THUIN: La locomotive à vapeur est restée à quai.

Afin de prévenir tout risque d’incendie à cause de la sécheresse, la locomotive à vapeur n’est pas sortie du musée du Tram vicinal, tout un week-end.
JEAN-CLAUDE HERIN
Cela n’était plus arrivé depuis 2018. Par précaution, les organisateurs du Festival du Tram Vicinal de Thuin ont préféré ne pas faire rouler la locomotive à vapeur – un modèle de 1888, la plus ancienne en activité de Belgique ! - à l’extérieur du Musée du Tram et se limiter à des démonstrations dans la cour, où le sol en graviers et en pavés ne présente aucun risque d'incendies.
C’est aussi la température élevée qui a incité les chauffeurs à rouler un plus lentement que d’habitude, tout un week-end. Très vigilants, ces derniers ont veillé à ce que les rails n’atteignent pas ce qu’on appelle un « croc de chaleur ». Ce terme utilisé dans le contexte ferroviaire signifie que, si la dilatation n’est pas maîtrisée, cela peut provoquer une déformation, voire un flambement de la voie.

Un tramway de 1888.
Un binôme à bord du tramway.
Trois circuits étaient proposés au départ du musée : - Thuin Ville Basse (1km), qui descend vers la Sambre, - Thuin-Lobbes (3,3km, sur l’ancienne ligne vicinale, et - Thuin-Biesme-sous-Thuin (3,3km), sur l’ancienne ligne 109, en partie le long du Ravel.
A bord d’un tramway électrique, sorti de l’atelier de Manage, en 1914, avaient pris place Paul-Emile Brohée, chauffeur, et Eric Binamé, chef de train, tous deux bénévoles au sien de l’ASVI, l’Association de Sauvegarde du Vicinal. Le premier conduit le tramway, la main gauche pour la vitesse, la main droite, pour le frein et le pied pour le klaxon. Le second, aide du conducteur, est l’interface avec les voyageurs. Il descend régulièrement du véhicule, panneau de signalisation à la main, règle "la flèche", qui relie électriquement le tramway à la ligne aérienne de contact, prend le « bâton pilote » pour assurer la continuité de l’alimentation électrique,…

Paul-Emile Brohée, chauffeur

Eric Binamé, chef de train
« C’est formidable de voir tous ces gens travailler comme à l’époque, sans les progrès du monde moderne. Quel formidable voyage dans le temps! » s’exclamait Frédéric (54 ans) de La Louvière.


Le public a répondu présent.