Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LODELINSART: "La réunification des deux Corées" à voir à la Ruche Verrière.

    réunification.jpg

    10 comédiens sur scène !

    Avec réalisme et humour, « La Réunification des deux Corées » sonde la complexité des liens humains. 

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Au vu du titre, le public doit-il s'attendre à une pièce au caractère géo-politique ? « Pas du tout. En fait, ce spectacle, écrit par l'auteur francais Joël Pommerat, met tout simplement en exergue une expression d’un des personnages qui qualifie l’amour, le grand Amour, comme la sensation que ferait, d’un seul coup, par exemple, la réunification des deux Corées. Ce n’est pas rien ! » signale Etienne Vanden Dooren, comédien.

    Dans la peau d'amants, d'amis, de parents, de couples mariés ou adultérins,.. l0 acteurs carolos de la TOC (La Très Ordinaire Compagnie), anciennement Théâtre 2000, évolueront sur un espace long de 15 mètres en « bifrontale », c'est à dire avec le public à leur gauche et à leur droite.

    Les différents tableaux se suivront sans aucun temps mort.

    « Certaines situations feront débat. Un éducateur est soupçonné d'attouchement sur un enfant. Réalité ou affabulation ? Un père prend en photo son fils tenant une arme. Est-ce l'inciter à faire la guerre, et à l'envoyer sur le front, comme on le voit actuellement en Ukraine ? » se demande Etienne.

    Le propos est interpellant, assez décalé et souvent drôle.

    La mise en scène est signée Bernard Gillard. A voir du 30 septembre au 3 octobre à la Ruche Verrière, place Edmond Gilles à Lodelinsart. Prix plein : 15 euros. A noter que "Après nous", joué à domicile par la TOC, peut toujours être réservé également sur www.latoc.be. 

  • LIVRE DE THOMAS DERMINE: LA REVOLUTION DES COMMUNES

    dermine1.jpg

    Lors de la présentation de son ouvrage : « La révolution des communes », Thomas Dermine a défendu le modèle de Communauté Urbaine du maire de Lille Patrice Vergriete.

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    dermine4.jpg


    Thomas Dermine entre le maire de Lille et Jean-Claude Van Cauwenberghe. 

    « La fusion des communes en 1976 n'était qu'une étape. Maintenant, il faut aller plus loin. Le développement économique de Charleroi ne peut s'envisager que sous la forme de bassins de vie » faisait remarquer Thomas Dermine, à la salle des fêtes de l'hôtel de ville, bien remplie pour l'occasion. Pour appuyer ses propos, relayés dans son dernier livre, le bourgmestre de Charleroi avait invité Patrice Vergriete, maire de Dunkerque, président de la Communauté Urbaine de Dunkerque et président du Pôle métropolitain Côte d’Opale.

    « A l'instar de Charleroi, Lille a connu un déclin industriel important et de nombreuses pertes d'emploi, à partir des années 60 » poursuivait Thomas Dermine. « Mais la Ville du Nord de la France a pu se redresser aujourd'hui en « voyant large », notamment en mutualisant ses services. Un exemple de réussite de ce système : la gratuité dans les transports publics ».

    Plus près de chez nous, Bruno Lambert est venu expliquer également les enjeux d'une grande métropole : « Même si je suis de la périphérie, je suis très lié à Charleroi. Je rencontre d'ailleurs Thomas Dermine tous les 15 jours. Aujourd'hui, la politique doit passer impérativement par une vision transversale » insistait le bourgmestre de Beaumont.

    Deux types de compétences. 

    " Ne nous voilons pas la face. Quand le Sporting remplit ses tribunes, de même que le PBA, sa grande salle de spectacle, ou encore la piscine Hélios, les crèches,... nous accueillons déjà de nombreux habitants bien au-delà de Charleroi " signalait Thomas Dermine.

    Dans sa vision de « supracommunauté », le bourgmestre de Charleroi souhaite que les institutions spécifiques aux bassins de vie puissent hériter de deux types de compétences: celles décentralisées par des niveaux de pouvoir supérieurs " lorsqu'une organisation à une échelle intermédiaire permet une meilleure efficacité territoriale " et celles volontairement déléguées par les communes à l'image de celles prises en charge aujourd'hui par différentes intercommunales.

    "J'ai voulu proposer ici une vision ambitieuse, lisible et efficace d'une Wallonie réorganisée au service de ses citoyens. Un essai engagé, documenté et nécessaire, au moment où la Belgique s'interroge à nouveau sur son avenir institutionnel" conclut l'auteur.

    Notons encore que l'ex-bourgmestre (1983-1995) de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe, présent dans la salle, avait déjà developpé une logique supracommunale en devenant président de la Communauté Urbaine de Charleroi-Val de Sambre et Hainaut.

    " La révolution des communes- Charleroi, laboratoire d'une nouvelle organisation territoriale en Wallonie"- Thomas Dermine en entretien avec Didier Albin- 24,5 euros. Editions: Racine. 

    photos: J.C.Hérin 

    dermine3.jpg

  • CHARLEROI: Visite du Palais de Justice: que de découvertes !

    justice1.jpg

    Au détour de ses couloirs et de ses salles d’audience, les visiteurs ont pu entrer dans le Palais de Justice et en apprendre plus son histoire.

    JEAN-CLAUDE HERIN 

    Pour la première fois, le Palais de Justice ouvrait ses portes, dans le cadre des Journées du Patrimoine.

    La visite commençait à l'extérieur, à l'avenue du Général Michel. Devant une petite vingtaine de personnes, les guides carolos Béatrice Garny et André Lierneux expliquaient qu'un 4ème Palais de Justice devait remplacer celui devenu trop petit, situé au Boulevard Audent.

    L'emplacement, sur l’ancienne plaine des manœuvres libérée en 1952 de la Caserne Trésignies, offrait l'avantage d'être vaste et proche du Centre Ville. Le nouveau bâtiment (un double U) a été construit dans les années 1960 par Jacques Depelsenaire.

    A l'intérieur, les visiteurs d'un jour pouvaient apprécier plusieurs oeuvres d'art, dont des céramiques de Roger Somville, qui a fondé un atelier à Dour, ou encore une sculpture métallique ascensionnelle sous une volée d'escaliers. Le verre, dans les salles d'audience, montrait le savoir-faire industriel de la région.

    justice2.jpg

    justice5.jpg

    " Fonctionnel, cet hôtel de ville est emblématique de l’architecture moderniste de l’après-guerre. On y remarque une volonté d'abandonnant le monumentalisme, comme au Palais de Justice de Bruxelles. Ainsi, la sobriété du lieu est associée à des espaces intérieurs lumineux. Les proportions, l’agencement des espaces et la décoration donnent un caractère plus humain à l’ensemble et, par ricochet, une image moins répressive de la justice" notait André Lierneux.

    justice3.jpg

    Dans une salle d'audience. 

    " Cette visite très intéressante. Nous en faisons au moins 5, durant le WE" notaient Sylviane et Jean-Paul de Pont-à-Celles. " C'est la première fois que viens à Charleroi. Que de découvertes: nous découvrons, par exemple, des oeuvres d'art auxquelles on ne fait pas toujours attention " poursuivait Marine de Cambrai.

    justice4.jpg

    justice6.jpg

    Sylviane et Jean-Pol 

    "Que ce soit au Palais de Justice de Charleroi ou à la maison des Talents partagés de l'Alba, les Journées du Patrimoine ont totalisé plus de 200 personnes. "Une belle réussite pour des visites qui ont affiché complet" se félicitait Paola Bellan, coordinatrice de l'événement pour l'Office du Tourisme de la Ville de Charleroi.

    Photos: J.C.Hérin