

Au premier rang, on reconnaît Thomas Dermine, Jean-Claude Van Cauwenberghe, Adrien Dolimont, Maxime Prévot,...
Plus de 2000 personnes étaient réunies sur le site du Cazier, samedi dernier, à l'occasion des 70 ans de la catastrophe du Cazier.
Texte et photos: J.C.Hérin

Mais lors des prises de parole, des syndicalistes de la FGTB ont manifesté leur opposition au président du Sénat italien, Ignazio La Russa, membre du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, et à Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement Européen, suscitant une réaction immédiate de Giorgia Meloni.
« Un geste grave et honteux » aux yeux de la cheffe de l’État italien.

A gauche, Vincent Pestieau, secrétaire général de la FGTB de Charleroi Sud Hainaut.

Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement européen, portée par les voix du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia.
Dernier mineur vivant du Bois du Cazier en 1956, Urbano Ciacci, 91 ans, était présent pour honorer ses camarades qui n'ont pas eu la même chance que lui. Malheureusement, son épouse Elsa est décédée ce 27 juillet. Le lendemain, le oouple aurait fêté leurs noces de platine. C'est grâce à elle que Urbano a échappé à la tragédie, retournée en Italie pour se marier.

Urbano Ciacci, 91 ans.
La catastrophe du Cazier a laissé quelques enfants orphelin(e)s. C'est le cas de Maria Biedonski. Depuis le 50ème anniversaire de la tragédie, cette habitante de Monceau-sur-Sambre se rend chaque année aux commémorations. D'origine polonaise, elle a perdu dans la mine son papa Henryk, né en 1923, ainsi que son parrain Grégory Wasik. Arrivé en Belgique en 1947, ce dernier avait débuté sa carrière au Bois du Cazier. Son corps sera retrouvé le 15 août 1957 à 835 mètres de profondeur.
"Mon coeur saigne toujours quand j'entends la cloche et les noms des mineurs qui sont décédés" signale-t-elle.

Maria Biedonski
La jeunesse a animé la partie culturelle
Lors de la lecture de textes en musique, les artistes suivants ont rendu hommage à toutes les victimes et à leurs familles. Maria-Valentina Billeci (cantatrice), Vincent Peres (pianiste), Alicia Peres (harpiste), Jacky Druaux (conteur/comédien), Mirko Bruno (accordéoniste), Tony Coscia (auteur-compositeur-interprète), ainsi que Alia Benhsioua et Camille Thibaut (slameuses et autrices du texte).

Jacky Druaux bien entouré !

Maria-Valentina, cantatrice.
Un repas des familles XXL
Jeudi dernier, 180 personnes avaient pris place sous une grande tonnelle pour un « repas des familles » exceptionnel, sur le site du Cazier. Au menu : porchetta, boulettes sauce tomates/frites et glace. « Nous avons voulu réunir un maximum de monde, belge, italien, et autre, touché de près ou de loin par la catastrophe : veuves et enfants de mineurs, orphelin(e)s, descendants de rescapés, membres d'associations,... Certains invités ont pu se rencontrer ainsi pour la première fois » signalait Vincenzo Mentino, administrateur du Cazier.

A gauche, Michele Cicora recherche toujours son père, disparu le 8 août 1956.
Parmi les personnalités présentes se trouvaient Tania Scacchetti, secrétaire générale du Syndicat des pensionnés italiens, venue tout droit de Rome, ou encore Filippo Ciavaglia: « Mon père a travaillé 10 jours à Marcinelle, heureusement 6 ans avant la tragédie » déclarait cet habitant de Pérouse (Ombrie).

Tania Scacchetti

Filippo Ciavaglia
Très ému encore par le dévoilement de la plaque en l'honneur de son père Francesco, dont la dépouille n'a jamais été idenfiée, Michele Cicora, originaire de San Giuliano di Puglia, insistait : « Les commémorations sont avant tout un devoir de mémoire pour tous les mineurs disparus. L'événément ne doit refléter aucune couleur politique ».
