HISTOIRE- Charles de Gaulle est passé par Charleroi en 1914.

A gauche, Jean-Claude Van Cauwenberghe à l'inauguration de la plaque.
En 1994 était inaugurée une plaque, au 28, rue d’Assaut à Charleroi, en hommage à Charles de Gaulle. Bourgmestre de Charleroi à l'époque, Jean-Claude Van Cauwenberghe (81 ans) évoque le « lieutenant » français.

Récemment diffusée sur France 2, « De Gaulle, soldat de la Grande Guerre » retrace le parcours du lieutenant Charles de Gaulle, pendant la Première Guerre mondiale. La série française met en lumière son expérience militaire marquée par trois blessures et 32 mois de captivité, qui ont influencé sa stratégie et son destin.
C'est aussi au tout début de ce 1er conflit mondial que Charles de Gaulle s'était rendu à Charleroi, et plus précisément à la rue d'Assaut, au numéro 28. La sœur de Charles, Marie-Agnès, y habitait. Le jeune lieutenant à l'époque s’y était rendu plusieurs fois notamment en convalescence en aout 1914 lorsque, sorti de Saint-Cyr, il avait été blessé par balles à la bataille de Dinant. Le jeune Charles de Gaulle était également descendu plusieurs fois dans la mine avec le mari de sa sœur, Alfred, ingénieur des mines au charbonnage du Poirier à Montignies-sur-
Sambre.

Charles de Gaulle pendant la Grande Guerre.
Un double regard.
Une plaque, inaugurée en 1994, portait l'inscription : « Autant Charleroi célébrait Arthur Rimbaud suite à son passage au « Cabaret Vert » et le poème portant le même nom, autant celui de Charles de Gaulle était resté méconnu ».
Jean-Claude Van Cauwenberghe, qui présidait la cérémonie, porte toujours un double regard sur le Général. « D'une part, j'admire la stature de l’homme d’état, son indépendance, son esprit de résistance pendant la Seconde guerre mondiale et son rôle dans l’avenir de la France. Mais, d'autre part, je suis plus réservé sur l’homme politique de droite, ennemi numéro 1 de François Mitterand qui a d’ailleurs écrit : « Le coup d’Etat permanent », pour dénoncer son autoritarisme pendant qu'il était président de la République » signale l'ex-homme fort de Charleroi.

Jean-Claude Van Cauwenberghe
JEAN-CLAUDE HERIN






