 

    S'il a consacré sa carrière au travail psychosocial auprès de personnes souffrant d'assuétudes, Benoît De Clerck a toujours assouvi sa passion pour la photographie.

    Carolo d'adoption depuis 1995, ce Bruxellois a déjà réalisé plusieurs travaux photographiques, notamment la finalisation de la boucle du métro, la transformation de la place de la Digue, la construction de l'hôtel de police,...

    Plusieurs de ses photos de grand format sont exposées actuellement au Bois du Cazier, sous le titre : « Mémoires d'acier ». Son inspiration se concentre ici principalement sur les traces portant la signature de l'industrie lourde, principalement à Marchienne-au-Pont, Dampremy et Marcinelle, avec de nombreuses vues aériennes.

    « Cette exposition se veut surtout l'évocation d'une histoire et des traces laissées dans le bassin de Charleroi, disparaissant les unes après les autres » a précisé Jean-Louis Delaet, directeur, au cours du vernissage.

    « Dans les images présentées, nulle présence humaine, mais des témoignages laissés par les anciens, résonnant comme un hommage à leurs peines et à leurs joies, ainsi qu'à leurs réussites jetant les bases d'une histoire qui est souvent la nôtre.

    Fruit d'une recherche formelle et esthétique, les images se détachent d'une approche caractérisant trop souvent l'Urbex. Le noir et blanc et le format carré sont souvent utilisés et donnent un potentiel expressif qui va droit à l'essentiel, laissant place à l'imaginaire, et invitant parfois à sortir du cadre. »

    Les travaux de Benoît De Clerck ont fait l'objet d'expositions telles que « Charleroi frémit » ( Maison du Tourisme), « Charleroi s'élève » à l'hôtel de police Jean Nouvel à Charleroi, « Archiportrait de Charleroi, l'expo » à Quai 10, « Vus d'en haut » à La Louvière,...

    L'expo est à voir en semaine de 9h à 17h et les sa/di de 10h à 18h, jusqu'au 25 mars au Bois du Cazier. Pour toute info : 071/88 08 56.

    J.C.HERIN

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  • CHARLEROI: 11ème édition du Clap d'or: les jeunes réalisent un film

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    En vue d'une projection de leurs vidéos le 13 mai à Quai 10, une trentaine de réalisateurs en herbe wallons participaient, samedi, à différents ateliers dans les locaux de la Maison de Jeunes « La Broc ».

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    « Les Tortues Ninja », « Les Minions », « Les Braqueurs », « Les Power Rangers », «  Les Avengers » ou encore « Les Casa de Papel » ne sont pas que des titres de séries ou de films. Ce sont aussi des noms que se sont donné de jeunes Wallons, amoureux du 7ème Art. Samedi, à la Broc, six groupes prenaient part à diverses animations (Blind Test, stop motion,...) ou s'initiaient à diverses techniques cinématographiques. L'objectif final est de montrer leur vidéo devant un jury constitué de professionnels et de personnalités, le 13 mai à 13h30 au Quai 10 (Côté Parc, Rue de Montigny, 58 à Charleroi ). La salle est généralement comble ! Cette projection s'inscrit dans le cadre d'un projet intitulé « Réalisateurs en Herbe », mis en place, depuis septembre 2011, par L'ASBL AJMO (Accompagnement de Jeunes en Milieu Ouvert), en partenariat avec ACJ La Broc, l’Eveil, l’AMJ Namur et le cinéma « Quai 10 », des services du monde la jeunesse, des services d’hébergement pour jeunes en difficulté et des écoles de la région de Charleroi. Il consiste à donner la parole par l’expression audiovisuelle à des groupes de jeunes âgés de 12 à 18 ans issus de ces associations.

    des choses à dire...

    Les jeunes sont amenés à s'investir en tant qu’acteurs et/ou réalisateurs et aussi dans toutes les étapes du projet : conception et écriture du scénario, recherche d’informations, mise en scène, tournage, évaluation… « Chaque groupe doit créer une capsule vidéo, afin d’exprimer leurs idées, croyances, valeurs, envies, rêves, vécus, préoccupations,... » note Sergio Costabeber, coordinateur. « Mon équipe et moi pensons que la plupart des jeunes sont souvent en recherche de sens quant à leurs projets de vie, parce qu’ils ont souvent des choses à dire, alors que leur situation et les moyens qui sont à leur disposition ne leur permettent pas ou peu d’être entendus ou pris au sérieux ». Un retour aux sources afin de se recentrer sur l’essence même du projet est même envisagé en vue d’insuffler pour les 10 prochaines années sa « labellisation ». « Nous espérons vivement qu’ainsi le concept puisse s’exporter à d’autres villes wallonnes et dans la francophonie afin de valoriser et sensibiliser un maximum de jeunes » poursuit Sergio Costabeber.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • RUCHE THEATRE: " La récompense" jusqu'au 14 février

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    Cette fresque bourgeoise se moque effrontément du bonheur du couple. A voir jusqu'au 14 février... jour de la Saint Valentin !

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    Le 28 novembre 1284, la voûte du choeur de la cathédrale gothique de Beauvais, achevée seulement douze ans plus tôt, s'effondrait. Les bâtisseurs avaient-ils outrepassé les capacités techniques de leur temps ? Voilà le sujet d'étude qui a valu à Martin de recevoir le Grand Prix International d'Histoire. Le jeune homme devrait s'en réjouir, mais, en fait, il est paniqué, car il apprend que les lauréats des années précédentes ont tous passé l'arme à gauche ! Contrairement à Lucas, son petit frère pédiatre, qui ne croit pas du tout à cette malédiction, Martin a bien peur, lui aussi, de figurer sur la liste... Au même moment, des révélations vont se faire sur quelques tromperies entre couples, qui vont quelque peu plomber l'ambiance. Coucher avec la femme de son frère : quel scandale ! Autour de Martin, tout s'écroule...(comme la cathédrale!). Si la pièce parle d'adultère,  elle traite aussi de la mort, de la petite bourgeoisie et de ses travers,... de manière assez légère finalement.

    Le texte est à la fois drôle, grinçant et toujours respectueux de la langue française. Fabrice Jack, déjà sur scène à la Ruche Théâtre Royal, lors des soirées cabaret, « La Cage aux Folles », « Dom Juan », « 20 000 lieues sous les mers »,... interprète avec une belle énergie le rôle de Martin.

    Tous ses partenaires : Arnaud Lixon, Barbara Cerrato Sanchez, Lolita Cerrato Sanchez et Stéphane Berny sont au diapason.

    « Chaque personnage a son petit moment de gloire dans la pièce » note Thierry Piron à la mise en scène.

    L'auteur, Gérald Sibleyras, a l’art de nouer des intrigues caustiques et mélancoliques à la fois... toujours avec humour. Né en 1961, il est l’un des auteurs contemporains les plus joués au théâtre privé. Il écrit d’abord avec Jean Dell, notamment « Un petit jeu sans conséquence » et « Une heure et demie de retard ». Il a également co-écrit « Silence, on tourne ! » avec Patrick Haudecœur au Fontaine, adapté « Piège mortel » au La Bruyère et co-adapté avec Judith Elmaleh « La Garçonnière » au Théâtre de Paris.  Il a publié aussi un recueil de nouvelles : « Totalement dépassés », aux Éditions de Fallois.

    « La récompense » de Gérald Sibleyras à la Ruche Théâtre, Avenue Meurée, 1 à Marcinelle, jusqu'au 14 février 23. Soirée spéciale Saint-Valentin le 14 février. Prix : 17 à 12 euros. Infos et réservations : www.laruchetheatre.be ou 0473/39 00 82.

    JEAN-CLAUDE HERIN