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  • MONT-SUR-MARCHIENNE: Musée de la photo: Expo de Sarah Lowie: "Mes nuits avec des rappeurs carolos"

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    En 2014, Sarah Lowie suivait le Madil City Gand, groupe de rappeurs carolos aujourd'hui dissous. Ses photos prises essentiellement de nuit sont exposées au Musée de la Photographie.

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    Sarah Lowie à gauche 

    Aujourd'hui, Sarah Lowie revient régulièrement à Charleroi, où elle est née et où elle a vécu jusqu'à ses 18 ans. Alors qu'elle était en 3ème année photo, la jeune fille a fait la connaissance du groupe Madil City Gang, composé d'artistes venant des quatre coins de l'Afrique : Cameroun, Nigeria, Kenya,... qui s'étaient rencontrés à Charleroi.

    En 2014, les musiciens gagnaient un peu d'argent grâce aux concerts qui se déroulaient la plupart du temps dans des établissements de Charleroi comme le Bar des Anges ou encore l'Adrénaline, anciennement l'Astoria. « Je pense que j'ai bien réussi à retransmettre l'atmosphère que je ressentais lorsque j'écoutais les membres de MCG » fait remarquer Sarah Lowie. «  Cette ambiance était nocturne, chargée en énergie et en émotion, crue, animée. Intense. Je les ai photographiés pas mal au studio, un appartement de deux pièces qui était devenu un lieu de vie. C'était le point de rendez-vous non seulement pour les artistes mais aussi pour leur potes. On y faisait la fête, on mangeait, on dormait, on fumait un joint,... C'était « Le » QG. 

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    Les clichés composent l'expo intitulée : « SIXMILLE » (en référence au code postal de Charleroi »), le premier « gros » travail photographique de Sarah Lowie. 19 photos (argentique noir) sont exposées au Musée de la Photo, dont 18 sont tirées par le talentueux tireur Jean-Pierre Bauduin.

    Juste après ce projet, Sarah Lowie s'est lancée dans une autre expo : « Chaque jour, je suis avec toi (CJJSAT) » qui relate son histoire d'amour avec Django, membre du groupe de rappeurs qu'on retrouve dans SIXMILLE. « J'y parle de la pathologie de Django qui s'est brusquement insinuée entre nous, mais aussi de l'équilibre compliqué à trouver dans un couple composé de mentalités et de cultures différentes. Depuis 2019, Sarah Lowie documente les randonnées organisées par les l'ASBL « Les Chemins de traverse ».

    JEAN-CLAUDE HERIN 

  • CHARLEROI- Palais des Beaux-Arts: La Nuit des Zizis: des mecs, des durs, des vrais !

    La comédienne et metteuse en scène carolo Eline Schumacher réunit la bande des six meilleurs amis de son père, à l’occasion de son enterrement fictif. C'est à la fois drôle et touchant...

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    Crédit : Alessia Contu

    « La Ville des Zizis » est un spectacle qui se joue assurément des stéréotypes masculins ! Costards noirs, chemises blanches et cravates noires. Six amis d’enfance, soudés comme les doigts de la main, se réunissent autour du cercueil de leur 7ème pote. D'abord affligés par le deuil et le vide laissé par Michiel, les copains tombent rapidement la chemise, laissant éclater au grand jour leur humour potache.

    La dramaturge carolo Eline Schumacher est partie d'une idée personnelle : son père n'ayant pas d'amis, elle a eu peur de ne voir personne à ses funérailles. Empreinte de références masculines d'un cinéma culte typiquement viril comme le western, la guerre,... ou des pochettes de vinyles à succès, la jeune autrice imagine (et fantasme, même) sur scène les amis du club de foot, de l'école, du bar, du service militaire,... que son père n'a pas ! Et si c'était le groupe qui avait besoin de son père pour être heureux et non le contraire ?

    « l'esprit de meute »

    « J'aime croquer avec beaucoup d’humour tous les clichés et les idées reçues sur les garçons, lorsqu’ils se déplacent en bande(s). On rit réellement, on s'amuse de ces copains qui se jalousent, se taquinent, se confient,... cultivant en quelque sorte l'esprit de la meute » souligne la dramaturge carolo. Des moments de sincérité s'actionnent en tiroir, à l'image des nombreux tableaux qui se succèdent.

    Le décor est sobre, mais constamment « malmené » par les comédiens Léonard Cornevin, Adrien Drumel, Thierry Hellin, Lucas Meister, Jean-Baptiste Polge et Michel Villée, lesquels sont accompagnés, dans leur déplacement, par un formidable travail sur les lumières.

    Une proposition de l'Ancre en co-présentation avec le PBA.

    Initialement programmée en décembre dernier, « La Ville des zizis » est à voir les 16 et 17 juin à 20h et 18 juin à 17h au Palais des Beaux-Arts. Age conseillé : dès 14 ans. Tarifs : 16 à 11 euros. info@ancre.be – 071/314 079.

    JEAN-CLAUDE HERIN