MONCEAU-SUR-SAMBRE: Souper de la Saint Louis

Une super ambiance régnait lors du souper de la Saint-Louis à Monceau !
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Une super ambiance régnait lors du souper de la Saint-Louis à Monceau !

Le vent chaud du désert a soufflé, vendredi soir, à l’Eden. Composé de musiciens issus du peuple des touaregs de Kidal, dans le nord-est du Mali, le groupe Tamikrest (mot en tamasheq pour le noeud, la coalition, l'avenir ) y donnait un concert. Les artistes mélangent la musique traditionnelle africaine avec le pop et le rock occidental. Les chants sont interprétés dans la langue tamaschek. L'auteur principal des chansons est le leader du groupe Ousmane Ag Mossa. Plutôt que par les armes, les membres de Tamikrest s’expriment par la musique, dans laquelle ils témoignent de la situation des Touaregs, des problèmes culturels, de la jeunesse. Aux guitares électriques pour la plupart, s’ajoutent la basse, la batterie, le djembé et d'autres percussions.


De gauche à droite: Richard Bonnot, Jean Sarrus, et Jean-Guy Fechner
Excellant dans le genre comique, absurde, et parodique, les Charlots doivent leur renommée aux films dont ils ont été les vedettes dans les années 1970. A l’invitation de Thierry Hulsboch, collectionneur, trois d’entre eux sont présents lors d’un festival à Trazegnies qui leur est consacré !
« Les Bidasses en folie », » Les fous du stade », « le grand bazar »,… Personne n’a oublié les films de cette bande de joyeux zozos, formée en 1966. Pourtant, après la disparition de Gérard Rinaldi, le 2 mars 2012, le groupe est devenu orphelin. Déjà réunis lors de ses obsèques, Jean Sarrus, Jean-Guy Fechner, et Richard Bonnot se retrouvent à nouveau, mais, cette fois, pour honorer de leur présence un festival à Trazegnies. Les 2 autres Charlots : Gérard Filippelli et Luis Rego, quant à eux, restent dans l’ombre. L’accueil du public vis-à-vis des acteurs est resté intact ! Il faut voir le nombre de fans les embrasser et leur adresser un petit mot gentil. « C’est le plus beau jour de ma vie » s’exclamait Sonia Haoud, une Française. Dédicaçant un ouvrage qu’il a écrit sur les Charlots, Jean Sarrus, - qui a tourné dans tous les films des Charlots- soulignait : « L’amitié nous a toujours fortement soudés. D’ailleurs, nous nous appelions par nos prénoms dans les films ». Jean-Guy Fechner poursuit : « Nous pourrions attribuer 2 qualificatifs aux Charlots: « fraîcheur » et « folie ». On était jeunes, on osait faire des choses. Je retrouve un peu cet humour déjanté dans le film « Pas très normale activité ». D’autres comédiens nous ont suivis un peu dans cette voie : Le Splendid, les Inconnus, les Nuls ».
Ce festival n’aurait pas vu le jour sans Thierry Hulsboch de Courcelles. Cela fait d’ailleurs plusieurs mois qu’il prépare la soirée ! Alors qu’il se promenait sur le marché, Thierry tombe sur un 45 tours, alors qu’il n’avait que 8 ans. C’est le coup de foudre ! Depuis lors, il collectionne tout ce qui a trait à son groupe mythique. Aujourd’hui, il possède pas moins de 300 affiches, 200 photos, 8 films vidéo, 1 jukebox, des DVD, des objets personnels des Charlots, des costumes de scène,… « Si nous sommes ici, c’est aussi pour manifester notre grande sympathie à son égard » souligne les Charlots. Au cours du festival, les fans peuvent voir les objets de la collection de Thierry, discuter avec les comédiens, voir des films. « Bons baisers de Hong Kong » et les « Fous du Stade » sont programmés ce dimanche !
Jean Sarrus et un fan
Les Charlots poursuivent leur festival ce dimanche à l’hôtel de ville de Trazegnies, place Larsimont, ce dimanche 3 février, de 17h à 23h. PAF : 5 euros. Tél. : 0478/35 80 97.
Julio ( 33 ans ) de Gozée
« Ce qui est extraordinaire, c’est leur humour décalé. Le « no sens » est vraiment leur marque de fabrique. J’analyse tous les détails de leurs gags. Dans « Le Grand Bazar », j’adore la scène où les Charlots coupent le saucisson avec le motoculteur qu’ils sont en train d’assembler dans l’usine. Je revois aussi avec plaisir une course à mobylette qui s’engage avec les policiers. »
Madeleine ( 65 ans ) de Trazegnies :
« Je suis une fan des Charlots depuis l’âge de 18 ans. Je possède même le premier disque d’eux quand ils s’appelaient « Les problèmes », avec le chanteur Antoine ! On a repassé récemment un de leurs films à AB3. Je ris toujours tout autant. L’humour est toujours bon enfant et ne verse jamais dans la vulgarité. C’est ma petite « Madeleine » de Proust ! »
Frédéric ( 35 ans ) de Jumet
« Je regarde régulièrement les Charlots en compagnie d’un ami qui n’a pu venir aujourd’hui. Il nous arrive parfois de passer un film plusieurs fois. Notre film culte ? « Le grand bazar » ( 1976) . Nous l’avons certainement vu plus d’une vingtaine de fois. Nous connaissons par cœur des répliques ainsi que des scènes devenues « cultes » ! C’est ce qui s’appelle être de véritables fans !
Marie-Laure ( 37 ans ) de Courcelles
« Je travaille à la Posterie, et j’ai été rapidement au courant de la présence des comédiens et de l’expo à Trazegnies. Les Charlots ont vraiment bercé toute mon enfance. Je ne garde que de bons souvenirs ! Le dimanche matin, je me levais, et je voyais toujours un de leurs films. Mes parents, mon meilleur ami et mon filleul Chelsea ( 12 ans ) apprécient, eux aussi ! »
Rudy ( 45 ans ) de Trazegnies
« Quand j’étais petit, je suis allé voir des films des Charlots au ciné-théâtre à Châtelet. Je me souviens tout particulièrement des « Bidasses en folie », un film complètement désopilant. Le temps a passé, et je ne les trouve pas du tout vieillots pour autant. Je suis venu avec ma fille Amélie ( 12 ans et ½), et elle s’amuse beaucoup !
Alexandre ( 24 ans ) de Dunkerque
" J’ai fait le déplacement exprès de Dunkerque en France pour voir les Charlots, et participer au festival. Avec cette bande de « doux cinglés », on peut véritablement parler de succès intergénérationnel. Mes potes adorent. On a presque même fondé un « fan club » ! J’ai tout vu d’eux, et je ne m’en lasse pas. Parfois, je préfère voir leurs films que ce qui sort actuellement. "