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  • GOSSELIES: Des pavés à la mémoire de 4 résistants de la Seconde Guerre mondiale.

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    4 Résistants ayant habité à Gosselies : Georges Gay, Henri Belyn, Adolphe Rennoir et Marcel Creusiaux ont payé de leur vie leur engagement pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un hommage leur a été rendu devant leur domicile.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Le Cercle d'Histoire de Gosselies a souhaité honorer la mémoire de ces résistants. Une cérémonie était organisée au départ de l'ancienne piscine, par Maxime Felon, échevin des Associations patriotiques, en collaboration avec le Vicomte Louis le Hardy de Beaulieu et l'Association pour la mémoire de la Shoah, présidée par Meyer Zalc.

    Les trois premiers résistants, Georges Gay, professeur au Collège du Sacré-Coeur de Charleroi, Adolphe Rennoir, greffier au Tribunal, et Henri Belyn, employé à la SNCB, avaient un point commun : ils étaient membres du « Groupe Zéro », une des composantes de l'Armée Réorganisée (A.R.). Ils ont été identifiés par un agent allemand infiltré, arrêtés le 30 juillet 1942, puis déportés en Allemagne, le 19 décembre 1942. Quant à Marcel Creusiaux, lieutenant de réserve, il a connu un itinéraire carcéral d'une rare dureté : prison de Charleroi, centre de détention de Bochum, pénitencier de Hameln, puis le camp d'Esterwegen. Tous les quatre ont été condamnés à mort par la justice nazie et décapités en 1943.  

    Poser un pavé, un geste fort.

    Etaient présents aussi à la cérémonie: Thomas Dermine, bourgmestre de Charleroi, Vincent Fiasse, procureur du roi de Charleroi, Pierre Arcq, historien local, Julie Patte, échevine de l'Education, de même que Catherine Petit, arrière-petite-nièce de Adolphe Renoir, et Nathalie Belyn, arrière-petite-fille de Henry Belyn.

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    Des enseignants de GPF1 avaient emmené leurs élèves de 4ème primaire et l'Athénée des Marlaires, leurs élèves de rhéto. Le jeune Ethan a lu la dernière lettre de Georges Gay.

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    « On comprend mieux maintenant le rôle de la Résistance. Aujourd'hui, des hommes se battent encore aujourd'hui pour faire triompher la paix et faire taire les armes » soulignait Mac-Davis (17 ans).

    Des pavés ont été posés devant le domicile de ces 4 héros de guerre, avant qu'ils soient déportés. « Ce sont de petits pavés, mais ils empêchent de faire disparaître ces noms de notre vie quotidienne » a souligné Maxime Felon. « Ce geste prend une force particulière, alors que, la semaine dernière à Heidenau, en Allemagne, le Conseil municipal a décidé de refuser la pose de nouveaux pavés de mémoire dans ses rues. De nouveaux noms de victimes du nazisme ne pourront malheureusement plus être inscrits. C'est dangereux pour la démocratie". 

    Photos: J.C.Hérin 

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    Les 4 résistants exécutés. 

  • CHARLEROI- "Un stylo dans la tête" à l'Impromptu Théâtre

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    La pièce nous introduit dans les préparatifs d'une pièce de théâtre. Les personnages y sont directement inspirés de personnes réelles ! Jusqu'au 18 octobre. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    « Les vérités qu’on ne veut pas entendre ne sont-elles pas celles qui nous ressemblent le plus ? », « Peut-on rire de ses amis sans risquer de les perdre ? », « Que se passe-t-il quand un auteur s’inspire un peu trop de son entourage ? »,...: telles sont quelques questions suscitées à travers la pièce de Jean Dell.

    L'intrigue : pour monter sa nouvelle comédie, Victor Aubrac souhaite prendre pour modèles des amis de son épouse Adeline: Karen, avocate anxieuse et dépressive, Raphaël, galeriste d'art homosexuel, Olga, comédienne ratée, et Raoul, employé à la Caisse d'Allocations familiales et ex d'Adeline.

    L'objectif de l'auteur à succès? Montrer, voire "grossir" leurs défauts qui, selon lui, vont renforcer les effets comiques… Les invités arrivent alors petit à petit, et s’ensuit un débat animé au sujet de la nouvelle pièce de Victor, suggérant de nombreuses inquiétudes de part et d’autre.

    « Il y a déjà un petit temps que je voulais incarner Victor Aubrac, un personnage méprisant et manipulateur, dont toutes les manigances vont se retourner contre lui » souligne le directeur de l'Impromptu Théâtre et comédien Jérôme Roose. 

    Avec également Emmanuelle Deckers, Dominique Meurée, Emmanuel Dupuis, Tiffany Delguste et Oskar Bonnet. " Un stylo dans la tête, à voir à l'Avenue de l'Europe 68. jusqu'au 18 octobre. Réservations au 0476/52 74 68 ou www.impromptu.be 

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  • MARCINELLE: JOURNEE DECOUVERTE ENTREPRISES- La caserne des pompiers.

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    Samaël, fasciné par l'univers des pompiers. 

    Grosse affluence, dimanche dernier, à la Zone de Secours-Est. A travers diverses animations, les missions des pompiers, leurs véhicules d’intervention ainsi que les équipements,... étaient dévoilés au public.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    C'est un jour que Samaël (4 ans) n'est pas prêt d'oublier. En passant par différents stands, ce jeune garçon de Ransart a obtenu 3 tampons sur sa carte, faisant de lui un membre officiel de la compagnie des pompiers ! « Nous habitons à proximité de la caserne de sapeurs/pompiers de Jumet, et depuis tout petit, Samaël est fasciné par cet univers » signale Jean-Charles, son papa. « Il faut dire aussi que nous avons des amis pompiers et que Jennifer, mon épouse, a travaillé au service de recrutement de la caserne de Bruxelles ».

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    Dimanche dernier, la Zone de Secours Hainaut-Est, à la rue de la Tombe, invitait les visiteurs à partager le quotidien de celles et ceux qui veillent chaque jour sur la sécurité de la population.

    « Pour la troisième fois, nous ouvrons nos portes au grand public. Bien sûr, tout le le système de circulation a été revu aujourd'hui pour que, en cas d'intervention urgente, les véhicules puissent entrer et sortir par d'autres portes » faisait remarquer Alisson Vanhandenhuyse, assistante de direction.

    Caméra thermique et équipement de plongeur. 

    Cette journée a mobilisé plus de 120 pompiers. Si le siège, opérationnel depuis 2016, se trouve à Marcinelle, la zone couvre 22 communes du Grand Charleroi. Afin de mieux faire comprendre le métier des « soldats du feu », leur organisation et les réalités qui se cachent derrière chaque intervention, des démonstrations, des ateliers et des moments d’échange étaient mis sur pied.

    Le public a pu voir comment éteindre une friteuse en feu, aller chercher une personne en haut d'un immeuble en feu, forcer l'ouverture d'une porte...

    Parmi les nouveaux stands proposés, l'utilisation d'une caméra thermique, qui permet de visualiser les rayonnements infrarouges émis par un objet pour les transformer en une image colorée de températures, ou encore l'équipement d'un pompier plongeur.

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    La caméra thermique.

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    L'équipement d'un plongeur pompier.

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    L'équipement pour forcer une porte blindée ! 

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    En famille ! 

    « Je suis en service depuis 2003, et je fais entre 50 et 60 interventions par an : voitures tombées à l'eau, sauvetage d'animaux, recherche de personnes disparues pour la justice,... » soulignait le caporal Eric Thioux. La prévention était également au cœur de cette journée, avec de nombreux conseils et explications donnés directement par les équipes.

    photos: J.C.Hérin