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  • CHARLEROI: "J'ai toute la vie devant vous" avec Benoît Anciaux, le 13 août.

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    Benoît Anciaux. 

    Dans ce seul en scène, le comédien carolo Benoît Anciaux interprète le temps qui passe, avec pudeur et sincérité. A voir le 13 août à la Ruche Théâtre.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Cette lecture vivante est un nouveau défi pour le comédien carolo Benoît Anciaux. La nouvelle est de l'écrivain français Arnaud Cathrine. Nous sommes à Arcachon, en avril 1907. Eugène, jeune adolescent exprime, dans ses lettres, la joie de retrouver son très cher ami, ainsi que Sonia, dont il est éperdument amoureux. Comme une douce occasion de grandir, l'oeuvre contemple la vie avec confiance et sérénité.

    Né en 1977, Benoît Anciaux obtient d’abord un Premier Prix d’art dramatique au Conservatoire Royal de Mons en 2004. Depuis 2012 il est engagé à la Compagnie du Campus (compagnie de théâtre action). Au sein de cette compagnie, il développe une activité de comédien animateur et met en scène divers spectacles avec un public fragilisé issu principalement du tissu associatif de Charleroi. Depuis 2004, Benoît se consacre également à l’enseignement du théâtre dans différents académies ainsi que dans le cursus scolaire en Arts de la parole pour les Humanités artistiques du Conservatoire de Charleroi. Enfin, en 2021, il se lance dans une nouvelle aventure en créant Le Collectif Mardi 10h.

    "J'ai toute la vie devant vous » est à voir à la Ruche Théâtre, le 13 août à 20h, 1, avenue Meurée à Marcinelle, dans le cadre du festival Eté Divert'. 15 euros sur place. 12 euros en prévente. Infos et réservations par SMS au 0485/683613.

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  • MARCINELLE: Bois du Cazier: Des syndicalistes de la FGTB ont tourné le dos à deux représentants de Fratelli d'Italia

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    Au premier rang, on reconnaît Thomas Dermine, Jean-Claude Van Cauwenberghe, Adrien Dolimont, Maxime Prévot,... 

    Plus de 2000 personnes étaient réunies sur le site du Cazier, samedi dernier, à l'occasion des 70 ans de la catastrophe du Cazier. 

    Texte et photos: J.C.Hérin

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    Mais lors des prises de parole, des syndicalistes de la FGTB ont manifesté leur opposition au président du Sénat italien, Ignazio La Russa, membre du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, et à Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement Européen, suscitant une réaction immédiate de Giorgia Meloni.

    « Un geste grave et honteux » aux yeux de la cheffe de l’État italien.

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    A gauche, Vincent Pestieau, secrétaire général de la FGTB de Charleroi Sud Hainaut. 

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    Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement européen, portée par les voix du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia.

    Dernier mineur vivant du Bois du Cazier en 1956, Urbano Ciacci, 91 ans, était présent pour honorer ses camarades qui n'ont pas eu la même chance que lui. Malheureusement, son épouse Elsa est décédée ce 27 juillet. Le lendemain, le oouple aurait fêté leurs noces de platine. C'est grâce à elle que Urbano a échappé à la tragédie, retournée en Italie pour se marier. 

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    Urbano Ciacci, 91 ans. 

    La catastrophe du Cazier a laissé quelques enfants orphelin(e)s. C'est le cas de Maria Biedonski. Depuis le 50ème anniversaire de la tragédie, cette habitante de Monceau-sur-Sambre se rend chaque année aux commémorations. D'origine polonaise, elle a perdu dans la mine son papa Henryk, né en 1923, ainsi que son parrain Grégory Wasik. Arrivé en Belgique en 1947, ce dernier avait débuté sa carrière au Bois du Cazier. Son corps sera retrouvé le 15 août 1957 à 835 mètres de profondeur.

    "Mon coeur saigne toujours quand j'entends la cloche et les noms des mineurs qui sont décédés" signale-t-elle.

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    Maria Biedonski 

    La jeunesse a animé la partie culturelle 

    Lors de la lecture de textes en musique, les artistes suivants ont rendu hommage à toutes les victimes et à leurs familles. Maria-Valentina Billeci (cantatrice), Vincent Peres (pianiste), Alicia Peres (harpiste), Jacky Druaux (conteur/comédien), Mirko Bruno (accordéoniste), Tony Coscia (auteur-compositeur-interprète), ainsi que Alia Benhsioua et Camille Thibaut (slameuses et autrices du texte). 

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    Jacky Druaux bien entouré ! 

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    Maria-Valentina, cantatrice. 

     Un repas des familles XXL

    Jeudi dernier, 180 personnes avaient pris place sous une grande tonnelle pour un « repas des familles » exceptionnel, sur le site du Cazier. Au menu : porchetta, boulettes sauce tomates/frites et glace. « Nous avons voulu réunir un maximum de monde, belge, italien, et autre,  touché de près ou de loin par la catastrophe : veuves et enfants de mineurs, orphelin(e)s, descendants de rescapés, membres d'associations,... Certains invités ont pu se rencontrer ainsi pour la première fois » signalait Vincenzo Mentino, administrateur du Cazier.

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    A gauche, Michele Cicora recherche toujours son père, disparu le 8 août 1956. 

    Parmi les personnalités présentes se trouvaient Tania Scacchetti, secrétaire générale du Syndicat des pensionnés italiens, venue tout droit de Rome, ou encore Filippo Ciavaglia: « Mon père a travaillé 10 jours à Marcinelle, heureusement 6 ans avant la tragédie » déclarait cet habitant de Pérouse (Ombrie).

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    Tania Scacchetti 

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    Filippo Ciavaglia 

    Très ému encore par le dévoilement de la plaque en l'honneur de son père Francesco, dont la dépouille n'a jamais été idenfiée, Michele Cicora, originaire de San Giuliano di Puglia, insistait : « Les commémorations sont avant tout un devoir de mémoire pour tous les mineurs disparus. L'événément ne doit refléter aucune couleur politique ».

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  • MARCINELLE: Spectacle: "Le Renard du Cazier"

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    Angelo Galvan dit "Le Renard du Cazier"

    « Le Renard du Cazier », récit théâtral écrit et joué par Maïté Fosset, arrière-petite fille de Angelo Galvan, était présenté pour la première fois au Bois du Cazier, dans le cadre du 70ème anniversaire de la catastrophe.

    JEAN-CLAUDE HERIN

    Chef-porion au Bois du Cazier, Angelo Galvan (1920-1988) est entré dans l’Histoire comme « le Renard du Cazier ». Cet homme courageux, dont une salle porte le nom à l'entrée du site, symbolise le dévouement de plusieurs sauveteurs qui, pendant deux longues semaines, ont oeuvré dans les entrailles du Charbonnage du Bois du Cazier, dans l’espoir de retrouver des survivants parmi leurs compagnons de travail restés prisonniers de la mine en feu.

    Son histoire a inspiré Maïté Fosset pour une pièce de théâtre. « Je n'avais que 4 ans quand mon arrière-grand père est décédé. Ce que je sais de lui a été transmis par ma grand-mère Angelina, et par mon père. Tous deux m'ont parlé de quelqu'un de droit, d'exigeant, attaché à la sécurité de ses camarades. Un mari et un père aussi qui, malgré la dureté de la mine, portait un sens profond de la justice et de la solidarité. A travers lui, c'est toute une génération de travailleurs de fond, belges et immigrés, que je souhaite faire revivre sur scène » souligne la jeune autrice.

    faire entendre des voix multiples. 

    « Le Renard du Cazier » n'est pas une reconstitution historique au sens strict, mais un théâtre documentaire poétique » poursuit-elle. « Les faits réels y croisent des scènes de vie quodidienne, des témoignages, des fragments imaginés. Je veux faire entendre les voix multiples : celles des hommes descendus au fond, celles des femmes qui attendaient, celles des enfants qui grandissaient dans l'ombre du charbon... ».

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    Dans le public avaient pris place Rosine Galvan, marcinelloise et fille de Angelo, ainsi que sa petite-fille Danaé.

    « Pour se (nous) protéger, sans doute, mon père parlait très peu de la mine. Et pourtant, elle représentait tout pour lui. Même plusieurs années après la catastrophe, Angelo se rendait sur les lieux » déclarait Rosine.

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    Maïté Fosset et Rosine Galvan. photo: J.C.Hérin 

    Le comédien carolo Félicien Argentino faisait partie de la distribution, incarnant un mineur. « Même si mon grand-père a travaillé dans la sidérurgie et non dans la mine, je rends hommage à tous ces immigrés italiens dont je suis issu, et qui ont beucoup "donné" pour la Belgique » faisait-il remarquer.

    photos: J.C.Hérin 

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    Le public. photos: J.C.Hérin