CHARLEROI: Un livre pour retracer l’histoire d’une Ville, à travers ses bourgmestres.
Jean-Louis Delaet et Jean-Claude Van Cauwenberghe co-signent « Les bourgmestres de Charleroi ». L’histoire de 21 bourgmestres, ainsi que de 7 baillis-mayeurs, 7 maires..., et 3 bourgmestres sous l'Occupation, soit 40 récits sur 429 pages, enrichis par 320 illustrations !

photo: J.C.Hérin
Les Carolos aiment leur Ville et son Histoire. Ils étaient d’ailleurs très nombreux à faire la file, à la salle des fêtes de l’hôtel de Ville de Charleroi, pour obtenir une dédicace de Jean-Louis Delaet et de Jean-Claude Van Cauwenberghe, co-auteurs de l’ouvrage : « Les bourgmestres de Charleroi - récits de ville 1666-2026».
« La genèse de ce livre provient de plusieurs questionnements. Habitant le Centre-Ville depuis très longtemps, je voulais en savoir plus sur l’identité de Paul-François Huart-Chapel (1830-1834) ou encore Charles Lebeau (1851-1873), des bourgmestres qui ont donné leur nom à des rues de la Ville Haute. Je me suis rendu compte qu’il n’existait pas de livre exhaustif sur le sujet » fait remarquer Jean-Claude Van Cauwenberghe, ex-bourgmestre de Charleroi de 1983 à 1995 dont la vie entière s’est confondue avec son engagement pour sa ville.
Directeur du Bois du Cazier et historien, Jean-Louis Delaet revient sur quelques grandes figures de cette longue liste d’élus communaux. « Parlons d’abord de Joseph Tirou, bourgmestre de Charleroi de 1925 à 1952. Nous l'appelons le « grand mayeur » Joseph Tirou, on lui doit l'hôtel de ville et tous les travaux à la Ville Basse » signale Jean-Louis Delaet.
Tirou et Pinkers, des bourgmestres « marquants »
« Les Carolos connaissent bien Joseph Tirou par la force des choses puisqu'il a donné son nom au grand boulevard de la Ville Basse. Eh bien, ce boulevard a failli ne pas porter son nom. Au grand dam du bourgmestre libéral Émile Devreux, qui lui a dit : « On n’a pas les sous ». Joseph Tirou a présenté sa démission, démission refusée parce qu'il n'y avait pas de candidat pour le remplacer » poursuit l’archiviste. « Je voudrais aussi saluer Gérard-Octave Pinkers, bourgmestre de 1953 à 1966. Son action est surtout associée à la grande transformation urbanistique et architecturale du Centre-Ville après-guerre. On lui doit le remblaiement de l’ancienne Sambre, le Palais des Beaux-Arts, le Palais des Expositions, le nouveau Palais de Justice,... ».
Comme le font remarquer les deux auteurs : « Écrire l'histoire des bourgmestres qui ont présidé à la destinée de Charleroi, ce n'est pas simplement énumérer les parcours de noms gravés dans la salle du Collège de l'Hôtel de ville et dont, parfois, la seule trace subsistante est le nom d'une rue. C'est retracer l'itinéraire d'une ville qui, plus qu'aucune autre en Belgique, a épousé les soubresauts de l'histoire industrielle, sociale et politique de notre pays. C'est plonger au cœur de ce qui fait l'âme de Charleroi, de sa ville- haute et de sa ville-basse, et de ses 15 anciennes communes ».
« Les bourgmestres de Charleroi- Récits de ville 1966-2026 »- Editions Universitaires Umons. 32 euros.
JEAN-CLAUDE HERIN


