FARCIENNES- Médiévales au Château !

Campements, tirs à l'arc, spectacles de magie,... ont rythmé les Médiévales dans le parc. Une belle 3ème edition, malgré la pluie qui est tombée samedi.
JEAN-CLAUDE HERIN
En compagnie des Archers de Cervia, le public se serait vraiment cru... au 12ème siècle ! " Nous avons reconstitué un campement, le plus fidèlement possible avec le mobilier et la cuisine d'époque, par exemple en servant la porée, un mélange d'oignons et de poireaux " signalait Jean-Philippe, un des membres.

Campement du 12èm siècle.
« Je me suis inspiré d'un chamane nordique pour confectionner ma tenue » poursuvait Vincent de Gerpinnes.

Malgré tout, quelques "entorses" étaient admises. C'était le cas pour Lapoudre, Mac White Bread, Croc de Lune, Coco et Yasmine. " Nous faisons partie des Frères de la Côte. Nous évoluons plutôt dans le monde de la piraterie, donc période ultérieure au Moyen-Age. Ca devient courant lors de Médiévales, qui s'ouvrent aussi à d'autres univers".

Un univers "pirate" en décalage avec le Moyen-Age
Créée en 2006, « Farciennes + » oeuvre pour l'entretien et la restauration du « Vieux Château » situé dans le parc. Les bénéfices récoltés par l'ASBL au cours de ces Médiévales sont en grande partie destinés à l'entretien et la restauration de cette propriété, édifiée en 1637, qui a succédé à une forteresse médiévale signalée en 1344.
Ramener "les clous" à Farciennes.
Mais au cours du 19ème et 20ème siècle, le bâtiment a subi bon nombre de détériorations. En 1962, le délabrement s'est considérablement accéléré. « Actuellement, il s'agit de consolider le "Vieux Château", afin d'éviter qu'il ne s'effondre. Faute de subsides, nous n'avons malheureusement plus l'espoir de le voir un jour terminé. En outre, les frais se multiplient. Récemment encore, nous avons dû prendre à notre charge le déblaiement de déchets » signale Christine Perpète, trésorière de l'ASBL. « Un autre objectif de l'ASBL est de ramener à Farciennes les mystérieux clous découverts sur des cercueils au château, appartenant à la famille du comte Charles-Joseph de Battyani (descendant de Dracula). Les pièces se trouvent toujours dans les collections du Musée archéologique de Charleroi, et nous souhaiterions les exposer dans un bel écrin, à l'intérieur de l'église »






