
Munie de son appareil photo, Pauline Beckers (25 ans) aime prendre des chemins de traverse. Ses pas la conduisent dans des endroits qui ne font pas « carte postale », mais qui attirent son regard: les quais à Marchienne-au-Pont, Thy-Marcinelle, le ring, les voies ferrées, un immense panneau publicitaire devant un building,… Elle traque l’insolite, comme cette faune qui s’est formée dans une mare sur un terril à Roux. Interpellée par des questions d’ordre écologique, elle photographie des canettes sur des amas de bouteilles, amenées à être recyclées. « J’aime Charleroi : c’est une ville qui a une âme » souligne l’artiste. « Il ne faut surtout pas oublier ses friches industrielles qui font partie intégrante du paysage ». Dès son plus jeune âge, Pauline est formée à l’image. Elle suit des études de photographie à l’école supérieure « Le 75 » à Woluwé-saint-Lambert, et entreprend une formation de chef d’entreprise à l’IFAPME. L’envie de participer à la construction de la mémoire de sa ville est bien présente. A travers ses photos au format panoramique, l’artiste nous emmène à la découverte de vues saisissantes. Sur certaines d’entre elles, l’ambiance du soir invite à une promenade parmi nos propres souvenirs. L’expo de Pauline Beckers est à voir jusqu’au 1er février à la Maison du Hainaut, 20, Quai de Brabant à Charleroi, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 16h. Accès gratuit. Pour tout contact : sophie.vincent@hainaut.be- 071/64 1061.

